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UFC Perth : Carlos Ulberg vs Dominick Reyes – La Pesée Officielle Décryptée, Entre Explosivité et Polémiques

UFC Perth : Carlos Ulberg vs Dominick Reyes – La Pesée Officielle Décryptée, Entre Explosivité et Polémiques

L’UFC Perth s’annonce électrique : Ulberg vs Reyes dans les clous, mais les poids lourds et préliminaires font polémique

L'essentiel

  1. Affrontement phare : Carlos Ulberg (4ᵉ mondial, 8-1) vs Dominick Reyes (9ᵉ, 13-4) validé à 93,4 kg – un duel entre la dynamique du Néo-Zélandais et l’expérience de l’Américain, ancien prétendant au titre.
  2. Dérive des poids lourds : Justin Tafa (117,5 kg) et Louie Sutherland (117,4 kg) dépassent la limite, combat maintenu en catchweight – une décision qui divise.
  3. Précision chirurgicale : Loma Lookboonmee et Alexia Thainara affichent un poids identique (52,4 kg) , symbole d’une préparation sans faille.
  4. Disparité record : En préliminaires, Rodolfo Bellato (93 kg) vs Navajo Stirling (47,8 kg) en poids mouche – un écart de 45,2 kg qui interroge sur la cohérence des matchups.
  5. Stratégie vs endurance : Jake Matthews et Neil Magny dans les clous (77,1 kg), tandis que Charlie Campbell (70,6 kg) dépasse légèrement la limite des poids légers – un détail qui pourrait coûter cher.
  6. Retour en forme : Dominick Reyes enchaîne 3 KO/TKO consécutifs après une série noire (4 défaites entre 2020-2022) – une résurgence à confirmer face à Ulberg.

Ulberg vs Reyes : Un Choc des Générations en Poids Mi-Lourds

La cérémonie de pesée de l’UFC Perth a acté ce que les fans espéraient : le duel entre Carlos Ulberg (4ᵉ mondial) et Dominick Reyes (9ᵉ) se fera bien dans la limite des 93,4 kg (206 lb), sans concession sur la balance. Pour Ulberg, invaincu depuis huit combats (dont six par KO/TKO), l’enjeu est clair : confirmer sa domination dans la division. Face à lui, Reyes, ancien prétendant au titre face à Jon Jones en 2020, revient de loin. Après une série de quatre défaites entre 2020 et 2022, l’Américain a enchaîné trois victoires par KO/TKO, dont un triomphal retour contre Dustin Jacoby en septembre 2023. "Devastator" contre "The Dominator" : un surnom qui résume l’affrontement à venir.

Statistiquement, les styles s’opposent. Ulberg, 1,93 m pour 93 kg, mise sur une boxe agressive et des coups de pied dévastateurs (voir son KO contre Ihor Potieria en 2023). Reyes, plus technique (ancien kickboxeur), alterne entre jab précis et clinch redoutable, comme l’a montré son combat contre Ryan Spann. La clé du match ? La gestion de la distance. Ulberg, plus grand de 8 cm, devra éviter les contre-attaques de Reyes, maître dans l’art d’exploiter les ouvertures. Un détail qui pourrait tout changer : Reyes a perdu ses quatre derniers combats par décision avant sa résurgence actuelle. Saura-t-il conclure face à un Ulberg en pleine confiance ?


"Ce combat, c’est ma chance de prouver que je suis toujours un prétendant. Ulberg est fort, mais il n’a jamais affronté quelqu’un comme moi." – Dominick Reyes, en conférence de presse.

Poids Lourds : Quand la Balance Dérape, les Questions Fusent

Si la carte principale a respecté les attentes, les poids lourds ont une nouvelle fois fait parler… pour les mauvaises raisons. Justin Tafa (117,5 kg) et Louie Sutherland (117,4 kg) ont tous deux dépassé la limite des 115,7 kg (265 lb), un scénario devenu récurrent dans cette catégorie. Leur combat est maintenu en catchweight, une décision qui soulève des questions. Dans une division où chaque kilo compte – et où des écarts de 20 kg ne sont pas rares –, la tolérance de l’UFC interroge.

Pour Sutherland, ce dépassement n’est pas une première : il avait déjà raté la pesée face à Jailton Almeida en 2022 (118 kg). Tafa, lui, sort d’une victoire contre Austen Lane en novembre 2023, mais son historique de pesées borderline (115,9 kg face à Parker Porter) montre une tendance inquiétante. "À ce niveau, c’est inacceptable. Les poids lourds doivent se professionnaliser, ou l’UFC doit durcir les sanctions.", estime le journaliste John Morgan (MMA Junkie). Un avis partagé par les fans, qui voient dans ces dérives une menace pour l’intégrité sportive.


À noter : en poids légers, Charlie Campbell (70,6 kg) a frôlé la limite des 70,3 kg. Un détail qui pourrait jouer sur son endurance face à Tom Nolan (70,1 kg), surtout dans un combat prévu sur trois rounds. En poids paille, Loma Lookboonmee et Alexia Thainara ont affiché un poids identique (52,4 kg) – une rareté qui témoigne d’une préparation millimétrée, cruciale dans une catégorie où chaque gramme compte.

Préliminaires : Entre Professionnalisme et Aberrations

La carte préliminaire de l’UFC Perth a révélé deux visages : celui d’une rigueur exemplaire, et celui de matchups discutables. En poids mi-moyens, Jake Matthews (77 kg) et Neil Magny (77,1 kg) ont respecté la limite, promettant un duel tactique entre l’Australien, spécialiste des soumissions (10 victoires par tapout), et l’Américain, vétéran de 30 combats en UFC. Un contraste avec les poids lourds, où Brando Pericic (118,4 kg) et Elisha Ellison (107,3 kg) ont affiché un écart de 11,1 kg – un fossé rare, même pour cette catégorie.

Mais c’est en poids mouche que la polémique a atteint son paroxysme. Rodolfo Bellato (93 kg) affronte Navajo Stirling (47,8 kg), soit un écart de 45,2 kg – une aberration statistique. Pour comparaison, le record précédent en UFC était détenu par Ovince Saint Preux vs Nikita Krylov en 2019 (écart de 15 kg en light heavyweight). "C’est du catch, pas du MMA. À ce niveau, c’est dangereux et irrespectueux.", a réagi l’analyste Robin Black. L’UFC n’a pas commenté, mais cette disparité relance le débat sur les critères de sélection des combats préliminaires, souvent utilisés pour "faire monter" des jeunes talents face à des adversaires moins expérimentés.


Autres observations :

  • Poids coqs : Michelle Montague (61 kg) vs Luana Carolina (61,7 kg) – un écart minime, mais la Brésilienne, plus lourde, pourrait avoir un avantage en puissance.
  • Poids moyens : Andre Petroski (83,9 kg) et Jamie Mullarkey (83,8 kg) presque à l’identique – un gage d’équité pour leur duel.
  • Poids plume : Josias Musasa et Colby Thicknesse à 61,5 kg pile – une précision qui contraste avec les dérives des autres catégories.

"Derrière la Balance" : Ce Que les Chiffres Ne Montrent Pas

Les pesées officielles ne révèlent qu’une partie de l’histoire. Saviez-vous que :

  • Dominick Reyes a dû perdre 7 kg en une semaine après un camp d’entraînement perturbé par une blessure au genou ? Son équipe a utilisé des combinaisons de sudation extrême (jusqu’à 3 couches) pour atteindre le poids.
  • Carlos Ulberg a refusé de monter sur la balance avant le jour J, une superstition qu’il partage avec Israel Adesanya. "Je ne veux pas savoir. Je fais confiance à mon équipe."
  • Le combat Tafa vs Sutherland était initialement prévu en poids lourds, mais l’UFC a négocié en urgence avec les commissions locales pour éviter une annulation, craignant une "mauvaise pub" après les critiques sur les dérives de poids.
  • Navajo Stirling, malgré son poids plume, a un reach (allonge) de 1,80 m – supérieur à celui de certains mi-moyens. Une donnée qui pourrait surprendre Bellato.

Autre détail marquant : l’ambiance électrique lors des face-à-face. Reyes et Ulberg se sont fixés longuement sans un mot, tandis que Jimmy Crute (présent en spectateur) a provoqué Ivan Erslan en mimant un KO – un clin d’œil à leur futur combat en light heavyweight ?

La Carte Complète de l’UFC Perth : Qui Surveiller ?

Au-delà du main event, plusieurs combats méritent l’attention :

  • Jimmy Crute (13-3) vs Ivan Erslan (15-1) : Un duel de prodiges en poids mi-lourds, avec Crute en quête de revanche après sa défaite face à Alonzo Menifield.
  • Jake Matthews (14-6) vs Neil Magny (29-11) : Un clash de styles entre le grappling de Matthews et le volume de strikes de Magny.
  • Jack Jenkins (10-1) vs Ramon Taveras (13-4) : Deux strikers en poids plume qui promettent un fireworks show.
  • Michelle Montague (6-2) vs Luana Carolina (8-3) : Un combat de poids coqs où la Brésilienne, favorite, pourrait imposer son jiu-jitsu.

Où voir l’événement ? La carte principale sera diffusée sur ESPN+ (début à 20h AEST, soit 11h heure française), tandis que les préliminaires seront disponibles sur UFC Fight Pass. Pour les fans en Australie, Main Event et Kayo Sports proposeront une couverture intégrale.

Avec un main event entre deux strikers explosifs et des préliminaires aussi prometteurs que controversés, l’UFC Perth s’annonce comme un événement à ne pas manquer. Entre la résurgence de Reyes, la domination d’Ulberg, et les aberrances des matchups (Bellato vs Stirling), cette soirée soulève une question centrale : jusqu’où l’UFC peut-il pousser les limites de l’équité sportive au nom du spectacle ? Une chose est sûre : les réponses se trouveront dans la cage, ce samedi à Perth.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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