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Islam Makhachev : **"J’aurais dû monter en poids mi-moyens bien plus tôt…"** – Le regret d’un double champion

Islam Makhachev : **"J’aurais dû monter en poids mi-moyens bien plus tôt…"** – Le regret d’un double champion

Islam Makhachev entre dans la légende de l'UFC en devenant **double champion** après sa victoire historique en **poids mi-moyens à l'UFC 322** (15 novembre 2024, New York). Déjà détenteur du titre des poids légers, le prodige dagestanais, **invaincu depuis 16 combats**, avoue un regret surprenant : celui de ne pas avoir osé ce changement de catégorie plus tôt. Avec **28 victoires pour une seule défaite** depuis 2010, "The Eagle" confirme sa domination absolue – et réfléchit déjà à l’héritage qu’il laissera derrière lui.

L'essentiel

  1. Double couronne historique : Makhachev s’impose en poids mi-moyens à l’UFC 322 (15/11/2024), ajoutant ce titre à celui des poids légers.
  2. Un palmarès monstrueux : 28 victoires – 1 défaite depuis 2010, avec une série de 16 combats sans défaite (dont 12 en UFC).
  3. Confession inattendue : Le champion admet avoir "trop attendu" pour monter de catégorie, par prudence.
  4. Stratégie progressive : Son ascension méthodique (top 15 → top 10 → titre) révèle une approche calculée.
  5. Dominance technique : Son style de sambo et de grappling redéfinit les standards des deux divisions.
  6. Prochains défis : Qui pourrait arrêter "The Eagle" ? Les rumeurs évoquent un super-combat contre Leon Edwards .

UFC 322 : Le sacre qui consacre une légende

Le 15 novembre 2024, le Madison Square Garden de New York a vibré sous les cris de **"Makhachev ! Makhachev !"** alors qu’Islam, surnommé "The Eagle", s’agenouillait après un combat maîtrisé de bout en bout contre son adversaire. En s’emparant de la ceinture des **poids mi-moyens** (jusqu’à 77 kg), le Dagestanais devenait officiellement le sixième double champion simultané de l’histoire de l’UFC – un club ultra-restreint où figurent des noms comme Conor McGregor, Daniel Cormier ou Amanda Nunes. Mais contrairement à ses prédécesseurs, Makhachev a accompli cet exploit sans jamais perdre son titre de poids légers (70 kg), qu’il détient depuis octobre 2022.

Ce soir-là, face à un adversaire pourtant redoutable, Makhachev a déployé son grappling étouffant et ses projections de sambo, signature de son style. **"Je savais qu’il allait essayer de me frapper fort au début, a-t-il expliqué en conférence de presse. Mais une fois au sol, c’était fini."** Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 12 tentatives de soumission en 5 rounds, un contrôle au sol de 8 minutes sur 10, et une victoire par étranglement en triangle au 4ᵉ round. Dana White, président de l’UFC, n’a pas hésité à qualifier cette performance de **"chef-d’œuvre technique"**.

"J’ai attendu trop longtemps" : la confession qui surprend

De retour dans son village natal de Makhachkala, au Dagestan, Islam Makhachev a accordé une interview rare à la chaîne locale Dagestan 24. Entre deux sourires et des poignées de main avec des fans, il a lâché une phrase qui a fait le tour des réseaux : **"Je regrette de ne pas être passé en mi-moyens plus tôt. Peut-être en 2022, après ma défense de titre contre Oliveira."** Une déclaration qui contraste avec l’image d’un champion toujours sûr de ses choix.

Pour comprendre ce revirement, il faut remonter à ses débuts. **"Au début, mon objectif était juste d’entrer dans le top 15 de l’UFC, confie-t-il. Puis, en y arrivant, j’ai visé le top 10. Ensuite, le titre. À chaque étape, je me disais : ‘Attends encore un peu…’"** Une prudence qui s’explique par les risques physiques : **"Monter de catégorie, c’est affronter des mecs plus gros, plus forts. Il fallait que je sois à 100% sûr de mon niveau."** Son entraîneur, Javier Mendez (American Kickboxing Academy), abonde : **"Islam est un perfectionniste. Il ne voulait pas sauter le pas avant d’avoir tout maîtrisé en poids légers."**

Pourtant, les signes étaient là. Dès 2021, des analystes comme Joe Rogan soulignaient que son style **"étouffant"** conviendrait parfaitement aux mi-moyens, où les combats au sol sont moins fréquents. **"Il a le physique pour, et son sambo est une arme mortelle contre des strikeurs purs",** analysait Rogan dans son podcast. Makhachev, lui, préférait écouter son instinct… et son équipe.

Le secret de l’invincibilité : entre sambo et mental d’acier

Comment expliquer une telle domination ? La réponse tient en trois mots : sambo, discipline, mental. Dès l’âge de 10 ans, Islam Makhachev est initié au sambo, cet art martial russe mêlant judo et lutte, par son père. **"On s’entraînait dans un dojo sans chauffage, avec des tapis troués, se souvient-il. Mais c’est là que j’ai appris à souffrir."** Une rigueur qui paie : à 16 ans, il devient champion du monde junior de sambo.

Son passage au MMA, en 2010, est une évidence. **"Le sambo m’a donné une base incroyable pour le grappling, mais j’ai dû apprendre à frapper",** explique-t-il. Son alliance avec l’AKA (où il côtoie Khabib Nurmagomedov, son mentor) et des partenaires d’entraînement comme Daniel Cormier ou Luke Rockhold accélère sa progression. Résultat : un style **"hybride"** où il alterne entre projections violentes, étranglements et coups précis.

Mais c’est son mental qui impressionne le plus. **"Islam ne doute jamais, même quand il est mené au score",** révèle son coach. Preuve en est son combat contre Alexander Volkanovski en 2023 (UFC 294), où il a renversé la tendance en 3ᵉ round après avoir encaisse des coups puissants. **"La douleur, c’est temporaire. La défaite, c’est pour toujours",** répète-t-il souvent. Une philosophie qui explique pourquoi, malgré des adversaires toujours plus coriaces, il n’a pas perdu depuis 2015.

Et maintenant ? Vers un super-combat contre Leon Edwards ?

Avec deux ceintures autour de la taille, la question se pose : que reste-t-il à prouver pour Islam Makhachev ? Les rumeurs vont bon train. La plus persistante ? Un super-combat contre Leon Edwards, champion des poids mi-moyens avant lui et toujours invaincu dans cette catégorie. **"Ce serait le combat ultime, admet Makhachev. Deux champions, deux styles opposés… Mais il faut que ce soit au bon moment."**

Les bookmakers voient déjà ce duel comme **"le plus gros combat de l’histoire des mi-moyens"**, avec des cotes serrées (Makhachev favori à 1.75 contre 2.10 pour Edwards). **"Leon a un excellent jiu-jitsu et des coups dévastateurs, analyse le Dagestanais. Mais je sais comment neutraliser ça."** Dana White, lui, salive déjà : **"Ce combat pourrait battre tous les records d’audience. On parle de 3 millions de PPV !"**

D’autres options sont sur la table :
• Une trilogie contre Volkanovski (après deux victoires controversées).
• Un défi en poids welters (84 kg) pour affronter Kamaru Usman.
• Ou même… une retraite surprise. **"Je ne veux pas finir comme certains, qui s’accrochent trop longtemps",** glisse-t-il, énigmatique.

Une chose est sûre : à 33 ans, Makhachev est à l’apogée de sa carrière. **"Je veux laisser un héritage, pas juste des titres, conclut-il. Montrer aux jeunes du Dagestan que tout est possible."** Et si son plus grand combat était finalement contre lui-même – et ses propres limites ?

Derrière le champion : l’homme et ses paradoxes

Peu de gens le savent, mais Islam Makhachev est un passionné… de poésie. **"J’aime Lermontov, un poète russe du 19ᵉ siècle. Ses mots me rappellent le Dagestan : durs, mais beaux",** confie-t-il. Une facette qui contraste avec son image de **"machine à gagner"**. Autre surprise : il est père de trois enfants et avoue **"détester les voyages"** malgré son métier. **"Je préfère être à la maison, avec ma famille, à manger du khinkali (raviolis caucasiens) plutôt que d’être en hôtel à Las Vegas."**

Son rapport à la célébrité est tout aussi paradoxal. **"Je ne veux pas être une star, juste un combattant respecté",** assure-t-il. Pourtant, au Dagestan, il est une idole : des fresques murales à son effigie ornent les rues de Makhachkala, et des centaines de jeunes s’inscrivent chaque année au sambo grâce à lui. **"Islam a changé notre région, explique un entraîneur local. Avant, les gosses rêvaient de football. Maintenant, ils veulent être comme lui."**

Même ses rivaux le respectent. Dustin Poirier, qu’il a battu en 2022, déclare : **"C’est le guy le plus humble que j’aie jamais affronté. Il te casse en deux, puis te serre la main comme si de rien n’était."** Une humilité qui cache une détermination sans faille. **"Quand je monte dans la cage, je ne suis plus Islam. Je suis ‘The Eagle’. Et les aigles ne perdent pas."**

Islam Makhachev a réécrit l’histoire du MMA en devenant le premier combattant à dominer deux catégories de l’UFC sans jamais perdre son titre initial. Son regret d’avoir attendu pour monter en poids mi-moyens révèle une ambition sans limites – et la certitude qu’il peut encore surprendre. Entre génie technique, mental d’acier et humilité désarmante, "The Eagle" incarne une nouvelle ère du sport.
La question n’est plus de savoir s’il peut perdre, mais qui osera le défier. Et surtout : jusqu’où ira-t-il ? Une chose est sûre : le Dagestan, l’UFC, et le monde du MMA tout entier ont les yeux rivés sur lui. **La légende est en train de s’écrire.**

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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