Aller au fil

UFC6 min

Islam Makhachev dévoile ses plans : "L’UFC va bientôt trancher, et je serai prêt"

Islam Makhachev dévoile ses plans : "L’UFC va bientôt trancher, et je serai prêt"

Islam Makhachev, champion incontesté des poids mi-moyens, analyse la division avec lucidité. Après sa victoire à l’ UFC 322 , il évoque les prétendants comme Ian Machado Garry ou Shavkat Rakhmonov , tout en attendant la décision de l’UFC. Avec 28 victoires et une seule défaite, son palmarès impressionnant et son approche tactique, forgée aux côtés de Khabib Nurmagomedov , en font un adversaire redoutable. Qui sera le prochain à défier le roi des 77 kg ?

L'essentiel

  1. Islam Makhachev confirme que l’ UFC annoncera son prochain adversaire "dans les deux semaines" après l’ UFC 322 au Qatar.
  2. Le champion cite Ian Machado Garry (24 ans, 13-0) comme un prétendant crédible, mais souligne que Shavkat Rakhmonov (30 ans, 18-0) reste un favori s’il revient en pleine forme.
  3. Avec un record de 28-1 et une série de 16 victoires consécutives, Makhachev domine deux divisions (légers et mi-moyens) et attend sereinement le verdict de Dana White.
  4. Son entraînement avec Khabib Nurmagomedov et son analyse stratégique des adversaires font de lui un champion "à part" dans l’histoire de l’UFC.
  5. Une division des 77 kg en ébullition : entre vétérans aguerris et jeunes loups affamés, qui mériterait une chance face au Dagestanais ?

"Je ne choisis pas mes adversaires, mais je les domine tous" : Makhachev en mode roi

Islam Makhachev n’a pas besoin de crier pour s’imposer. Après sa victoire unanime face à Jack Della Maddalena à l’UFC 322, le champion des poids mi-moyens a offert une masterclass de calme et de précision, comme à son habitude. Mais c’est en conférence de presse que le Dagestanais a vraiment marqué les esprits. Assis, sourire en coin, il a balayé les questions sur son avenir d’un simple : "L’UFC va bientôt trancher. Deux semaines, peut-être moins. Et peu importe qui ce sera, je serai prêt."

Une déclaration qui en dit long sur sa confiance. Avec 16 victoires consécutives, dont des succès contre des légendes comme Charles Oliveira ou Alexander Volkanovski, Makhachev n’a plus rien à prouver. Pourtant, c’est bien lui qui analyse la division avec la précision d’un échiquier. "Ian Machado Garry ? Il a du potentiel, il est jeune, invaincu. Mais Rakhmonov, s’il revient à 100%, c’est un autre niveau. L’UFC sait ce qu’elle fait." Une façon subtile de rappeler que les décisions ne lui appartiennent pas… mais que les résultats, si.


La division des 77 kg : un casse-tête pour Dana White

Si Makhachev semble serein, la division des poids mi-moyens, elle, est en pleine ébullition. Entre les vétérans comme Leon Edwards (champion des welters, mais qui a déjà exprimé son envie de monter) ou Colby Covington (toujours en quête d’un combat de titre), et les jeunes loups comme Ian Machado Garry (24 ans, 13-0) ou Shavkat Rakhmonov (30 ans, 18-0), les options ne manquent pas. Sans oublier Khamzat Chimaev, dont le retour est attendu comme le messie.

Mais Makhachev, lui, ne se laisse pas distraire par les spéculations. "Je ne perds pas mon temps à regarder qui monte ou qui descend. Mon travail, c’est d’être prêt. Si c’est Garry, ce sera un test pour lui. Si c’est Rakhmonov, ce sera un combat de haut niveau. Peu importe." Une philosophie qui rappelle étrangement celle de son mentor, Khabib Nurmagomedov : ne pas choisir ses adversaires, mais les écraser quels qu’ils soient.

Pourtant, une question persiste : et si l’UFC décidait de lui offrir un super-fight ? Un combat contre Leon Edwards pour unifier les ceintures des 77 kg et 84 kg ? Makhachev esquisse un sourire. "Pourquoi pas ? Mais d’abord, il faut que je défende ma ceinture. Après, on verra." Une réponse qui laisse planer le doute… et l’excitation des fans.


Derrière le champion : l’ombre de Khabib et une préparation sans faille

Ce qui frappe chez Islam Makhachev, c’est sa capacité à allier brutalité et intelligence. Un équilibre qu’il doit en grande partie à Khabib Nurmagomedov, son entraîneur et ancien champion des légers. "Khabib m’a appris une chose : le MMA, c’est comme les échecs. Il faut anticiper les coups de l’adversaire avant même qu’il ne les pense."

Une approche qui se voit dans ses combats. Contre Della Maddalena, Makhachev a étouffé son adversaire dès le premier round, mixant frappes précises et contrôle au sol implacable. "Je savais qu’il allait essayer de me surprendre avec des coups de pied. Alors j’ai travaillé ça à l’entraînement : feinter, contrer, et le clouer au sol." Résultat ? Une victoire unanime (50-45 sur les trois cartes) et un message clair : le roi est toujours là.

Mais derrière cette machine de guerre se cache aussi un homme qui assume ses doutes. "Bien sûr que je stresse avant un combat. Mais c’est cette pression qui me rend meilleur. Si je n’avais pas peur, je ne m’entraînerais pas aussi dur." Une honnêteté rare dans un milieu où les egos surdimensionnés sont monnaie courante.


Le paradoxe Makhachev : un champion trop dominant ?

Voilà le vrai débat autour d’Islam Makhachev : est-il trop bon pour sa propre division ? Certains fans et analystes, comme Daniel Cormier, estiment que son niveau est tel qu’il devrait viser des défis plus ambitieux, comme un combat contre Israel Adesanya (poids moyens) ou même un retour aux légers pour un rematch contre Charles Oliveira.

Mais Makhachev, lui, reste focalisé sur les 77 kg. "Je ne fuis personne, mais je ne cours pas après les combats spectacle non plus. Je suis champion ici, et je compte le rester. Si l’UFC veut me voir affronter quelqu’un d’autre, ils n’ont qu’à me le dire." Une position qui agace certains, mais qui force le respect : dans un monde où les fighters cherchent souvent le combat le plus rentable, lui reste ancré dans l’exigence sportive.

Pourtant, une rumeur persiste : et si son vrai objectif était de devenir le premier double champion simultané des légers et des mi-moyens ? Makhachev éclate de rire. "Vous les journalistes, vous aimez les histoires ! Moi, je prends les combats un par un. Mais bon… tout est possible." Un sous-entendu qui fait déjà saliver les fans.


Prochain combat : qui osera défier le roi ?

Alors, qui sera le prochain à monter sur le ring face à Makhachev ? Les bookmakers penchent pour Shavkat Rakhmonov, invaincu et en pleine ascension, mais son retour dépend de sa récupération après une blessure. Ian Machado Garry, lui, a le profil du "jeune loup" ambitieux, mais son manque d’expérience contre l’élite pourrait jouer en sa défaveur.

Et puis il y a Khamzat Chimaev. Le Suédois d’origine tchétchène, aussi explosif que controversé, a déjà exprimé son envie d’affronter Makhachev. Un combat qui, sur le papier, ferait exploser les audiences. Mais Makhachev tempère : "Khamzat est un bon fighter, mais il doit d’abord prouver qu’il mérite ce combat. Moi, je ne donne pas de titres, je les défends."

Une chose est sûre : peu importe l’adversaire, Makhachev abordera le combat avec la même sérénité. "Je ne cherche pas la gloire. Je cherche à rester champion. Le reste, c’est du bruit." Une philosophie qui, paradoxalement, ne fait qu’accroître son aura. Dans un sport où les egos s’entrechoquent, Islam Makhachev, lui, règne en silence.

Alors, prêt pour le prochain chapitre ? Parce que si l’UFC a bien un plan, une chose est certaine : le roi des 77 kg n’a pas fini de faire parler de lui.

Entre lucidité et domination, Islam Makhachev incarne une nouvelle ère pour les poids mi-moyens. Son palmarès parle pour lui, mais c’est son approche méthodique et son respect du processus qui le distinguent. Alors que l’UFC s’apprête à annoncer son prochain adversaire, une question persiste : dans une division aussi compétitive, qui parviendra à percer l’armure du champion dagestanais ? Une chose est sûre, le spectacle ne fait que commencer, et Makhachev, lui, est déjà prêt.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

Les autres en parlent

Sur le même sujet