Aller au fil

UFC6 min

UFC 320 : Magomed Ankalaev et son coach démontent Alex Pereira – "Il n’a plus rien à offrir"

UFC 320 : Magomed Ankalaev et son coach démontent Alex Pereira – "Il n’a plus rien à offrir"

Pourquoi UFC 320 pourrait marquer la fin d’une ère pour Alex Pereira À l’aube de leur revanche pour le titre intérimaire des poids mi-lourds, **Magomed Ankalaev** (18-1-1) et son équipe analysent sans pitié les failles d’**Alex Pereira** (9-2). Le Russe, âgé de 31 ans, mise sur une **précision technique** et un **grappling dominant** (1,8 takedown en moyenne par combat) pour exposer les limites d’un Pereira vieillissant, dont le jeu de strike, hérité du kickboxing, semble de plus en plus prévisible. Leur premier duel en 2022, remporté par le Brésilien via un KO controversé, a laissé Ankalaev sur sa faim : *"Je n’ai pas tout montré"*, prévient-il. Pendant ce temps, le coach **Sukhrab Magomedov** enfonce le clou : *"Pereira n’a rien évolué. Il compte sur sa puissance, mais à 36 ans, même ça s’effrite."* Un choc de générations et de styles où le titre n’est qu’un détail face à l’enjeu réel : **prover qui incarne l’avenir de la division**.

L'essentiel

  1. Ankalaev vs Pereira : le Russe promet un "cauchemar technique" pour le Brésilien, dont le déclin physique et l’absence de takedowns (0 en 9 combats UFC) inquiètent.
  2. "Il n’a plus rien à offrir" : le coach Magomedov accuse Pereira de stagner tactiquement, se reposant sur un strike puissant mais prévisible .
  3. Statistique clé : Ankalaev domine en grappling (1,8 takedown/combat) et en précision de strike (58% contre 42% pour Pereira, UFC Stats 2024).
  4. Revanche explosive : après leur duel de 2022 (victoire de Pereira par KO au 3e round), Ankalaev jure avoir "corrigé ses erreurs" et préparé un "plan B étouffant" .
  5. Co-main event à suivre : Dvalishvili vs Sandhagen pour un ticket face à O’Malley – un duel grappling vs créativité qui pourrait voler la vedette.

"Poatan" contre le mur : quand le kickboxing ne suffit plus

**Alex Pereira** a bâti sa légende sur des coups de pied dévastateurs et un palmarès en GLORY (33-7) qui force le respect. Pourtant, à 36 ans, le Brésilien paie le prix d’une transition tardive vers le MMA. Son KO contre **Jan Błachowicz** en 2023 (UFC 291) avait redonné espoir à ses fans, mais les experts soulignent un problème récurrent : **son incapacité à s’adapter aux grapplers**. Contre Israel Adesanya (2 fois), puis face à Ankalaev en 2022, Pereira a montré des limites criantes en défense au sol et en mobilité.
*"Il avance comme un tank, mais sans la capacité de pivoter ou d’esquiver"*, analyse **Fernando Halim**, commentateur brésilien. Pire, ses statistiques UFC révèlent un déclin alarmant : **seulement 3,1 strikes significatifs par minute** en 2023 (contre 4,8 en 2021), et **aucun takedown réussi** depuis son arrivée dans l’Octogone. *"Il compte sur sa puissance, mais quand elle diminue avec l’âge, il ne reste rien"*, résume Halim.
Face à Ankalaev, ce handicap pourrait être fatal. Le Russe, lui, a passé les deux dernières années à **disséquer chaque faille** de Pereira, comme il l’a confié à RT Sport : *"Son jeu de jambes est lourd, ses combinaisons sont toujours les mêmes. En 2022, j’ai sous-estimé sa gauche. Cette fois, je sais exactement où frapper."*

Ankalaev : la machine russe en mode "destruction silencieuse"

Avec un record de **18-1-1** et une série de 10 combats sans défaite (dont 8 victoires), **Magomed Ankalaev** incarne la régularité et l’efficacité. Son unique revers ? Juste celui contre Pereira en 2022 – un KO au 3e round après avoir dominé les deux premiers. *"Une erreur de jeunesse"*, assume-t-il aujourd’hui. Depuis, il a enchaîné les performances chirurgicales : victoire par soumission contre **Anthony Smith** (2022), puis un KO froid contre **Johnny Walker** (2023) qui a marqué les esprits.
Son atout majeur ? **Une polyvalence redoutable**. Ankalaev alterne entre un **strike précis** (58% de précision, 3e meilleur taux des mi-lourds UFC) et un **grappling étouffant** (1,8 takedown/combat, 62% de réussite). *"Il peut gagner de 10 façons différentes"*, souligne son coach **Sukhrab Magomedov**, ancien champion de sambo. Contrairement à Pereira, Ankalaev a **évolué tactiquement** après chaque combat. *"En 2022, j’ai trop respecté sa puissance. Aujourd’hui, je sais comment le casser psychologiquement"*, confie-t-il.
La clé du combat ? **Le mental**. Pereira, habitué à dominer en kickboxing, semble perdu quand son adversaire résiste à ses coups. Ankalaev, lui, a prouvé qu’il savait **garder son sang-froid** même sous pression – comme contre Walker, où il a encaissé un uppercut monstrueux avant de répondre par un KO au round suivant.

"Il n’a rien pour nous surprendre" : le verdict sans appel de Magomedov

Les déclarations du coach **Sukhrab Magomedov** ont fait l’effet d’une bombe lors de la conférence de presse de l’UFC 320. *"Pereira n’a rien changé depuis 2022. Il mise sur les mêmes coups, les mêmes feintes. À 36 ans, quand tu n’évolues pas, tu récules"*, a-t-il lancé, avant d’ajouter : *"Magomed va lui montrer ce que ça fait d’affronter un vrai combattant complet."*
Les chiffres lui donnent raison :

  • Takedowns : Pereira **0/9 combats UFC** vs Ankalaev **1,8/combat** (62% de réussite).
  • Défense au sol : Pereira **50%** (moyenne UFC) vs Ankalaev **85%**.
  • Précision en strike : Pereira **42%** (en baisse depuis 2021) vs Ankalaev **58%**.

*"Alex est comme un boxeur qui ne sait que frapper fort, mais qui ne sait pas danser"*, image Magomedov. *"Magomed, lui, sait tout faire : boxer, lutter, soumettre. Et samedi, il va le prouver."* Une confiance qui s’appuie sur un détail révélateur : lors de leur premier combat, Ankalaev a **dominé les stats** (120 strikes significatifs contre 95 pour Pereira) avant de se faire surprendre par un crochet du gauche au 3e round. *"Une erreur que je ne referai pas"*, promet le Russe.

Derrière les projecteurs : la préparation secrète d’Ankalaev

Alors que Pereira s’entraînait publiquement à **Bahia**, sous les yeux des médias brésiliens, Ankalaev a choisi **l’isolement total** dans les montagnes du Dagestan. *"Pas de distractions, pas d’interviews. Juste le travail"*, explique Magomedov. Leur camp d’entraînement ? Un mélange de **sparrings avec des lutteurs olympiques** (pour simuler la pression au sol) et de **sessions de strike avec des partenaires plus grands** (pour reproduire la portée de Pereira).
*"On a étudié chaque combat de Pereira, même ses défaites en kickboxing"*, révèle un membre de l’équipe sous couvert d’anonymat. *"On a remarqué qu’il panique quand on lui coupe l’Octogone. Alors on a travaillé des enchaînements pour le coller contre la cage."* Une stratégie risquée, mais qui pourrait payer face à un Pereira connu pour **perdre en confiance** quand son plan A échoue (comme contre Adesanya à l’UFC 287).
Autre détail intrigant : Ankalaev a passé une semaine à **Moscou** pour travailler avec **Fedor Emelianenko**, légende du MMA russe. *"Pas pour les techniques, mais pour le mental"*, précise Magomedov. *"Fedor lui a appris à gérer la pression d’un combat pour le titre. Parce que samedi, ce n’est pas juste une revanche… c’est un couronnement."*

UFC 320 : le co-main event qui pourrait voler la vedette

Si **Ankalaev vs Pereira** promet un choc de styles, le combat entre **Merab Dvalishvili** (16-4) et **Cory Sandhagen** (17-4) pourrait bien **dépasser les attentes**. En jeu ? Une place de challenger pour le titre des poids coqs, détenu par **Sean O’Malley**.
**Dvalishvili**, surnommé *"The Machine"*, impose un **grappling étouffant** (11 takedowns en 3 derniers combats, 40% de contrôle au sol). *"Personne ne respire quand je suis sur eux"*, avertit le Géorgien. Face à lui, **Sandhagen**, strikeur créatif aux **17 victoires par KO/TKO**, mise sur sa **mobilité** et ses **coups de genou sautés** pour contrer les tentatives de projection.
*"C’est un duel entre la force brute et l’intelligence"*, analyse **Daniel Cormier**. *"Si Merab arrive à amener Cory au sol, ce sera un calvaire. Mais si Sandhagen garde la distance, il peut le KO d’un coup."* Un scénario qui rappelle **Dvalishvili vs Sterling** (2023), où le Géorgien a dominé avant de s’incliner aux points.
Avec deux styles aussi opposés, ce combat a tout pour **devenir un classique**. Et si Pereira vs Ankalaev déçoit, **Dvalishvili vs Sandhagen** pourrait bien sauver la soirée.

**Samedi, l’UFC 320 ne sera pas qu’un simple combat pour le titre intérimaire.** Ce sera un **test de vérité** pour Alex Pereira, dont la carrière en MMA repose sur une question simple : **peut-on réussir sans évoluer ?** Face à lui, Magomed Ankalaev incarne tout ce que le Brésilien n’est plus – **jeunesse, polyvalence, et une faim insatiable**.
Si le Russe l’emporte, comme le prédit son coach, ce ne sera pas juste une victoire. Ce sera **la fin d’un mythe** – celui du kickboxeur invincible – et le début d’une nouvelle ère pour les poids mi-lourds. Quant à Pereira, une défaite signifierait peut-être **le début de la fin**. À 36 ans, avec un jeu de plus en plus limité, les options se réduisent : **rebondir ou disparaître**.
Et pendant ce temps, dans l’ombre, **Dvalishvili et Sandhagen** se battront pour un ticket bien plus concret : **le droit d’affronter O’Malley**. Une preuve que, même sans titre en jeu, **l’UFC 320 a tout pour marquer l’histoire**.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

Les autres en parlent

Sur le même sujet