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Islam Makhachev valide Arman Tsarukyan : "Il mérite sa chance pour le titre des poids légers"

Islam Makhachev valide Arman Tsarukyan : "Il mérite sa chance pour le titre des poids légers"

Pourquoi Islam Makhachev, le roi incontesté des poids légers, pousse-t-il Arman Tsarukyan vers un combat pour la ceinture ? Décryptage d’une déclaration qui pourrait tout changer dans la division la plus compétitive de l’UFC.

L'essentiel

  1. Islam Makhachev brise le silence : après la soumission éclair de Dan Hooker (23 novembre 2024), il estime que Tsarukyan a "prouvé qu’il était prêt" pour un combat de titre.
  2. 5 victoires d’affilée pour Tsarukyan, dont des succès contre Charles Oliveira (décision) et Beneil Dariush (KO technique) – un palmarès qui le propulse en tête du classement UFC .
  3. Un style hybride explosif : Tsarukyan combine un sambo dévastateur (héritage arménien) et un jiu-jitsu offensif , une équation redoutable pour Makhachev lui-même.
  4. Dana White sous pression : les déclarations du champion pourraient forcer l’UFC à accélérer les plans pour un Tsarukyan vs. Makhachev 2 (leur premier duel remontait à 2019).
  5. Controverse : certains analystes, comme Michael Bisping , estiment que Tsarukyan doit d’abord affronter Justin Gaethje ou Michael Chandler pour "prouver sa légitimité face à des frappeurs".

"Il a tout pour être champion" : quand Makhachev valide son rival

Le 25 novembre 2024, deux jours après la soumission expéditive de Dan Hooker (1er round, étranglement arrière) par Arman Tsarukyan, Islam Makhachev a rompu son habituelle réserve. Dans une interview exclusive accordée à Cageside Press, le champion des poids légers de l’UFC n’a pas mâché ses mots : "Tsarukyan a montré qu’il était prêt. Il mérite sa chance pour le titre. Point." Une déclaration rare, venant d’un combattant connu pour son flegme dagestanais et sa méfiance envers les médias.
Ce qui a marqué Makhachev ? La facilité déconcertante avec laquelle Tsarukyan a neutralisé Hooker, un vétéran réputé pour sa résistance et son expérience. "Dan est un guerrier, mais Arman l’a dominé comme s’il s’agissait d’un sparring", a-t-il analysé, soulignant la maturité technique de son potentiel futur adversaire. Une maturité que Tsarukyan a forgée à travers une série de 5 victoires consécutives, dont des succès contre des légendes comme Charles Oliveira (décision unanime en 2023) et Beneil Dariush (KO technique en 2022).

Tsarukyan : l’ascension fulgurante d’un "problème" pour l’UFC

À seulement 28 ans, Arman Tsarukyan incarne la nouvelle génération des poids légers. Originaire d’Arménie, il a migré vers la Russie pour perfectionner son sambo, avant de rejoindre l’American Kickboxing Academy (AKA) en Californie. Un parcours atypique qui lui a permis de développer un style hybride : projections brutales (héritées du sambo), transitions au sol fluides, et une boxe précise qui surprend ses adversaires.
Ses statistiques parlent d’elles-mêmes :

  • 100% de victoires depuis son arrivée à l’UFC en 2019 (9 combats, 9 succès).
  • 70% de fins précoces (5 soumissions, 2 KOs) – un taux rare dans une division aussi compétitive.
  • Pression constante : il impose en moyenne 3,2 takedowns par round (source : UFC Stats).
Michael Bisping, consultant pour ESPN, tempère cependant : "Tsarukyan est impressionnant, mais il n’a jamais affronté un vrai frappeur comme Gaethje ou Chandler. Makhachev a peut-être raison… ou peut-être qu’il sous-estime le danger." Une critique qui résume le débat actuel : Tsarukyan est-il déjà mûr pour le titre, ou l’UFC devrait-elle lui imposer un dernier test ?

Makhachev vs. Tsarukyan 2 : le combat que personne n’attendait (mais que tout le monde veut)

Ironie de l’histoire : Tsarukyan et Makhachev se sont déjà affrontés, en avril 2019, lors d’un combat controversé. À l’époque, Makhachev avait remporté une décision unanime (30-27, 30-27, 29-28), mais Tsarukyan avait dominé les échanges debouts et failli soumettre le Dagestanais au 3e round. "Ce n’était pas mon meilleur jour", avait reconnu Makhachev après le combat. Cinq ans plus tard, la donne a changé : Tsarukyan a progressé de manière exponentielle, tandis que Makhachev est devenu un champion invaincu depuis 2019 (13 victoires d’affilée).
Dana White, le président de l’UFC, se retrouve dans une position délicate. D’un côté, les fans réclament un "rematch" – surtout après les déclarations de Makhachev. De l’autre, des combats comme Tsarukyan vs. Gaethje ou Tsarukyan vs. Chandler promettent des affrontements explosifs (et rentables). "On verra ce que dit le classement après UFC 300", a-t-il esquivé lors d’une conférence de presse, laissant planer le suspense.
L’argument financier pourrait cependant pencher en faveur de Tsarukyan. Selon MMA Junkie, un Makhachev vs. Tsarukyan 2 générerait plus de 1,2 million de PPV (pay-per-view), grâce à l’audience massive des deux combattants en Russie, au Moyen-Orient et en Asie. Un chiffre qui ferait saliver les dirigeants de l’UFC…

Derrière les projecteurs : la rivalité silencieuse qui monte

Ce que peu de gens savent, c’est que Tsarukyan et Makhachev partagent une histoire bien plus ancienne que leur premier combat. Tous deux ont été formés par Abdulmanap Nurmagomedov, le père de Khabib Nurmagomedov et mentor de Makhachev, avant que Tsarukyan ne quitte le Dagestan pour la Californie. "Abdulmanap me disait toujours : ‘Arman a du talent, mais il est trop émotif’", a révélé Makhachev dans un documentaire russe. Une remarque qui a visiblement motivé Tsarukyan, aujourd’hui connu pour son sang-froid en cage.
Autre détail piquant : lors de l’UFC 294 (octobre 2023), Tsarukyan était présent en coulisses quand Makhachev a défendu son titre contre Alexander Volkanovski. "Je l’ai vu observer chaque détail, comme s’il préparait déjà notre prochain combat", a confié un membre de l’équipe de Makhachev à RT Sport. Une scène qui en dit long sur l’ambition dévorante du jeune Arménien.
Enfin, il y a la question du style. Tsarukyan est l’un des rares combattants à combiner la pression au sol de Makhachev avec une boxe plus variée. "C’est le pire cauchemar pour Islam", analyse Daniel Cormier, ancien double champion UFC. "Arman peut le battre debout, et il a les compétences pour le suivre au sol. Ça serait un combat de malade."

Et si l’UFC jouait la carte de la surprise ?

Alors que les spéculations vont bon train, une hypothèse émerge : et si l’UFC annonçait Makhachev vs. Tsarukyan 2 pour l’UFC 301 (prévu en mai 2025) ? Plusieurs indices laissent penser que c’est possible :

  • L’agenda de Makhachev : le champion a exprimé son souhait de combattre deux fois en 2025, une fréquence rare pour un titulaire de ceinture.
  • La blessure de Justin Gaethje (opération au genou en décembre 2024) qui repousse ses projets de titre.
  • La stratégie marketing : un combat entre deux combattants issus de l’ex-URSS attiserait les tensions géopolitiques… et les ventes de PPV.
Mais attention aux pièges. Comme le souligne Chael Sonnen : "L’UFC adore créer des histoires, mais ils ne donneront pas le titre à Tsarukyan s’ils pensent que Makhachev peut le battre facilement. Ils veulent un combat compétitif, pas un coronation." Autrement dit, si les bookmakers donnent Makhachev favoris à 2 contre 1, l’UFC pourrait préférer attendre.
Une chose est sûre : la division des poids légers n’a jamais été aussi imprévisible. Entre les retours de Conor McGregor et Nate Diaz, l’émergence de Shavkat Rakhmonov, et maintenant cette déclaration de Makhachev, 2025 s’annonce comme une année historique. Reste à savoir si Tsarukyan sera le héros… ou la victime de cette révolution.

La balle est désormais dans le camp de l’UFC. Avec un Makhachev au sommet de son art et un Tsarukyan en pleine ascension, les ingrédients sont réunis pour un affrontement explosif, technique et chargé d’histoire. Si Dana White cède à la pression des fans (et des chiffres), nous pourrions assister dès 2025 à l’un des plus grands combats de l’histoire des poids légers – un duel où l’élève pourrait bien dépasser le maître. En attendant, une question persiste : Tsarukyan est-il vraiment prêt à affronter la machine de guerre dagestanaise ? Les prochains mois nous le diront. Une chose est certaine : le roi a parlé. À l’UFC d’écouter.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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