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Islam Makhachev défie Jack Della Maddalena : "Son striking est bon, mais je reste le meilleur"

Islam Makhachev défie Jack Della Maddalena : "Son striking est bon, mais je reste le meilleur"

Un choc de titans à l’ UFC 322 : Makhachev contre Della Maddalena, ou l’art du grappling face à l’explosivité du striking

L'essentiel

  1. Islam Makhachev affronte Jack Della Maddalena dans un duel de styles opposés : grappling vs striking , avec une confiance inébranlable malgré les provocations de l’Australien.
  2. L’entraînement de Della Maddalena avec Craig Jones , expert en grappling, est minimisé par Makhachev : « Ça ne suffit pas pour me battre. »
  3. Pour la première fois, Makhachev combat en poids mi-moyens , ajoutant une dimension stratégique inédite à ce combat.
  4. Makhachev place Della Maddalena parmi ses trois adversaires les plus redoutables , tout en affirmant : « Personne ne croit vraiment qu’il est meilleur que moi. »
  5. Un respect mutuel, mais une certitude absolue : le Russe compte bien prouver sa supériorité technique sur tous les terrains.

« Personne ne croit à ça » : Makhachev répond aux provocations de Della Maddalena

Quand Jack Della Maddalena déclare sans détour qu’il est « un meilleur pratiquant de MMA » qu’Islam Makhachev, la communauté des arts martiaux mixtes s’embrase. Pourtant, le champion russe, habitué aux défis et aux déclarations tonitruantes, accueille ces propos avec un sourire en coin. « Personne ne croit vraiment à ça », lance-t-il lors d’une conférence de presse, avant d’ajouter, avec une pointe d’ironie : « Mais c’est normal, il doit se motiver comme il peut. »
Ce duel verbal, aussi médiatique qu’il est stratégique, annonce un UFC 322 sous haute tension. Makhachev, maître incontesté du grappling et héritier d’une lignée de sambo russe, affronte un Della Maddalena en pleine ascension, fort d’un striking dévastateur et d’une confiance à toute épreuve. Mais derrière les mots, c’est bien sur le terrain que tout se jouera.

Grappling vs striking : le choc des philosophies martiales

Si le MMA est souvent présenté comme l’art de mixer tous les styles, le combat entre Makhachev et Della Maddalena incarne une opposition presque manichéenne. D’un côté, le Russe, virtuose du contrôle au sol, capable d’étouffer ses adversaires avec une précision chirurgicale. Son palmarès parle pour lui : 24 victoires, une seule défaite (controversée), et un règne en poids légers qui a marqué l’histoire de l’UFC. De l’autre, l’Australien, dont les coups de pied tournants et les enchaînements de poings ont terrassé plus d’un adversaire. Avec 16 victoires en 18 combats, dont 10 par KO, Della Maddalena incarne la menace permanente du knockout.
Pourtant, Makhachev ne semble pas impressionné. « Son striking est bon, très bon même, admet-il. Mais le MMA, ce n’est pas que ça. » Une allusion claire à sa capacité à amener le combat là où lui excelle : au sol. Même l’apport de Craig Jones, légende du jiu-jitsu brésilien et spécialiste du grappling, ne semble pas inquiéter le Russe. « Jones a bien aidé Volkanovski [son ancien rival], mais regardez ce qui s’est passé, rappelle-t-il. La technique, c’est une chose. L’expérience et l’adaptation en combat, c’en est une autre. »

« Il est dans mon top 3 » : un adversaire redouté, mais une victoire attendue

Dans un rare moment de vulnérabilité médiatique, Makhachev a reconnu que Della Maddalena faisait partie de ses trois adversaires les plus redoutables à ce jour. « Il a tout pour être champion : la puissance, la technique, et une mentalité de guerrier, explique-t-il. Mais moi, j’ai quelque chose en plus. »
Ce « quelque chose », c’est peut-être cette capacité à désamorcer les points forts de ses adversaires. Contre Alexander Volkanovski, il a neutralisé son striking. Face à Charles Oliveira, il a verrouillé son jiu-jitsu. Alors, comment compte-t-il faire face à Della Maddalena ? « Je ne vais pas vous révéler mon plan, sourit-il. Mais je peux vous dire une chose : je ne vais pas le laisser dicter le rythme. »
Une stratégie qui passe aussi par une préparation physique hors norme. Makhachev, connu pour ses entraînements en haute altitude dans les montagnes du Dagestan, a adapté son camp pour affronter un adversaire plus lourd et plus explosif. « Les poids mi-moyens, c’est nouveau pour moi, mais je me sens bien, assure-t-il. Je ne vais pas me cacher : c’est un défi, mais c’est aussi une opportunité de montrer que je peux dominer dans plusieurs catégories. »

Derrière les projecteurs : la pression d’un combat « piège »

Si Makhachev est favori sur le papier, ce combat n’en reste pas moins un piège. Pourquoi ? Parce que Della Maddalena, en pleine confiance après sa victoire contre Sean Brady, n’a rien à perdre. « C’est le genre de combat où tout peut basculer en un instant, confie un proche de l’équipe russe. Un coup de pied mal placé, une erreur de timing… et c’est la catastrophe. »
Le Russe le sait. Et c’est peut-être pour cela qu’il a insisté pour que ce combat ait lieu maintenant, et pas plus tard. « Je veux des défis, pas des combats faciles, martèle-t-il. Della Maddalena est dangereux, mais c’est exactement ce genre d’adversaire qui me fait progresser. »
Une philosophie qui rappelle étrangement celle de son mentor, Khabib Nurmagomedov, autre légende du grappling. « Khabib m’a toujours dit : ‘Si tu veux être le meilleur, bats les meilleurs. Et bats-les quand ils sont au sommet.’ », raconte Makhachev. Une maxime qu’il compte bien appliquer le 1er juin 2024, date de l’UFC 322.

Poids mi-moyens : un test physique et tactique

Autre enjeu de taille : Makhachev monte en poids mi-moyens (77 kg) pour la première fois de sa carrière. Un choix risqué ? « Pas du tout, répond-il. J’ai toujours eu un gabarit qui me permettait de monter. Et puis, affronter des gars plus gros, plus forts… ça me motive. »
Pourtant, les observateurs notent que Della Maddalena, naturellement plus massif, pourrait profiter de cet avantage. « Islam est un génie tactique, mais la différence de poids, ça se ressent, surtout en striking », analyse un expert de l’UFC. Makhachev, lui, balaye ces craintes d’un revers de main. « La technique prime sur la force, affirme-t-il. Regardez ce que j’ai fait à Volkanovski [en poids plume]. Le poids, c’est juste un nombre. »
Reste à voir si cette confiance se confirmera dans l’Octogone. Une chose est sûre : si Makhachev l’emporte, il deviendra le premier combattant à détenir des victoires en poids légers et en poids mi-moyens simultanément. Un exploit qui renforcerait encore son statut de GOAT (Greatest Of All Time).

Le mot de la fin : « Je vais lui montrer la différence »

À quelques jours du combat, Makhachev reste concentré, mais s’autorise une dernière pique. « Della Maddalena parle beaucoup, mais le MMA, c’est comme un examen : on voit qui a révisé le jour J, lance-t-il. Moi, j’ai toujours mes notes maximales. »
Une métaphore qui résume bien sa philosophie : le travail, la préparation, et une confiance qui frise l’arrogance. Mais une arrogance méritée, fruit de années de domination. Alors, le 1er juin, quand les lumières de l’Octogone s’allumeront, une question restera en suspens : et si, cette fois, le striking explosif de Della Maddalena venait à bout de l’invincible grappling de Makhachev ?
Une chose est sûre : pour la première fois depuis longtemps, le Russe n’est pas ultra-favori. Et c’est peut-être ça, la vraie magie de ce combat.

L’UFC 322 s’annonce comme un tournant, non seulement pour les carrières de Makhachev et Della Maddalena, mais aussi pour l’histoire du MMA. Si le Russe l’emporte, il confirmera son statut de combattant le plus complet de sa génération, capable de dominer dans deux catégories différentes. Si l’Australien crée l’exploit, ce sera la preuve qu’une nouvelle ère s’ouvre, où le striking pur peut triompher du grappling le plus redouté.
Une certitude, cependant : ce combat ne ressemblera à aucun autre. Entre respect mutuel et volonté de destruction, entre technique et explosivité, l’affrontement promet d’être épique. Et dans le monde du MMA, c’est tout ce qui compte.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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