Aller au fil

UFC6 min

UFC 322 : Le moment exact où Della Maddalena a perdu espoir, selon Kamaru Usman

UFC 322 : Le moment exact où Della Maddalena a perdu espoir, selon Kamaru Usman

Un combat à sens unique et une analyse sans concession Au cœur du Madison Square Garden , Islam Makhachev a livré une démonstration de maîtrise technique lors de l’ UFC 322 , écrasant Jack Della Maddalena par un contrôle au sol implacable. Malgré ses ambitions, le challenger australien n’a jamais trouvé la clé pour contrer le champion, subissant près de 19 minutes de domination. Kamaru Usman , sur son podcast Pound 4 Pound , a révélé le moment précis où JDM a compris que le combat lui échappait : le premier double-leg réussi de Makhachev. Une défaite qui soulève des questions sur l’avenir de Della Maddalena dans la division des welterweights .

L'essentiel

  1. Islam Makhachev asphyxie Jack Della Maddalena avec 19 minutes de contrôle au sol lors de l’ UFC 322 , un record dans la catégorie.
  2. Kamaru Usman identifie le premier double-leg de Makhachev comme le tournant psychologique du combat : "Son regard a tout dit."
  3. Comparaison frappante : Makhachev vs. Della Maddalena rappelle la domination d’ Usman contre Joaquin Buckley , où le lutteur neutralise le frappeur.
  4. Stratégie implacable : Makhachev a ciblé les lacunes en défense de takedowns de JDM, exploitées dès le 1er round.
  5. Un combat qui relance le débat : Della Maddalena doit-il revoir son jeu au sol pour prétendre au titre ?

Madison Square Garden : Le théâtre d’une maîtrise absolue

Le 1er mars 2024, le Madison Square Garden a été le témoin d’un cours de maîtrise technique. Islam Makhachev, champion des poids légers en titre, a accepté un défi hors norme en montant chez les welterweights pour affronter Jack Della Maddalena, un frappeur redouté mais encore vert dans les phases de lutte. Dès les premières secondes, le fossé s’est creusé : Makhachev, avec une précision clinique, a enchaîné les takedowns (5 réussis sur 11 tentatives), étouffant toute velléité offensive de son adversaire.

Contrairement à son combat contre Belal Muhammad à l’UFC 315, où Della Maddalena avait réussi à maintenir 80% des échanges debout, le scénario fut radicalement différent. Makhachev a imposé un rythme infernal, combinant pression constante et transitions fluides au sol. Résultat : 18 minutes et 57 secondes de temps de contrôle, un chiffre qui parle de lui-même. Même les rares moments où JDM se relevait étaient immédiatement suivis d’une nouvelle projection, comme une sentence inéluctable.


Le public, habituellement électrique pour les combats de titre, a progressivement senti le combat basculer. Les murmures de déception se sont transformés en silence respectueux devant l’exécution méthodique de Makhachev. Un spectacle à sens unique, où chaque round semblait copier-coller le précédent : pression, takedown, contrôle, répétition.

"Son regard a tout dit" : L’analyse chirurgicale de Kamaru Usman

Sur son podcast Pound 4 Pound, Kamaru Usman, ancien roi des welterweights, a disséqué le combat avec la précision d’un stratège. Pour lui, le moment clé n’est pas une soumission ou un KO, mais un détail presque imperceptible : "Quand Makhachev a réussi son premier double-leg proprement, au milieu du premier round, j’ai vu les yeux de Della Maddalena. Il a compris à cet instant qu’il ne pourrait pas gagner ce combat. Pas comme ça, pas ce soir."

Usman, qui connaît mieux que quiconque les affres d’un combat où tout semble vous échapper, a comparé cette expression à celle de Joaquin Buckley lors de leur affrontement en 2021. "C’est le même regard. Celui d’un gars qui se dit : ‘Putain, je n’ai aucune réponse à ce qu’il me fait.’ Et une fois que cette pensée s’installe, c’est fini. Même si physiquement tu tiens, mentalement, tu es déjà KO."


L’ancien champion a aussi souligné une erreur tactique majeure de Della Maddalena : son incapacité à varier ses angles de frappe pour dissuader les tentatives de takedown. "Contre un lutteur du calibre de Makhachev ou même de moi, tu ne peux pas te contenter de reculer en ligne droite. Il faut jouer avec les distances, feinter, faire douter. JDM est resté trop prévisible, et Makhachev l’a puni pour ça."

Derrière les chiffres : Une stratégie digne des plus grands

Les statistiques du combat sont sans appel :

  • 11 tentatives de takedowns (5 réussis) pour Makhachev, contre 0 pour Della Maddalena.
  • 18:57 de temps de contrôle au sol, soit près de 80% du temps total du combat.
  • 70 frappes significatives pour JDM… contre 3 seulement en position debout au 5ème round.

Mais au-delà des chiffres, c’est la stratégie de Makhachev qui impressionne. Comme le souligne Henry Cejudo, commentateur pour l’UFC, "Islam a fait ce que font les grands champions : il a identifié la faille principale de son adversaire – ici, une défense de takedown médiocre – et il a construit tout son plan autour. Pas de gaspillage d’énergie, pas de risques inutiles. Juste une exécution parfaite."


À titre de comparaison, Colby Covington, autre spécialiste du contrôle au sol, n’avait "que" 12:30 de temps de contrôle lors de sa victoire contre Carlos Prates en 2023. Makhachev a donc surpassé ce benchmark de plus de 6 minutes, prouvant une endurance et une technique hors norme pour un premier combat chez les welterweights.

Et maintenant ? Les leçons à tirer pour Della Maddalena

Cette défaite pose une question cruciale : Jack Della Maddalena peut-il rebondir et prétendre à nouveau au titre sans une refonte majeure de son jeu ? Les avis sont partagés.

D’un côté, des figures comme Michael Morales, son dernier adversaire avant Makhachev, estiment que JDM a le potentiel pour s’adapter. "Jack est un travailleur acharné. Il sait qu’il a des lacunes en lutte, mais il a déjà progressé énormément depuis ses débuts. Contre Makhachev, il a affronté un monstre. Ce n’est pas une honte de perdre contre lui."

De l’autre, des critiques comme Henry Cejudo sont plus sceptiques : "Dans cette division, si tu ne maîtrises pas au moins un des trois aspects – boxe, jiu-jitsu, lutte – tu ne passeras jamais le cap des top 5. Della Maddalena a un striking excellent, mais contre l’élite, ça ne suffit pas. Regardez Belal Muhammad : il a survécu contre moi et Usman parce qu’il avait un jeu au sol solide. JDM doit faire de même, sinon il restera un ‘gatekeeper’."


Une piste d’amélioration ? Travailler avec des partenaires d’entraînement spécialisés en lutte, comme l’a fait Leon Edwards avant son titre. Ou alors, comme le suggère Usman, "trouver un coach qui va lui apprendre à rendre chaque takedown douloureux pour son adversaire, même si tu le subis. Parce que là, Makhachev l’a emmené au sol comme s’il soulevait un sac de plumes."

Makhachev : Un message envoyé à la division des welterweights

Si ce combat était un test pour Islam Makhachev, le message est clair : il peut dominer chez les 170 livres. Malgré une différence de poids (il a pesé 170,5 lbs à la pesée, soit la limite haute de la catégorie), sa vitesse et sa technique n’ont pas souffert de la prise de masse.

Des noms comme Colby Covington ou Shavkat Rakhmonov ont déjà réagi. Covington, jamais en reste, a lancé sur X (ex-Twitter) : "Makhachev est un grand champion, mais chez les welterweights, il trouvera des gars plus costauds et plus malins. Moi, je ne reculerai pas comme JDM." Une déclaration qui sent le futur affrontement…


Quant à Dana White, le président de l’UFC, il a été prudent : "On verra ce qu’Islam veut faire. Retourner chez les légers pour unifier les ceintures ? Rester ici ? Tout est possible. Mais une chose est sûre : après cette performance, tout le monde veut l’affronter."

La défaite de Jack Della Maddalena à l’UFC 322 restera comme un cas d’école : celui d’un frappeur talentueux confronté à l’une des machines à gagner les plus redoutables du MMA moderne. L’analyse de Kamaru Usman révèle une vérité souvent sous-estimée – le mental compte autant que le physique dans l’Octogone. Pour Della Maddalena, le chemin vers le sommet passe désormais par une remise en question profonde, à l’image de celle qu’a connue Israel Adesanya après sa défaite contre Alex Pereira.
Islam Makhachev, lui, a prouvé qu’il n’était pas qu’un champion de poids légers. Son incursion chez les welterweights a semé le doute dans une division déjà ultra-compétitive. Une question persiste : qui osera relever le défi ensuite ?

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

Les autres en parlent

Sur le même sujet