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Ronda Rousey critique l'UFC après la signature de Francis Ngannou par MVP : "La carte de la Maison Blanche, c'est de la merde"

Ronda Rousey critique l'UFC après la signature de Francis Ngannou par MVP : "La carte de la Maison Blanche, c'est de la merde"

Ronda Rousey, ancienne championne UFC, célèbre la signature de Francis Ngannou par Most Valuable Promotions (MVP) tout en critiquant vertement l'organisation qui l'a rendue célèbre. Son retour sur le ring, face à Gina Carano le 16 mai sur Netflix, s'accompagne d'une guerre ouverte contre l'UFC, accusée de privilégier les actionnaires aux dépens des combattants.

L'essentiel

  1. Ronda Rousey signe son retour en MMA avec MVP, une promotion dirigée par Jake Paul, et cible directement l'UFC.
  2. Francis Ngannou rejoint MVP pour affronter Philipe Lins, après son départ controversé de la PFL et de l'UFC.
  3. La carte UFC à la Maison Blanche suscite des réactions mitigées, poussant Rousey à la qualifier de "merde".
  4. Rousey révèle avoir tenté de négocier son retour avec l'UFC, mais les discussions ont échoué après le contrat record avec Paramount.
  5. Le combat Rousey vs. Carano sera diffusé sur Netflix, marquant un tournant dans la diffusion des événements MMA.

Un retour sous les projecteurs, mais loin de l'UFC

Le 16 mai prochain, Ronda Rousey fera son grand retour dans la cage, près de six ans après son dernier combat professionnel. Mais cette fois, ce ne sera pas sous la bannière de l'UFC, la promotion qui l'a propulsée au sommet du MMA féminin. À la place, l'ancienne championne des poids coqs affrontera Gina Carano dans un événement co-organisé par Most Valuable Promotions (MVP), la structure fondée par Jake Paul et son associé Nakissa Bidarian. Un choix qui n'a rien d'anodin : Rousey a multiplié les critiques contre l'UFC ces dernières semaines, allant jusqu'à qualifier la carte prévue à la Maison Blanche de "merde", accompagnée de deux émojis de doigts d'honneur sur Twitter.

Son message, publié après l'annonce de la signature de Francis Ngannou par MVP, était sans équivoque : "Ngannou vs. Lins rejoint Rousey vs. Carano sur Netflix, le 16 mai ! Comment ça, pour un double main event de badass ? C'est ce qui arrive quand on met les combattants et les fans avant les actionnaires. P.S. : La carte UFC de la Maison Blanche, c'est de la merde !" Une sortie qui résume à elle seule les tensions actuelles entre les athlètes et les grandes organisations, accusées de sacrifier l'intérêt sportif au profit des revenus.


L'UFC et le contrat Paramount : le tournant qui a tout changé

Les relations entre Ronda Rousey et l'UFC n'ont pas toujours été aussi tendues. En 2018, la combattante était intronisée au Hall of Fame de l'UFC, un honneur réservé aux légendes du sport. Pourtant, son retour sur le devant de la scène s'est heurté à un mur financier. Dans une interview récente, Rousey a révélé avoir approché l'UFC pour organiser son comeback, avec une offre initiale alléchante : un contrat "blockbuster", assorti de revenus potentiellement faramineux grâce aux achats en pay-per-view (PPV). Mais tout a basculé en 2023, lorsque l'UFC a signé un accord historique de 7,7 milliards de dollars sur sept ans avec Paramount, mettant fin au modèle traditionnel des PPV.

Selon Rousey, cette décision a sonné le glas des négociations. "Ils ne voulaient plus me garantir les mêmes revenus", a-t-elle expliqué. "Sans les PPV, l'équation financière n'était plus la même. J'ai donc choisi de m'associer à MVP, où les combattants sont placés au centre des priorités." Un choix qui illustre une tendance croissante dans le MMA : les athlètes cherchent désormais des alternatives aux géants comme l'UFC, perçus comme trop rigides et centrés sur les profits.

Le contrat avec Paramount, bien que lucratif pour l'UFC, a en effet marqué un tournant dans l'industrie. En abandonnant les PPV au profit d'un modèle de diffusion linéaire, l'organisation a réduit les revenus potentiels des combattants, tout en s'assurant une visibilité accrue. Une stratégie qui, selon les critiques, désavantage les stars du MMA au profit des actionnaires.


Francis Ngannou, l'autre symbole de la rébellion contre l'UFC

Si Ronda Rousey incarne aujourd'hui la fronde des combattants contre l'UFC, elle n'est pas la seule. Francis Ngannou, ancien champion des poids lourds, a lui aussi quitté l'organisation après des mois de bras de fer juridique et médiatique. Son départ, officialisé en janvier 2023, avait marqué un tournant : pour la première fois, un champion en titre quittait l'UFC sans être battu, et sans que l'organisation ne parvienne à le retenir. Ngannou a ensuite signé avec la Professional Fighters League (PFL), avant de rejoindre MVP quelques jours seulement après son licenciement de la PFL.

Son combat contre Philipe Lins, prévu le même soir que Rousey vs. Carano, est présenté comme un autre clou dans le cercueil de l'UFC. "Ngannou est une superstar, et le voir affronter Lins sur Netflix, c'est un camouflet pour l'UFC", analyse un journaliste spécialisé. "Cela montre que les combattants ont désormais des options, et qu'ils n'hésitent plus à les explorer."

Pour Ngannou, ce combat représente aussi une opportunité de prouver qu'il peut briller en dehors du cadre ultra-contrôlé de l'UFC. Son passage à la PFL avait été marqué par des tensions, notamment autour de son refus de signer un contrat exclusif. Avec MVP, il semble avoir trouvé une structure plus flexible, où les athlètes conservent une plus grande liberté. Une approche qui séduit de plus en plus de combattants, lassés des clauses restrictives des grandes organisations.


Netflix et le MMA : une nouvelle ère pour le sport ?

Le choix de Netflix pour diffuser l'événement MVP est loin d'être anodin. La plateforme, connue pour ses séries et films, s'aventure de plus en plus dans le sport, avec des documentaires comme "The Last Dance" ou des émissions comme "Drive to Survive". Mais diffuser un événement MMA en direct représente une première, et pourrait marquer le début d'une nouvelle ère pour le sport.

"Netflix a compris que le MMA a un public jeune et engagé", explique un analyste média. "En diffusant Rousey vs. Carano et Ngannou vs. Lins, ils misent sur des noms qui dépassent le cadre du sport. C'est une stratégie intelligente, qui pourrait attirer des millions de spectateurs."

Pour MVP, cette collaboration est une aubaine. La promotion, fondée par Jake Paul, mise sur un mélange de sport et de spectacle, avec des combattants charismatiques et des événements médiatisés. En s'associant à Netflix, elle espère toucher un public plus large, tout en offrant une alternative crédible à l'UFC. "L'UFC a dominé le MMA pendant des années, mais les choses changent", souligne un expert. "Les combattants veulent plus de liberté, et les fans veulent plus de diversité. MVP et Netflix pourraient bien être les précurseurs d'un nouveau modèle."

Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits. Le 16 mai, tous les yeux seront rivés sur les performances de Rousey et Ngannou, mais aussi sur les audiences de Netflix. Si l'événement rencontre le succès escompté, il pourrait inciter d'autres plateformes à investir dans le MMA, et accélérer la fragmentation du marché.


La Maison Blanche, symbole d'un UFC en quête de légitimité

Pendant que MVP prépare son événement historique, l'UFC a choisi de frapper un grand coup en organisant une carte à la Maison Blanche, une première dans l'histoire du sport. Un choix audacieux, mais qui a suscité des réactions mitigées. Pour Ronda Rousey, cette décision est symptomatique des problèmes de l'organisation : "Ils cherchent à se donner une légitimité en s'associant à des institutions prestigieuses, mais au final, la carte est faible", a-t-elle déclaré.

Effectivement, la programmation de l'événement a déçu. Peu de combats phares, et des noms qui peinent à exciter les fans. "L'UFC a perdu de vue ce qui fait le succès du MMA : des combats explosifs et des rivalités passionnantes", estime un journaliste. "En misant sur des événements comme la Maison Blanche, ils prennent le risque de s'éloigner de leur public."

Pourtant, l'UFC reste la référence en matière de MMA. Avec son contrat avec Paramount, l'organisation dispose de moyens colossaux pour promouvoir ses événements. Mais la concurrence s'intensifie, et les combattants ont désormais le choix. "L'UFC doit se réinventer", prévient un analyste. "S'ils continuent à privilégier les actionnaires aux dépens des athlètes, ils pourraient perdre leur position dominante."

Le 16 mai sera donc un test crucial, à la fois pour MVP et pour l'UFC. D'un côté, une promotion jeune et ambitieuse, qui mise sur l'innovation et la liberté des combattants. De l'autre, un géant établi, qui cherche à conserver son hégémonie. Une chose est sûre : le paysage du MMA est en train de changer, et les fans en sortent gagnants.

Le retour de Ronda Rousey et la signature de Francis Ngannou par MVP marquent un tournant dans l'histoire du MMA. Ces deux événements, prévus le même soir sur Netflix, symbolisent la montée en puissance des alternatives à l'UFC, accusée de privilégier les profits aux dépens des combattants. Alors que l'organisation de Dana White mise sur des coups médiatiques comme la carte à la Maison Blanche, les athlètes cherchent désormais des structures plus flexibles et plus rémunératrices.

Le 16 mai prochain, tous les regards seront tournés vers les performances de Rousey et Ngannou, mais aussi vers les audiences de Netflix. Si l'événement rencontre le succès, il pourrait accélérer la fragmentation du marché du MMA, et inciter d'autres plateformes à investir dans le sport. Une chose est certaine : l'ère de la domination sans partage de l'UFC touche peut-être à sa fin.

En attendant, Ronda Rousey a déjà annoncé qu'elle profiterait de la conférence de presse de mardi pour revenir sur ses critiques contre l'UFC. Une chose est sûre : le débat sur l'avenir du MMA ne fait que commencer.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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