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Ronda Rousey éreinte l'UFC : "Un des pires endroits pour les combattants aujourd'hui"

Ronda Rousey éreinte l'UFC : "Un des pires endroits pour les combattants aujourd'hui"

L'ancienne championne Ronda Rousey brise le silence et lance une charge virulente contre l'UFC, dénonçant une gestion désastreuse des combattants et des salaires indécents. Une critique qui tombe à point nommé, alors que la promotion prépare un événement diffusé sur Netflix.

L'essentiel

  1. Rousey accuse l'UFC de négliger les combattants au profit des profits, avec une valorisation à 7,7 milliards de dollars.
  2. Elle critique ouvertement la gestion de Dana White, désormais "simple employé" sans réel pouvoir décisionnel.
  3. Les salaires des combattants sont pointés du doigt : même les champions comme Valentina Shevchenko se tournent vers OnlyFans.
  4. La carte des combats de l'événement devant la Maison Blanche est qualifiée de "nulle" par l'ancienne star.
  5. Un retour surprise de Rousey sur la scène MMA, face à Gina Carano, relance le débat sur l'éthique de l'UFC.

Le retour inattendu de Ronda Rousey : une bombe médiatique avant même son combat

Le monde du MMA retient son souffle. Ronda Rousey, légende incontestée de la discipline et ancienne championne des poids coqs de l'UFC, a fait son grand retour sur le devant de la scène lors d'une conférence de presse organisée le 10 mars. Mais ce n'est pas son futur affrontement contre Gina Carano, prévu en mai et diffusé sur Netflix, qui a retenu l'attention. Non, c'est sa charge sans précédent contre l'UFC, la promotion qui l'a propulsée au sommet avant de la voir quitter les octogones en 2016.

Rousey, connue pour son franc-parler, n'a pas mâché ses mots. "L'UFC ne se soucie plus de proposer les meilleurs combats possibles", a-t-elle lancé, visiblement exaspérée. "Dana [White] n'est plus le propriétaire. Il ne peut plus gérer l'UFC comme il le faisait auparavant, car il n'est plus qu'un employé de l'entreprise." Une déclaration qui sonne comme un aveu d'impuissance pour celui qui a longtemps été le visage de la promotion.

Ce retour médiatique intervient dans un contexte particulier. L'UFC, racheté en 2016 pour la somme astronomique de 4 milliards de dollars par Endeavor, a vu sa valorisation exploser pour atteindre 7,7 milliards en 2023. Pourtant, selon Rousey, cette manne financière ne profite guère aux combattants, ceux-là mêmes qui font la richesse de la promotion. "C'était autrefois le meilleur endroit pour gagner sa vie en tant que combattant. Aujourd'hui, c'est l'un des pires", a-t-elle asséné, avant d'ajouter : "C'est pour cela que tant de leurs meilleurs athlètes partent chercher fortune ailleurs."

Des salaires indécents : quand les champions se tournent vers OnlyFans

Le constat de Rousey est sans appel : l'UFC ne rémunère plus ses combattants à leur juste valeur. Pour illustrer son propos, elle n'a pas hésité à citer l'exemple de Valentina Shevchenko, actuelle championne des poids mouches. "Leur championne, comme Valentina, vend des photos de ses seins sur OnlyFans", a-t-elle déclaré, choquée. Un aveu qui en dit long sur la précarité financière des athlètes, même ceux au sommet de leur art.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon une étude menée par Bloody Elbow en 2022, le salaire médian d'un combattant de l'UFC s'élève à environ 60 000 dollars par an, avant impôts et frais. Une somme dérisoire pour des athlètes qui s'entraînent à plein temps et risquent leur santé à chaque combat. "Les combattants de bas niveau ne peuvent pas subvenir aux besoins de leur famille. Ils vivent dans la pauvreté tout en se battant à plein temps", a dénoncé Rousey, soulignant l'absurdité d'une situation où une entreprise valant des milliards ne redistribue pas équitablement ses revenus.

Cette problématique des salaires n'est pas nouvelle. En 2018, une plainte collective avait été déposée par des combattants contre l'UFC, accusant la promotion de monopole et de pratiques anticoncurrentielles. Bien que l'affaire ait été classée sans suite, elle a mis en lumière les disparités criantes entre les revenus des combattants et ceux de la promotion. En 2021, l'UFC a généré plus d'un milliard de dollars de revenus, tandis que les athlètes se partageaient moins de 20 % de cette somme, selon les estimations.

Dana White, un "simple employé" impuissant face aux actionnaires

La critique de Rousey ne s'arrête pas aux salaires. Elle s'attaque également à la gestion de Dana White, figure emblématique de l'UFC depuis son rachat en 2001. "Dana sait que la carte des combats de l'événement devant la Maison Blanche est nulle", a-t-elle révélé, faisant référence à l'UFC 302, prévu en juillet 2024. "Ils en parlent depuis un an, et au final, ça n'a pas répondu aux attentes. Il était énervé, il a parlé d'un combat qui a été annulé. Je peux vous assurer qu'il n'est pas content non plus de cette carte."

Cette déclaration met en lumière un changement majeur dans la dynamique de pouvoir au sein de l'UFC. Depuis le rachat par Endeavor, Dana White, autrefois propriétaire et décisionnaire ultime, n'est plus qu'un employé parmi d'autres. "C'est une grosse erreur de la part de l'UFC de ne pas le laisser gérer les choses comme il le faisait auparavant", a estimé Rousey. Une analyse partagée par plusieurs observateurs du MMA, qui soulignent que White, malgré ses défauts, avait une vision à long terme pour la promotion.

Pourtant, White reste le visage public de l'UFC, et ses prises de position continuent de faire polémique. En 2023, il avait suscité l'indignation en minimisant les risques de commotions cérébrales dans le MMA, déclarant : "Les gens meurent en faisant toutes sortes de choses. Ils meurent en jouant au golf." Des propos qui avaient valu à l'UFC une vague de critiques, notamment de la part d'anciens combattants souffrant de séquelles neurologiques.

L'UFC et Netflix : une alliance stratégique ou un aveu de faiblesse ?

Le combat entre Ronda Rousey et Gina Carano, prévu en mai, sera diffusé sur Netflix, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de diversification de l'UFC. Pour la première fois, une carte complète de MMA sera proposée sur la plateforme de streaming, avec un accès gratuit pour les abonnés. Une décision qui pourrait sembler anodine, mais qui révèle en réalité les défis auxquels l'UFC est confronté.

Historiquement, l'UFC a toujours privilégié les partenariats avec les chaînes de télévision payantes, comme ESPN aux États-Unis. Cependant, la montée en puissance des plateformes de streaming et la fragmentation du paysage médiatique ont poussé la promotion à explorer de nouvelles avenues. "Netflix a besoin de contenu sportif pour fidéliser ses abonnés, et l'UFC a besoin de visibilité pour attirer de nouveaux fans", explique Jean-Marc Dupont, analyste sportif pour L'Équipe. "C'est une alliance gagnant-gagnant, mais qui montre aussi que l'UFC doit innover pour rester pertinent."

Pourtant, cette collaboration avec Netflix n'est pas sans risques. La plateforme est connue pour son algorithme impitoyable, qui peut rapidement enterrer un contenu s'il ne génère pas suffisamment d'engagement. De plus, le public de Netflix, habitué aux séries et aux films, n'est pas nécessairement acquis au MMA. "C'est un pari audacieux", estime Dupont. "Si le combat Rousey-Carano ne rencontre pas le succès escompté, cela pourrait dissuader l'UFC de renouveler l'expérience."

Rousey, quant à elle, voit cette collaboration d'un bon œil. "Netflix a une portée mondiale. C'est une excellente opportunité pour faire découvrir le MMA à un public plus large", a-t-elle déclaré. Une vision optimiste, mais qui ne doit pas occulter les défis structurels de l'UFC, notamment en matière de rémunération des combattants.

Le MMA à la croisée des chemins : entre précarité des athlètes et course aux profits

Les déclarations de Ronda Rousey mettent en lumière une crise plus large au sein du MMA. Alors que les promotions comme l'UFC et la Bellator génèrent des milliards de dollars de revenus, les combattants, eux, peinent à joindre les deux bouts. Cette disparité n'est pas sans conséquences. En 2023, plusieurs athlètes ont publiquement dénoncé leurs conditions de travail, allant jusqu'à organiser des grèves et des manifestations pour réclamer de meilleurs salaires et une meilleure protection sociale.

Le cas de l'UFC est particulièrement emblématique. En 2022, la promotion a signé un contrat de diffusion historique avec ESPN, d'une valeur de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans. Pourtant, cette manne financière n'a pas profité aux combattants. Selon les données compilées par MMA Junkie, les salaires des athlètes ont même diminué en moyenne de 12 % entre 2019 et 2023, malgré l'augmentation des revenus de l'UFC.

Cette situation a poussé plusieurs stars du MMA à quitter l'UFC pour des promotions concurrentes, comme la Professional Fighters League (PFL) ou la ONE Championship, qui offrent de meilleurs contrats et des conditions plus avantageuses. "Les combattants ont enfin compris qu'ils avaient du pouvoir", explique Georges St-Pierre, ancien champion des poids mi-moyens de l'UFC. "Ils ne sont plus prêts à accepter n'importe quoi. Ils veulent être traités avec respect et rémunérés à leur juste valeur."

Pourtant, malgré ces critiques, l'UFC reste la promotion dominante dans le monde du MMA. Avec une base de fans fidèles et une couverture médiatique sans égale, elle continue d'attirer les meilleurs talents. Mais pour combien de temps ? Si les salaires ne suivent pas, les athlètes pourraient bien décider de voter avec leurs pieds, comme l'a fait Ronda Rousey en quittant l'octogone en 2016.

Une chose est sûre : le MMA est à un tournant. Entre la précarité des combattants, la course aux profits et l'émergence de nouvelles promotions, l'industrie doit se réinventer pour survivre. Et les déclarations de Rousey pourraient bien être le catalyseur d'un changement tant attendu.

Le retour médiatique de Ronda Rousey sonne comme un coup de tonnerre dans le monde du MMA. En éreintant l'UFC et en pointant du doigt les salaires indécents des combattants, l'ancienne championne a mis en lumière une crise profonde au sein de la discipline. Alors que la promotion vaut désormais 7,7 milliards de dollars, ses athlètes, eux, peinent à vivre de leur passion.

Cette polémique intervient à un moment charnière pour l'UFC, qui tente de se réinventer à travers des partenariats innovants, comme celui avec Netflix. Mais sans une refonte de sa politique salariale, la promotion risque de voir ses stars la quitter pour des cieux plus cléments. Le combat Rousey-Carano, diffusé en mai, pourrait bien être un tournant dans cette guerre des egos et des intérêts.

Une chose est certaine : le MMA ne sera plus jamais le même après ces révélations. Et si l'UFC ne change pas rapidement, il pourrait bien perdre son statut de leader incontesté du sport de combat.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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