Samedi soir, sous le ciel étoilé de Gizeh, Rico Verhoeven a écrit une page inattendue de l’histoire de la boxe. Face à Oleksandr Usyk, champion incontesté des lourds, le Néerlandais a osé défier l’ogre ukrainien pour le titre WBC. Et contre toute attente, il a dominé les premiers rounds, prouvant que sa transition vers la boxe pouvait inquiéter même les plus aguerris.
Pourtant, l’issue du combat a basculé en une seconde. À une seconde de la fin du 11ᵉ round, l’arbitre Mark Lyson a sifflé l’arrêt, alors que Verhoeven, bien que sonné, était toujours debout et en mesure de poursuivre. Les images ont capté sa réaction de surprise, tandis que le public, médusé, assistait à une fin aussi abrupte qu’incompréhensible. Les scorecards, révélées après le combat, ont attisé la polémique : deux juges voyaient un match nul (104-104), tandis que le troisième donnait un léger avantage à Verhoeven (105-103).
Une fin qui laisse un goût d’inachevé
Comment un combat aussi serré a-t-il pu s’arrêter sur un coup de sifflet aussi controversé ? Les images montrent Verhoeven vacillant mais debout, prêt à enchaîner sur le 12ᵉ round. Pourtant, l’arbitre a estimé que le Néerlandais ne pouvait plus se défendre efficacement. Une décision qui a laissé les fans et les experts en émoi, certains estimant que le combat méritait d’aller à son terme.
Verhoeven réclame sa revanche : et si le meilleur restait à venir ?
Malgré la déception, Verhoeven a su garder la tête haute. Sur Instagram, il a invité les fans à « laisser les émotions de côté » et à se concentrer sur les cartes des juges. « À une seconde du 12ᵉ round, le combat était loin d’être terminé », a-t-il souligné. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 140 coups atterris contre 158 pour Usyk, preuve que son impact était réel. Une revanche, selon lui, serait la seule façon d’offrir au public la conclusion que ce duel mérite.
Ce combat restera comme l’un des plus surprenants de l’année. Entre domination, polémique et appel à la revanche, une chose est sûre : l’histoire entre Verhoeven et Usyk n’est pas terminée.

