Samedi au Caire, Rico Verhoeven a livré un combat d’une intensité rare face à Oleksandr Usyk, malgré une issue controversée. Alors que les juges affichaient des scores serrés avant l’arrêt prématuré du 11ᵉ round, l’ancien champion GLORY a surpris le monde en tenant tête à l’Ukrainien, pourtant favori. Mais c’est la décision arbitrale qui a fait basculer la soirée : l’arrêt du combat après la cloche a suscité un tollé immédiat.
Verhoeven, malgré la frustration, a gardé une attitude respectueuse envers Usyk tout en exprimant son incompréhension. Dans une déclaration post-combat, il a révélé son intention de faire appel, soulignant que la cloche avait retenti avant la décision de l’arbitre. « Si la cloche retentit, c’est mon temps de récupération. Pourquoi arrêter alors ? », a-t-il questionné, insistant sur l’absurdité de la situation. Selon les règles de la WBC et de la IBF, un combat ne peut être interrompu après le gong final, sauf en cas de KO évident ou d’incapacité manifeste du boxeur à continuer – ce qui n’était pas le cas ici.
Des images qui parlent et des scorecards révélatrices
Les images du combat montrent clairement Verhoeven debout, lucide et prêt à reprendre le combat après un knockdown en fin de round. Pourtant, l’arbitre a choisi d’interrompre le combat, une décision qui défie les règlements. Les scorecards provisoires, révélées après le combat, plaçaient Verhoeven en tête sur une carte (105-103) et à égalité sur les deux autres (104-104), avant le knockdown du 11ᵉ round. Une décision aux points aurait pu lui être favorable, mais l’arrêt prématuré a tout changé.
Cette polémique relance le débat sur l’équité en boxe, où chaque décision arbitrale peut faire basculer une carrière. Verhoeven, lui, ne compte pas en rester là et a annoncé son intention de contester officiellement cette décision. Une affaire à suivre de près, qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà de ce combat.

