Un KO spectaculaire pour clore un combat serré
Samedi dernier, lors de l’événement Glory in Giza, Oleksandr Usyk a conservé son titre WBC des lourds face à Rico Verhoeven grâce à un KO technique à une seconde de la fin du 11ᵉ round. Un dénouement explosif qui a contrasté avec la domination physique affichée par Verhoeven durant une grande partie du combat. Le champion ukrainien, habituellement plus vif, a semblé en difficulté face à l’agressivité et à la puissance du Néerlandais, spécialiste du kickboxing.
Pourtant, les cartes des juges, dévoilées après le combat, révèlent un duel bien plus équilibré qu’attendu.
Des cartes de pointage qui divisent
Les trois juges ont rendu des verdicts partagés après dix rounds notés : Manuel Oliver Palomo et Fabian Guggenheim voyaient un match nul (95-95), tandis que Pasquale Procopio donnait un léger avantage à Verhoeven (96-94). Un 11ᵉ round complet, marqué par un knockdown en faveur d’Usyk, aurait probablement basculé le score en sa faveur (10-8), lui assurant une victoire aux points. Une fin controversée qui soulève des questions sur la cohérence des notations, d’autant que Verhoeven a dominé visuellement une grande partie des échanges.
Une performance atypique d’Usyk
Habitué à dominer ses adversaires par sa technique et sa mobilité, Oleksandr Usyk a montré des signes de vulnérabilité face à Rico Verhoeven. Le Néerlandais, fort de son expérience en kickboxing, a imposé un rythme soutenu, multipliant les assauts et mettant à mal la défense du champion ukrainien. Malgré quelques contre-attaques précises, Usyk a semblé moins à l’aise que d’ordinaire, laissant entrevoir des lacunes dans sa préparation ou une sous-estimation de son adversaire. Ce combat restera marqué par son dénouement spectaculaire, mais aussi par une prestation en demi-teinte du champion en titre.
Ce combat à Giza restera dans les mémoires comme l’un des plus serrés et controversés de la carrière d’Usyk. Malgré une domination physique de Verhoeven, c’est le champion ukrainien qui a su renverser la tendance dans les ultimes secondes. Une fin qui rappelle que dans les sports de combat, tout peut basculer en un instant.

