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Reinier de Ridder : "DDP doit révolutionner son jiu-jitsu défensif avant de rêver à un rematch contre Khamzat"

Reinier de Ridder : "DDP doit révolutionner son jiu-jitsu défensif avant de rêver à un rematch contre Khamzat"

L'ancien double champion de ONE Championship dissèque sans concession la défaite de Dricus Du Plessis face à Khamzat Chimaev, exigeant une métamorphose technique avant tout espoir de revanche. Entre analyse tactique et préparation pour son propre combat contre Brendan Allen, Reinier de Ridder impose son expertise en grappling comme référence absolue.

L'essentiel

  1. Diagnostic impitoyable : De Ridder révèle le "trou noir" technique qui a condamné DDP face à Chimaev : 21 minutes de domination au sol sans réponse
  2. Stratégie choc : Le Néerlandais propose un pari risqué - se faire volontairement amener au tapis - pour tester les progrès de Du Plessis
  3. Duel des experts : Son combat contre Brendan Allen à Vancouver s'annonce comme un clash de spécialistes du grappling avec 70%+ de taux de finition cumulé
  4. Chiffres clés : 90% des échanges au sol dominés par Chimaev, 3 finitions en 4 combats UFC pour De Ridder, 100% de contrôle au sol lors de leur premier affrontement

Le verdict sans appel : "21 minutes de calvaire technique"

Quand Reinier de Ridder parle, les spécialistes du MMA écoutent. L'ancien double champion de ONE Championship (mi-lourds et lourds-légers) a livré une analyse chirurgicale de la défaite de Dricus Du Plessis face à Khamzat Chimaev à l'UFC 304 - un combat où le Sud-Africain a subi ce que le Néerlandais qualifie de "leçon de ground-and-pound la plus humiliante de l'année".

Les chiffres donnent raison à cette sévérité : 21 minutes et 42 secondes passées sous le contrôle écrasant de "Borz", avec 90% des échanges au sol dominés par le Tchétchène selon les statistiques officielles. "Ce n'était pas une défaite, c'était une démonstration de l'écart technique entre deux mondes", lance De Ridder. Le problème ? "DDP n'a montré aucune capacité à inverser la position, à menacer depuis le dos, ou même à limiter les dégâts."

Pour l'expert en soumissions (16 victoires par finition en 19 combats), le constat est implacable : "En jiu-jitsu défensif, il est aujourd'hui à l'âge de pierre. Contre un grappler comme Khamzat, c'est comme envoyer un boxeur en kimono face à un judoka noir ceinture." Une métaphore forte qui résume l'ampleur du travail à accomplir.


L'ironie de l'histoire ? Du Plessis avait pourtant préparé spécifiquement ce combat avec des partenaires comme Islam Makhachev et Usman Nurmagomedov. "Mais il y a une différence entre s'entraîner avec des killers et savoir appliquer ces enseignements sous pression", note De Ridder. Le Sud-Africain a beau évoquer un simple "mauvais jour", les images montrent un combattant incapable de se relever malgré 12 tentatives de sweep (balayage) - toutes contrées.

"Un rematch maintenant ? Ce serait du suicide technique"

La question brûle les lèvres des fans : Dricus Du Plessis mérite-t-il un rematch immédiat ? Pour De Ridder, la réponse est catégorique : "Non. Pas dans cet état. Il doit d'abord prouver qu'il peut survivre au sol contre un bon grappler, pas seulement contre un striker."

Le Néerlandais propose même une méthode radicale : "Qu'il accepte un combat où il se laisse volontairement amener au tapis dès le premier round. Contre un top 15, pas un débutant. Juste pour montrer qu'il a progressé." Un pari risqué, mais qui aurait le mérite de "donner une preuve concrète, pas juste des paroles."

Les comparaisons avec d'autres rematches controversés (comme Israel Adesanya vs. Alex Pereira) ne tiennent pas pour De Ridder : "Pereira avait gagné par KO, pas par une domination technique aussi écrasante. Là, c'était 30-27 sur toutes les cartes. Un rematch maintenant serait comme donner une deuxième chance à un étudiant qui a eu 2/20 à son examen."


Le plus inquiétant pour "Stillknocks" ? Son incapacité à menacer depuis le dos. Sur les 21 minutes au sol, Du Plessis n'a tenté aucune soumission et seulement 3 frappes significatives depuis cette position. "Contre un adversaire moins technique, il aurait pu s'en sortir. Mais Khamzat est un monstre du top control. Sans amélioration, le résultat sera identique," prédit De Ridder.

Vancouver dans le collimateur : le duel des soumissionnaires

Alors que l'UFC se prépare pour son événement de Vancouver le 14 septembre, tous les regards se tournent vers le combat entre Reinier de Ridder et Brendan Allen. Un affrontement qui s'annonce comme un cours magistral de grappling, avec deux spécialistes aux styles complémentaires.

D'un côté, Allen (24-6), récemment victorieux face à Marvin Vettori, cherche à confirmer sa résilience après deux défaites contre Nassourdine Imavov et Andre Muniz. De l'autre, De Ridder (17-2) affiche un palmarès terrifiant : 3 finitions en 4 combats UFC, dont une victoire en décision partagée contre l'ex-champion Robert Whittaker.

La statistique qui fait frémir ? 78% de taux de finition combiné entre les deux hommes. "Ce combat pourrait se terminer en 30 secondes ou aller en décision, mais une chose est sûre : le sol sera l'arène principale," prédit l'analyste Daniel Cormier.


La clé du combat ? Le contrôle des hanches. Allen, ceintures noires en BJJ et judo, excelle dans les transitions rapides. Mais De Ridder, avec son expérience en catch wrestling et son allonge (1m93 pour 84kg), pourrait imposer son jeu en top position. "Si Brendan ne parvient pas à le balayer dans les deux premières minutes, il va se faire étouffer lentement," analyse le coach Firas Zahabi.

Derrière les gants : la méthode De Ridder

Ce que peu de gens savent, c'est que Reinier de Ridder a développé une méthode d'entraînement unique pour préparer ses combats. Après chaque défaite (seulement deux en 19 combats), il isole la séquence exacte qui a causé sa perte et la travaille en boucle pendant 6 semaines.

Par exemple, après sa défaite contre Alex Pereira en 2021, il a passé 42 jours consécutifs à travailler les contres de low kicks - le coup qui l'avait mis KO. Résultat ? Il n'a plus jamais perdu par strike depuis. "La plupart des combattants travaillent leurs points forts. Moi, je chasse mes faiblesses jusqu'à ce qu'elles deviennent des forces," confie-t-il.

Pour le combat contre Allen, il a identifié trois failles potentielles :

  • Les transitions guard → mount (où Allen excelle)
  • La défense contre les armbars (50% des victoires d'Allen)
  • Le travail contre la cage (où Allen a soumis 3 adversaires)
"Je ne veux pas juste gagner. Je veux qu'il ne comprenne même pas ce qui lui arrive," déclare De Ridder avec un sourire en coin.

L'équation impossible : peut-on vraiment progresser assez vite ?

Revenons à la question initiale : Dricus Du Plessis peut-il vraiment combler ses lacunes en jiu-jitsu défensif assez vite pour mériter un rematch ? Les experts sont divisés.

Pour (minorité) :

  • John Danaher : "Avec un camp dédié et les bons partenaires, 6-8 mois peuvent suffire pour des progrès significatifs"
  • Georges St-Pierre : "J'ai vu des combattants faire des bonds en 3 mois quand ils sont motivés par une défaite humiliante"

Contre (majorité) :

  • Demian Maia : "Le jiu-jitsu défensif de haut niveau prend des années. Contre Khamzat, il lui faudrait être au niveau d'un Roger Gracie"
  • Gordon Ryan : "Même avec des progrès, Khamzat va juste adapter son jeu. C'est comme courir après un train en marche"
  • De Ridder lui-même : "Sauf révolution, un rematch avant 2026 serait prématuré"

Le problème fondamental ? Le temps biologique. Comme l'explique le physiologiste Duncan French : "À 30 ans, les connexions neuromusculaires pour des mouvements complexes comme les inversions de guard mettent 3-4 fois plus de temps à s'automatiser que chez un combattant de 20 ans."


Et puis il y a l'aspect mental. "Quand tu as passé 22 minutes à te faire dominer au sol devant 20 millions de personnes, ton cerveau crée une association traumatique avec cette position," analyse le psychologue sportif Brian Cain. "Même physiquement amélioré, DDP devra surmonter cette peur inconsciente."

Entre l'analyse impitoyable de Reinier de Ridder et les défis techniques colossaux qui attendent Dricus Du Plessis, une chose est claire : le chemin vers un rematch contre Khamzat Chimaev ressemble à une ascension de l'Everest sans oxygène. Pendant ce temps, le combat contre Brendan Allen s'annonce comme le test ultime pour De Ridder - une opportunité de prouver que son grappling reste une arme absolue dans la division des middleweights. Dans ce sport où chaque détail compte, les prochains mois révéleront qui, entre le Sud-Africain déterminé et le Néerlandais méthodique, saura transformer ses faiblesses en forces. Une chose est sûre : le sol de l'octogone ne ment jamais.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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