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Magomed Ankalaev vise Carlos Ulberg après UFC 320 : "Prochazka et Rountree, c’est du passé"

Magomed Ankalaev vise Carlos Ulberg après UFC 320 : "Prochazka et Rountree, c’est du passé"

Pourquoi Ankalaev préfère Ulberg à Prochazka ou Rountree ?

L'essentiel

  1. Magomed Ankalaev cible Carlos Ulberg comme prochain adversaire, le qualifiant de "futur des mi-lourds", après son KO explosif contre Dominick Reyes à UFC Perth (moins d’1 minute).
  2. Le champion écarte Jiri Prochazka et Khalil Rountree : "Ils ont été battus par Pereira, que j’ai dominé. C’est un cycle terminé."
  3. Ulberg, invaincu depuis 2019 (5 victoires en UFC), incarne "la relève", mais Ankalaev avertit : "S’ils veulent le pousser, ils devront me confronter… et ce sera la fin de son ascension."
  4. Philosophie du champion : "L’UFC décide, j’exécute." Une discipline rare, alors que d’autres combattants exigent des matchs sur mesure.
  5. Focus immédiat : UFC 320 contre Alex Pereira (revanche), mais Ankalaev prépare déjà l’après : "On verra ce qu’ils choisiront. Moi, je serai prêt."

Un KO en 52 secondes qui change la donne

Quand Carlos Ulberg a envoyé Dominick Reyes au tapis d’un crochet du gauche dévastateur à UFC Perth, le 17 février 2024, il n’a pas seulement signé le KO le plus rapide de sa carrière (52 secondes). Il a aussi attiré l’attention du champion en titre, Magomed Ankalaev. Ce dernier, en pleine préparation pour sa revanche contre Alex Pereira à UFC 320 (18 mai 2024), a immédiatement réagi : *"Ulberg, c’est lui le combat qui a du sens maintenant. Les autres, c’est du réchauffé."*

La performance d’Ulberg n’est pas un hasard. Le Néo-Zélandais, originaire de Samoa, enchaîne les victoires depuis son arrivée en UFC en 2021 (5-0 dans la promotion, 13 combats sans défaite depuis 2019). Son style explosif, mêlant puissance et précision, contraste avec l’approche plus technique d’Ankalaev. *"Il a du talent, c’est sûr"*, reconnaît le Russe, avant d’ajouter, malicieux : *"Mais le talent sans expérience contre les meilleurs, ça ne suffit pas. Je lui montrerai la différence."*

"Prochazka et Rountree ? Leur heure est passée"

Pourtant, les noms de Jiri Prochazka (ancien champion) et Khalil Rountree (n°5 du classement) reviennent souvent dans les discussions pour un futur combat. Ankalaev balaye ces options d’un revers de main : *"Prochazka a été détruit par Pereira en 2022, et Rountree a subi le même sort en 2023. Moi, j’ai dominé Pereira. Alors, où est la logique ?"* Une réponse cinglante qui souligne sa vision stratégique : affronter des adversaires en pleine ascension plutôt que des vétérans en déclin.

Son argument est implacable : *"Ces gars-là ont eu leur chance. Maintenant, c’est à la nouvelle génération de prouver sa valeur. Et si Ulberg est vraiment le futur, alors je serai celui qui le testera."* Une déclaration qui résonne comme un défi lancé à l’UFC, sommée de clarifier ses intentions pour la division des mi-lourds.


Petit détail piquant : Prochazka, connu pour son style spectaculaire, avait lui-même écarté Ankalaev après sa victoire contre Pereira en 2022, le jugeant *"trop défensif"*. Une critique que le Russe n’a jamais oubliée. *"Il m’a sous-estimé, et regarde où il en est aujourd’hui"*, lance-t-il, non sans une pointe d’ironie.

Ulberg : l’ambition d’un prétendant pressé

De son côté, Carlos Ulberg n’a pas caché son envie d’affronter Ankalaev après sa victoire contre Reyes. *"Je veux le titre, et pour ça, il faut passer par le champion"*, avait-il déclaré en conférence de presse. Une ambition qui amuse le Russe : *"Il parle comme si c’était déjà fait. Mais dans l’Octogone, les mots ne comptent pas. Seuls les faits importent."*

Pourtant, Ankalaev reconnaît que l’UFC pourrait bien pousser Ulberg comme prochain challenger. *"S’ils veulent faire de lui une star, ils n’auront pas le choix : il faudra me battre d’abord"*, prévient-il. Une façon de rappeler que, dans la hiérarchie des mi-lourds, il reste l’obstacle ultime. *"Et je ne suis pas du genre à laisser passer les prétendants sans leur donner une leçon."*


À noter : Ulberg a déjà exprimé son admiration pour le jeu de jambes d’Ankalaev, qu’il qualifie de *"presque parfait"*. Un compliment que le champion a accueilli avec un sourire : *"C’est bien de m’étudier… mais étudier ne suffit pas pour gagner."*

La discipline d’un champion hors norme

Ce qui frappe chez Ankalaev, au-delà de ses 13 combats sans défaite, c’est sa philosophie presque stoïcienne. *"Je ne choisis pas mes adversaires. L’UFC décide, et je m’adapte"*, répète-t-il comme un mantra. Une attitude qui tranche avec l’époque des combattants exigeant des matchs "parfaits" pour leur image.

Son entraîneur, Saygid Izagakhmaev, révèle d’ailleurs une anecdote édifiante : *"Quand on lui a annoncé le combat contre Pereira pour UFC 320, il a simplement hoché la tête et dit : ‘Bien. On commence l’entraînement demain.’ Pas de discussion, pas de négociation. Juste du travail."* Cette discipline, couplée à une confiance inébranlable, fait d’Ankalaev un champion à part.

*"Beaucoup parlent de ‘legacy’ ou de ‘rivaux’, moi je pense à performer. Le reste, c’est du bruit"*, confie-t-il. Une approche qui lui vaut le respect de ses pairs, y compris parmi ses rivaux. Même Alex Pereira, son prochain adversaire, a salué son professionnalisme : *"Ankalaev, c’est un vrai pro. Pas de trash-talk, juste des actes."*

UFC 320 d’abord, l’avenir après

Avant de penser à Ulberg, Ankalaev a un autre défi à relever : la revanche contre Alex Pereira, prévu pour UFC 320 le 18 mai 2024. Leur premier affrontement, en juillet 2023, s’était soldé par une victoire controversée du Russe (décision partagée). *"Cette fois, je ne laisserai aucun doute"*, promet-il.

Pourtant, même en pleine préparation pour Pereira, son esprit est déjà tourné vers la suite. *"Ulberg est un combat qui a du sens, mais d’abord, je dois régler mes comptes avec Pereira. Après, on verra ce que Dana White [le président de l’UFC] décidera."* Une façon de rappeler que, malgré ses préférences, il reste soumis aux décisions de la promotion.


Le saviez-vous ? Ankalaev et Pereira ont un passé commun : tous deux ont dominé Volkan Oezdemir (Ankalaev en 2022, Pereira en 2023). Une coïncidence qui ajoute une couche de rivalité à leur revanche.

Un message clair : "Je serai prêt, peu importe l’adversaire"

Que ce soit Ulberg, Prochazka, Rountree ou un autre nom, Ankalaev envoie un signal fort : *"Je ne fuis personne. Mais je ne perds pas mon temps avec des combats qui n’ont pas de sens sportif."* Une position qui reflète sa maturité, lui qui, à 31 ans, est déjà considéré comme l’un des champions les plus techniques de l’histoire des mi-lourds.

*"Les fans veulent du spectacle ? Je leur donnerai du spectacle. Les critiques veulent des défis ? Je relèverai les défis. Mais je ne jouerai pas à leur jeu"*, conclut-il. Avec une telle détermination, une chose est sûre : qu’importe l’issue d’UFC 320, le règne d’Ankalaev promet encore de belles histoires.

Entre la revanche contre Pereira et l’éventuel affrontement avec Ulberg, Ankalaev trace sa route avec une clarté rare. Son refus des combats "nostalgiques" contre Prochazka ou Rountree en dit long sur sa vision : bâtir un héritage en écrasant la nouvelle génération, pas en recyclant les vieilles gloires. Reste à savoir si l’UFC suivra cette logique… ou si elle préférera jouer la carte du spectacle, quitte à sacrifier la cohérence sportive. Une chose est certaine : avec un champion aussi discipliné qu’ambitieux, la division des mi-lourds n’a pas fini de vibrer.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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