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Islam Makhachev entre dans la légende : premier double-champion des -77 kg de l'UFC après un chef-d'œuvre technique au Madison Square Garden

Islam Makhachev entre dans la légende : premier double-champion des -77 kg de l'UFC après un chef-d'œuvre technique au Madison Square Garden

Un exploit historique pour le MMA : Makhachev domine Della Maddalena avec une précision chirurgicale et s'impose comme l'héritier incontesté de Khabib Nurmagomedov.

L'essentiel

  1. Islam Makhachev s’empare du titre des -77 kg face à Jack Della Maddalena, devenant le 12ᵉ double-champion de l’UFC et le premier à détenir simultanément les ceintures des -70 kg et -77 kg.
  2. Un record de 18 minutes de contrôle au sol en cinq rounds, avec 100 % de takedowns réussis, illustrant une domination technique absolue.
  3. Le Daghestanais égale la série légendaire d’ Anderson Silva avec 16 victoires consécutives , tout en appelant Donald Trump pour un événement à la Maison-Blanche en 2026.
  4. Une performance qui consacre le règne du grappling daghestanais et renforce le statut de Makhachev comme successeur de Khabib Nurmagomedov.
  5. Un combat marqué par une stratégie implacable : étouffement progressif, transitions fluides et une gestion du rythme digne des plus grands tacticiens du MMA.

New York sous le choc : quand le Madison Square Garden tremble devant le "Tsar" du grappling

21 octobre 2023, Madison Square Garden. La "Mecque du sport" retient son souffle. Islam Makhachev, déjà roi incontesté des -70 kg, s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire du MMA. Face à lui, Jack Della Maddalena, un Australien au jeu de strikes redoutable, mais surtout… un adversaire sacrifié sur l’autel de la légende. Dès les premières secondes, le public comprend : ce soir, le Daghestanais ne viendra pas seulement pour gagner. Il viendra pour dominer, humilier, et marquer les esprits à jamais.

Le combat commence comme un cauchemar pour Della Maddalena. Makhachev, tel un prédateur, avance avec une froideur calculée. Son premier takedown, exécuté en moins de 30 secondes, envoie un message clair : "Ce soir, le sol sera ton pire ennemi." Les rounds défilent, et avec eux, les espoirs de l’Australien s’évanouissent. 18 minutes de contrôle au sol – un record absolu pour un combat en cinq rounds – et 100 % de takedowns réussis : les statistiques parlent d’elles-mêmes. Chaque tentative de soumission, chaque transition, chaque pression au sol est exécutée avec une précision qui rappelle étrangement… Khabib Nurmagomedov.

Pourtant, contrairement à son mentor, Makhachev ne se contente pas d’écraser. Il démontre. Comme un professeur face à un élève récalcitrant, il varie les techniques : armbar menacé, rear-naked choke esquissé, ground-and-pound dosé avec une cruauté presque artistique. À la fin du 4ᵉ round, Della Maddalena, épuisé et couvert de sueur, semble déjà vaincu. Le 5ᵉ round n’est qu’une formalité. Quand l’arbitre lève le bras de Makhachev, le Madison Square Garden explose. L’UFC a un nouveau double-champion.


"Nous ne sommes pas des combattants, nous sommes des guerriers" : l’héritage daghestanais en marche

Cette victoire n’est pas qu’un titre de plus. C’est la consécration d’une dynastie. Makhachev rejoint le cercle ultra-restrict des double-champions de l’UFC – un club où siègent des noms comme Conor McGregor, Georges St-Pierre ou Daniel Cormier. Mais lui, il fait mieux : il devient le premier combattant à détenir simultanément les ceintures des -70 kg et -77 kg. Un exploit qui résonne comme un hommage à son mentor, Khabib Nurmagomedov, lui-même invaincu et considéré comme le meilleur grappler de l’histoire du MMA.

Dans les coulisses, les réactions fusent. Dana White, président de l’UFC, déclare : "Islam n’est pas seulement un champion, c’est un phénomène. Il a le potentiel pour devenir le GOAT (Greatest Of All Time)." Même Donald Trump, présent dans la salle, ne cache pas son admiration. Le milliardaire, connu pour son amour des sports de combat, tweete après le combat : "Incroyable performance ! Peut-être qu’on organisera un événement à la Maison-Blanche en 2026… avec Islam en tête d’affiche !" Une proposition qui, si elle se concrétise, ferait de Makhachev le premier combattant à fouler l’Octogone sous le toit de la présidence américaine.

Mais au-delà des records et des projets fous, c’est toute la culture du MMA daghestanaise qui brille ce soir. Makhachev n’est pas seul : derrière lui, une armée de jeunes talents, formés dans les montagnes du Caucase, rêvent de suivre ses pas. "Au Daghestan, on ne nous apprend pas à combattre. On nous apprend à ne jamais abandonner", confie-t-il en conférence de presse. Une philosophie qui transparaît dans son style – patient, implacable, et toujours respectueux.


16-0 : quand Makhachev égale Anderson Silva et défie l’histoire

Avec cette victoire, Makhachev signe sa 16ᵉ victoire consécutive en UFC, égalant ainsi le record mythique d’Anderson Silva. Une performance d’autant plus impressionnante qu’elle intervient dans deux catégories de poids différentes. À 34 ans, l’âge où la plupart des combattants commencent à décliner, le Daghestanais semble, lui, entrer dans sa pleine maturité.

Les comparaisons avec Silva ne s’arrêtent pas aux statistiques. Comme le Brésilien en son temps, Makhachev impose un style unique, mélange de technique pure et de psychologie. Il ne cherche pas le KO spectaculaire – même s’il en est capable –, mais préfère étouffer ses adversaires, les briser mentalement avant de les soumettre physiquement. Une approche qui rappelle aussi, étrangement, le jeu d’échecs : chaque mouvement est calculé, chaque risque est anticipé.

Pourtant, certains observateurs restent sceptiques. Joe Rogan, commentateur historique de l’UFC, tempère : "Islam est incroyable, mais il n’a pas encore affronté un top 5 des -77 kg en pleine forme. Della Maddalena était un bon test, mais pas le meilleur. Le vrai défi, ce sera contre un Leon Edwards ou un Colby Covington." Un avis partagé par d’anciens champions comme Tyron Woodley, qui estime que Makhachev devra "prouver qu’il peut dominer des strikeurs purs, pas seulement des grapplers".

Makhachev, lui, sourit face à ces critiques. "Je ne fuis personne. Donnez-moi le prochain défi, et je le détruirai." Avec une telle confiance, et un palmarès déjà légendaire, difficile de ne pas le croire.


Derrière le guerrier : l’homme qui veut marquer l’Histoire

Peu de gens le savent, mais Islam Makhachev n’a pas toujours été destiné à la gloire. Né dans une famille modeste de Makhatchkala, la capitale du Daghestan, il a dû se battre – littéralement – pour chaque opportunité. Adolescent, il vendait des légumes sur les marchés pour aider ses parents, tout en s’entraînant dans des salles de fortune. "Parfois, on n’avait même pas de tapis. On combattait sur du béton", se souvient-il.

Sa rencontre avec Khabib Nurmagomedov, alors jeune espoir, a tout changé. Les deux hommes, liés par une amitié fraternelle, ont grandi ensemble, se poussant mutuellement vers l’excellence. Aujourd’hui, Makhachev porte fièrement le flambeau. "Khabib m’a appris que la vraie force ne vient pas des muscles, mais du cœur. Quand tu combats pour quelque chose de plus grand que toi, tu deviens invincible."

Cette "chose plus grande", pour Makhachev, c’est l’héritage. Celui de son pays, de sa culture, mais aussi de sa famille. Son père, ancien lutteur, lui a transmis la passion du combat. Sa mère, une femme de fer, lui a appris la résilience. "Chaque fois que je monte dans la cage, je me bats pour eux. Pour montrer au monde d’où je viens."

Et le monde, justement, commence à écouter. Avec son appel à Donald Trump, Makhachev ne se contente plus d’être un champion. Il devient un ambassadeur – du MMA, du Daghestan, et d’une certaine idée du sport, où l’excellence rime avec humilité. "Je veux que les enfants, où qu’ils soient, regardent mon parcours et se disent : ‘Si lui il a pu, pourquoi pas moi ?’"

Prochaine étape ? Peut-être un combat contre Leon Edwards, le champion des -77 kg avant sa vacance du titre. Ou une revanche contre Alexander Volkanovski, l’Australien qui lui a infligé sa seule défaite… en 2018, dans un combat controversé. Une chose est sûre : avec Makhachev, l’UFC entre dans une nouvelle ère. Une ère où la technique prime sur le spectacle, où la stratégie écrase la brute force, et où un petit homme venu des montagnes du Caucase pourrait bien devenir… le plus grand de tous les temps.

Le Madison Square Garden a vu défiler des légendes, mais rares sont celles qui, comme Islam Makhachev, ont marqué l’histoire en une seule soirée. Entre records pulvérisés, héritage culturel et ambitions politiques, le Daghestanais ne se contente pas de dominer – il redéfinit ce que signifie être un champion. À 34 ans, avec deux ceintures autour de la taille et une série de 16 victoires, il n’a pas fini de faire trembler les fondations du MMA. La question n’est plus de savoir si il deviendra le GOAT, mais quand. Et quelque chose nous dit que la réponse viendra… bien plus tôt que prévu.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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