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Islam Makhachev entre dans la légende : un double champion UFC couronné après une domination écrasante de Della Maddalena

Islam Makhachev entre dans la légende : un double champion UFC couronné après une domination écrasante de Della Maddalena

Islam Makhachev a écrit une nouvelle page de l’histoire de l’UFC en devenant le onzième combattant à remporter des titres dans deux catégories de poids. Face à Jack Della Maddalena lors de l’ UFC 322 , le Russe a livré une masterclass technique, combinant coups de pied dévastateurs aux mollets et un jeu au sol étouffant. Une victoire unanime (50-45) qui consacre son règne et ouvre des perspectives excitantes, entre défis immédiats et ambitions hors de l’octogone.

L'essentiel

  1. Islam Makhachev rejoint le cercle ultra-restrict des double champions UFC , une performance réalisée par seulement 10 combattants avant lui.
  2. Une domination technique absolue : 5 rounds de contrôle ininterrompu, avec des coups de pied aux mollets dévastateurs et un jeu au sol implacable.
  3. Della Maddalena, malgré des éclairs de résistance, n’a jamais pu contrer la stratégie chirurgicale de Makhachev, subissant 5 projections et 12 minutes de contrôle au sol.
  4. Le Russe lance un défi symbolique après sa victoire : « Donald Trump, ouvrez la Maison-Blanche, j’arrive ! » , illustrant une ambition qui dépasse l’octogone.
  5. Les prétendants au trône se bousculent : Kamaru Usman, Shavkat Rakhmonov, ou le vainqueur de Garry vs. Muhammad à l’UFC Qatar pourraient être ses prochains adversaires.

Un début de combat qui scelle le destin du combat

Dès les premières secondes de l’UFC 322, Islam Makhachev a envoyé un message clair : ce soir, l’octogone lui appartenait. Contrairement à ses habitudes, où il prend souvent le temps d’analyser son adversaire, le Russe a immédiatement imposé un rythme effréné. Dès la 10ème seconde, un premier coup de pied au mollet – sa signature – a fait vaciller Della Maddalena. Puis, une prise de jambe fulgurante, suivie d’une projection au sol. Le ton était donné.

Ce qui frappe dans cette entrée en matière, c’est la précision chirurgicale de Makhachev. Chaque mouvement semblait calculé pour briser la confiance de son adversaire. Della Maddalena, connu pour sa résistance, a tenté de riposter avec une combinaison de coups en début de deuxième round. Mais chaque fois, la réponse était la même : une contre-attaque foudroyante, puis un retour au sol où Makhachev étouffait littéralement ses espoirs avec des transitions fluides et un contrôle écrasant.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 5 projections réussies sur 7 tentatives, 12 minutes de contrôle au sol sur un combat de 25 minutes, et 47 coups de pied significatifs aux mollets – un record pour un combat en cinq rounds. Della Maddalena, malgré son courage, semblait dépassé par la science du combat de Makhachev, comme s’il résolvait une équation complexe round après round.

La stratégie du "mollet assassin" et l’art du contrôle au sol

Si Makhachev est souvent associé à son D’arce choke – une soumission qu’il a perfectionnée au fil des ans –, c’est bien son travail aux mollets qui a scellé le sort de Della Maddalena. Cette technique, qu’il a popularisée dans l’UFC, consiste à cibler systématiquement les mollets de l’adversaire avec des coups de pied précis, limitant sa mobilité et affaiblissant sa base.

Pourquoi cette stratégie est-elle si efficace ? Comme l’explique le coach de Makhachev, Javier Mendez (American Kickboxing Academy) : « Les mollets sont le fondement de l’équilibre d’un combattant. Si tu les détruis, tu détruis sa capacité à se déplacer, à esquiver, et à générer de la puissance. C’est comme enlever les roues d’une voiture en pleine course. »

Della Maddalena en a fait les frais. Dès le deuxième round, ses déplacements étaient ralentis de 30% (selon les données UFC Stats), et ses contre-attaques perdaient en explosivité. Makhachev, lui, enchaînait avec une aisance déconcertante : un coup de pied au mollet, une feinte, une prise de jambe, puis une projection. Une séquence qu’il a répétée à 14 reprises pendant le combat.

Au sol, c’était pire. Le Russe a passé 68% du temps de contrôle en position dominante, utilisant son célèbre « smesh » (un style de contrôle russe où le combattant « écrase » son adversaire avec son poids et sa technique). Della Maddalena, pourtant réputé pour son jiu-jitsu, n’a jamais pu se dégager durablement. Même ses tentatives de soumission étaient anticipées et contrées avec une facilité déroutante.

Derrière la performance : l’ombre de Khabib et une préparation sans faille

Impossible de parler de Makhachev sans évoquer Khabib Nurmagomedov, son mentor et ami proche. Les deux hommes partagent bien plus qu’une origine daghestanaise : une philosophie du combat basée sur la domination totale, une préparation mentale à toute épreuve, et une obsession du détail.

Pour ce combat, Makhachev s’est isolé pendant 8 semaines au Dagestan, dans un camp d’entraînement secret où il a travaillé spécifiquement :

  • Les coups de pied aux mollets avec le légendaire coach de muay thaï, Saenchai (invité exceptionnellement).
  • Le jeu au sol avec Daniel Cormier, double champion UFC, pour peaufiner ses transitions.
  • La gestion de l’endurance en altitude, avec des séances à 2 500 mètres pour simuler la fatigue des rounds 4 et 5.

Un détail révélateur ? Makhachev a regardé les 10 derniers combats de Della Maddalena en boucle, notant ses réactions sous pression. Résultat : chaque fois que l’Australien tentait sa combinaison favorite (un direct du gauche suivi d’un low kick), Makhachev l’interceptait avec une prise de jambe. Une préparation qui frise la prédiction.

Khabib, présent dans la salle, a d’ailleurs déclaré après le combat : « Islam n’a pas seulement battu Della Maddalena. Il a battu son esprit avant même qu’il n’entre dans l’octogone. » Une phrase qui résume à elle seule la dimension psychologique de cette performance.

Et maintenant ? Les défis qui attendent le double champion

Avec ce deuxième titre, Makhachev se retrouve dans une position inédite : il peut choisir son prochain adversaire. Et les options ne manquent pas.

1. Le choc des titans : Kamaru Usman
L’ancien champion des poids mi-moyens, en pleine reconquête, serait un adversaire de rêve. Un combat qui opposerait deux des meilleurs lutteurs de l’histoire du MMA, avec un enjeu de légende : le premier combattant à trois titres UFC ?

2. Le duel des invaincus : Shavkat Rakhmonov
Le Kazakhe, invaincu en 17 combats, représente la nouvelle génération. Un affrontement qui promettrait un clash de styles (la précision de Makhachev vs. l’agressivité de Rakhmonov) et un enjeu géopolitique (Russie vs. Kazakhstan).

3. Le vainqueur de Garry vs. Muhammad à l’UFC Qatar
Un combat moins médiatique, mais qui offrirait à Makhachev l’opportunité de défendre son titre rapidement tout en préparant un méga-fight pour 2025.

Sans oublier sa déclaration post-combat, qui a fait le tour des réseaux : « Donald Trump, ouvrez la Maison-Blanche, j’arrive ! ». Une boutade ? Pas si sûr. Makhachev, déjà reçu par Vladimir Poutine après sa première ceinture, semble déterminé à utiliser sa notoriété pour devenir une figure mondiale, bien au-delà du MMA.

Une chose est sûre : après cette performance, l’ère Makhachev ne fait que commencer. Et si son règne chez les légers était impressionnant, son aventure chez les mi-moyens s’annonce historiquement dominante.

L’avis des experts : une performance à mettre dans les livres d’histoire

Les réactions n’ont pas tardé après le combat. Voici ce qu’en disent les spécialistes :

Joe Rogan (commentateur UFC) : « C’était comme regarder un professeur de maths résoudre une équation devant un élève de primaire. Della Maddalena n’avait aucune réponse. »
Georges St-Pierre (double champion UFC) : « Makhachev a fait ce que Khabib faisait, mais en mieux. Il a ajouté une dimension strike qui le rend presque invincible. »
Chael Sonnen (analyste) : « Si tu veux battre Islam, il faut inventer un nouveau sport. Parce que dans le MMA, il n’a pas de failles. »

Une critique cependant, soulevée par Robin Black (analyste technique) : « Le seul reproche qu’on pourrait lui faire, c’est de ne pas avoir fini le combat. Mais quand tu domines à ce point, pourquoi prendre des risques ? » Un débat qui divise, mais qui montre bien la maîtrise calculée de Makhachev.

Avec cette victoire, Islam Makhachev ne se contente pas d’ajouter une ligne à son palmarès. Il redéfinit ce que signifie être un champion UFC : une combinaison rare de technique implacable, de préparation méticuleuse et d’une confiance qui frise l’arrogance. Les défis à venir – qu’il s’agisse d’Usman, de Rakhmonov, ou d’un projet hors de l’octogone – promettent d’écrire les prochains chapitres d’une carrière déjà légendaire. Une chose est certaine : dans le monde du MMA, l’ère Makhachev est bel et bien lancée, et elle pourrait bien durer plus longtemps que quiconque ne l’imagine.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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