New York, 15 juin 2024 : Le jour où Prates a fait trembler l’Octogone
Le Madison Square Garden a vécu un moment électrique lors de l’UFC 322. À 22h47 précises, le public new-yorkais s’est levé d’un bond : Carlos Prates venait d’envoyer son adversaire au tapis avec un crochet du gauche d’une précision chirurgicale. Le Brésilien a confirmé ce que tout le monde murmurait depuis des mois – il est bien l’homme à battre dans la catégorie des poids mi-moyens (77 kg).
Ce KO contre Jack Morales (classé n°8 à l’époque) n’était pas qu’une victoire de plus. C’était une déclaration de guerre. Avec six victoires par KO en neuf combats UFC, Prates affiche désormais un ratio qui fait pâlir d’envie les autres prétendants. Mais ce qui a vraiment marqué les esprits, c’est sa réaction post-combat : plutôt que de hurler des menaces vers Islam Makhachev (le champion en titre), il a sorti une canette de Spaten de sa poche et l’a levée vers les caméras. Le message était clair : "Je gagne comme je vis – sans filtre."
"Tu me donnes ma chance ?" – Quand Prates défie Dana White en face-à-face
Dans les coulisses de l’UFC 322, une conversation privée entre Prates et Dana White a fuité, révélant l’audace du Brésilien. Selon des sources proches de Fighting Nerds, voici l’échange exact :
Prates : *"Dana, écoute-moi bien. Si je gagne ce combat par KO au premier round, tu me donnes ma chance pour le titre ?"
White (sceptique) : *"On verra comment tu gères ça d’abord…"
Prates (souriant) : *"Alors prépare-toi à me voir en face de Makhachev avant la fin de l’année."*
Le KO est finalement survenu au deuxième round, mais la promesse reste intacte. Lors de la conférence de presse, White a admis : *"Ce gars a quelque chose de spécial. Il a ce mélange de talent brut et de charisme qui rappelle Conor McGregor à ses débuts. Mais attention, Makhachev n’est pas José Aldo…"* Une référence qui n’a pas échappé aux fans, comparant Prates au parcours explosif (et controversé) de l’Irlandais.
Le "Romário du MMA" : Quand le talent dépasse les excès
Son surnom, "Romário do MMA", n’est pas volé. Comme la légende du football brésilien, Prates assume sans complexe ses excès : bières (sa marque préférée, la Spaten, est devenue virale), cigarettes, et nuits blanches. Pourtant, son coach Rafael Cordeiro (qui a aussi entraîné Anderson Silva) révèle une discipline cachée :
*"Carlos a un métabolisme incroyable. Il peut boire trois jours avant un combat et arriver en pleine forme. Mais ne vous y trompez pas : ses séances de sparring sont les plus intenses que j’aie jamais vues. Il a ce don pour allumer l’interrupteur au bon moment."*
Un paradoxe qui fascine. Jack Della Maddalena (n°5 des mi-moyens), qui a partagé l’affiche avec lui à l’UFC 322, a confié après sa propre victoire : *"Ce type a un mental d’acier. Moi je suis clean à 100%, et parfois je me demande comment il fait pour tenir le rythme. Peut-être que c’est ça, le secret des Brésiliens…"*
Brésil vs Russie : La quête historique de Prates
Si Prates vise le titre, c’est aussi pour écrire une page d’histoire. Aucun Brésilien n’a jamais ceinturé dans cette catégorie, dominée depuis des années par des combattants russes (Khabib, Makhachev) ou américains (Usman, Edwards). Une statistique qui motive le Brésilien :
*"Je ne veux pas juste gagner la ceinture. Je veux la ramener au Brésil et montrer que notre jiu-jitsu et notre Muay Thai peuvent dominer le monde. Makhachev est un grand champion, mais il n’a jamais affronté quelqu’un comme moi – quelqu’un qui n’a pas peur de perdre, ni de vivre à fond."*
Les bookmakers le placent déjà en 3ᵉ position pour un futur combat de titre, derrière Shavkat Rakhmonov et Jack Della Maddalena. Mais avec son style spectaculaire et son aura médiatique, beaucoup parient sur une accélération du processus.
Derrière les projecteurs : La machine Prates
Ce que le public ne voit pas, c’est l’équipe qui gère (tant bien que mal) les excès de Prates. Son nutritionniste, Dr. Paula Silva, a révélé à Ag Fight :
*"On a un protocole très strict les 10 jours avant le combat : désintoxication express, perfusion de vitamines, et sommeil forcé. Carlos déteste ça, mais il sait que c’est nécessaire. Le jour J, il est à 100%. Après… c’est une autre histoire."*
Une méthode qui rappelle étrangement celle de Jorge Masvidal dans ses grandes années – avec une différence majeure : Prates n’a pas (encore) de rivalité médiatique aussi explosive que celle avec Colby Covington. Mais ça pourrait changer…
Et maintenant ? Le calendrier idéal pour Prates
Trois scénarios se dessinent pour la suite :
1. Un combat contre Della Maddalena (n°5) pour un "title eliminator" – l’option la plus logique, mais risquée.
2. Un choc contre Rakhmonov (n°2), pour un duel de styles (le KO artist contre le grappler technique).
3. Un saut direct vers Makhachev, si Dana White décide de miser sur le spectacle (et les ventes de PPV).
Prates, lui, a déjà son idée : *"Je veux Makhachev. Pas en 2025, pas dans six mois. Maintenant. Qu’il me montre ce qu’il vaut, ce Russe. Moi, je serai prêt… avec ou sans Spaten avant le combat."*

