Un Parcours Éclair vers une Retraite Anticipée
**Carlos Prates** n’a pas l’intention de traîner dans l’Octogone. À **32 ans**, le Brésilien envisage déjà la **retraite**, mais pas n’importe laquelle : une sortie **en champion**, après avoir coché deux cases majeures – un **titre UFC** et une **revanche contre Ian Garry**. Un plan audacieux, presque cinématographique, qui résume à lui seul l’état d’esprit de ce combattant **hors normes**.
Avec **29 combats** au compteur, dont **6 sous la bannière UFC**, Prates a connu des hauts et des bas, mais toujours avec une **constance redoutable**. Sa défaite face à Garry en **avril 2024** – sa première en **six ans** – aurait pu le briser. À la place, elle a servi de **détonateur**. Quatre mois plus tard, il écrasait **Geoff Neal** par **KO** à l’*UFC 319*, prouvant que son niveau était toujours là. *"Je veux la ceinture, puis la revanche contre Garry. Après, ce sera barbecue et bières"*, a-t-il déclaré à *The Ariel Helwani Show*, résumant sa philosophie en une phrase : **efficacité, ambition, et une pointe de désinvolture**.
Ce qui frappe chez Prates, c’est cette capacité à **assumer ses contradictions**. Dans un sport où la discipline est souvent érigée en dogme, il avoue sans complexe ses **excès** – cigarettes, bières – tout en alignant les victoires. *"Je ne suis pas un moine. Je vis ma vie, mais quand je monte dans la cage, je suis un tueur"*, confie-t-il. Une approche qui déroute, mais qui fonctionne. Et qui pourrait bien le mener jusqu’au **sommet**.
"Rocky" Edwards : L’Ultime Épreuve avant le Graal
Le **15 novembre 2024**, au **Madison Square Garden**, Carlos Prates affrontera **Leon Edwards**, l’ancien champion des **poids mi-moyens**, dans ce qui s’annonce comme **le combat de sa carrière**. Une victoire contre *"Rocky"*, et la voie vers un **title shot** s’ouvrira enfin. *"Si je le bats, je mérite ma chance. Point final"*, assume Prates, conscient que ce duel pourrait **définir son héritage**.
Edwards, connu pour son **jeu technique** et sa **résilience**, représente un défi de taille. Mais Prates a un atout : **l’effet surprise**. Son style **explosif**, mêlant **puissance** et **précision**, a déjà fait des ravages contre des adversaires réputés. Contre Neal, il a démontré qu’il pouvait **rebondir après un échec** – une qualité essentielle pour qui vise le titre.
Pourtant, certains observateurs restent sceptiques. *"Prates a le niveau, mais Edwards est un client bien plus coriace que Garry ou Neal. S’il veut le titre, il devra tout donner"*, analyse **Daniel Cormier**, commentateur UFC. Un avis partagé par d’anciens rivaux, qui soulignent que **l’insouciance** de Prates pourrait aussi être **son talon d’Achille** face à un adversaire aussi **stratège** qu’Edwards.
"Le Combat des Cigarettes" : Quand les Vices Deiennent une Arme Psychologique
Si une chose distingue Carlos Prates, c’est bien son **mépris affiché pour les conventions**. Dans un milieu où les athlètes surveillent leur alimentation, leur sommeil et leur hygiène de vie, lui assume **ses cigarettes**, ses **bières**, et un **détachement apparent** pour les sacrifices habituels. *"Je ne vais pas mentir : j’aime bien fumer une clope après l’entraînement. Ça me détend"*, lance-t-il, provocation à peine voilée.
Pourtant, derrière cette **fausse nonchalance** se cache une **stratégie bien huilée**. Prates sait que son image **d’"anti-athlète"** déstabilise. *"Les gens me sous-estiment parce que je ne joue pas les durs à l’entraînement. Mais quand la cage se referme, je suis aussi sérieux que les autres"*, explique-t-il. Une tactique qui a fait ses preuves : ses adversaires, convaincus de son **manque de rigueur**, se retrouvent souvent **submergés par son intensité**.
Son entraîneur, **Rafael Cordeiro** (réputé pour avoir coaché des légendes comme **Anderson Silva**), confirme : *"Carlos a un mental d’acier. Il peut paraître relâché, mais quand il décide de frapper, c’est comme un coup de masse. Edwards va devoir faire très attention."* Un avertissement qui sonne comme un **présage** avant leur affrontement au *MSG*.
Derrière le Sourire : La Pressure d’un Rêve à Portée de Main
Malgré ses airs décontractés, Prates sait que **l’enjeu est colossal**. Une victoire contre Edwards, et il pourrait affronter **le champion en titre** (probablement **Ian Machado Garry**, si ce dernier conserve sa ceinture) dans un **choc des titans**. Une revanche qui, pour lui, **dépasse le sport** : *"Garry m’a battu, mais ce n’était pas moi ce soir-là. Je veux lui montrer qui je suis vraiment."*
Pourtant, la pression est réelle. À **32 ans**, avec **29 combats** dans les jambes, Prates sait que son corps **ne lui pardonnera pas** une préparation bâclée. *"Je ne suis plus un gamin. Chaque combat compte double maintenant"*, reconnaît-il. D’où son **régime d’entraînement ajusté** – moins de cigarettes, plus de sparring, et une **hygiène de vie (légèrement) améliorée**.
Son équipe veille aussi à **protéger son mental**. *"Carlos a tendance à minimiser les risques. Notre job, c’est de lui rappeler que Edwards n’est pas Neal. Une erreur, et tout s’écroule"*, explique son manager. Un équilibre délicat entre **confiance** et **lucidité**, alors que le **rêve du titre** n’a jamais été aussi proche.
Et Après ? Le Plan (Presque) Parfait
Si tout se déroule comme prévu, Prates pourrait bien **quitter le MMA en 2025**, **ceinture autour de la taille** et **revanche au compteur**. Un scénario digne des plus grands, qu’il évoque avec une **sérénité déconcertante** : *"35 ans, c’est la limite que je me suis fixée. Mais si je deviens champion avant, pourquoi attendre ? Je préfère partir trop tôt que trop tard."*
Reste une question : **que fera-t-il après ?** L’homme qui rêve de *"barbecue et de bières"* pourrait bien se lancer dans **le coaching**, ou pourquoi pas **le commentaire sportif** – son **charisme naturel** et son **franc-parler** en feraient un atout. *"Je ne disparaîtrai pas. Le MMA, c’est ma vie, même sans les gants"*, promet-il.
En attendant, une chose est sûre : **l’UFC 322** sera un tournant. Soit Prates s’impose comme **le prochain prétendant au titre**, soit il devra **revoir ses ambitions**. Mais une chose est certaine : qu’il gagne ou perde, **il le fera à sa manière** – avec panache, quelques cigarettes, et cette **insolence** qui fait de lui un combattant **inoubliable**.

