Podcast explosif : quand une gifle relance la guerre froide entre Muhammad et Usman
Imaginez la scène : un studio d’enregistrement, des caméras qui tournent, et deux des meilleurs welders de l’UFC assis côte à côte. Belal Muhammad et Kamaru Usman, rivaux depuis des années, partagent pour une fois le même espace – sous la supervision de leur manager commun, Ali Abdelaziz, et en compagnie d’Henry Cejudo, ancien double champion UFC. L’ambiance ? Électrique. Le sujet ? Leurs carrières, leurs défaites, et cette tension palpable qui n’a jamais vraiment disparu.
Pourtant, personne ne s’attendait à ce que les mots laissent place aux gestes. Selon les témoignages qui filtrent, Usman aurait giflé Muhammad en plein direct, un acte qui a immédiatement enflammé les esprits. Ce qui devait être une discussion technique sur leur art est devenu un clash digne des plus grands beefs du MMA. "Il m’a frappé, et après ? Il n’a même pas eu les couilles d’assumer", aurait lancé Muhammad, visiblement remué mais déterminé à ne pas laisser passer l’affront. Ce à quoi Usman n’aurait répondu que par le silence – un mutisme que Muhammad interprète comme une preuve de "lâcheté".
L’intervention d’Henry Cejudo et de l’équipe de tournage aurait été nécessaire pour éviter que la situation ne dégénère davantage. "On était à deux doigts d’avoir un vrai combat dans le studio", confiera plus tard une source proche de l’enregistrement. Un épisode qui, s’il est diffusé, promet de devenir viral – et de relancer les spéculations sur un éventuel rematch entre les deux hommes.
Car oui, malgré les apparences, cette histoire n’est peut-être pas terminée. Les fans se souviennent encore du UFC 285, où Muhammad avait dominé Usman dans un combat catchweight, avant que ce dernier ne subisse deux défaites cinglantes face à Leon Edwards (par KO) et Khamzat Chimaev. Une chute brutale pour l’ancien roi des welters, qui contraste avec le parcours sinueux de Muhammad : après avoir enfin décroché le titre en 2023, il l’a perdu dès sa première défense face à Jack Della Maddalena, un revers qui l’a contraint à se reconstruire en urgence.
"Un vrai homme ne laisse pas passer ça" : Muhammad enterre (vrai ou faux ?) la rivalité
Sur le podcast "No Scripts", Belal Muhammad n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la réaction d’Usman – ou plutôt son absence de réaction – en dit long sur son caractère. "Tu me frappes, et après tu fais semblant de rien ? Un vrai homme, ça se défend. Lui, il a fui. Comme d’habitude." Des mots durs, qui sonnent comme un adieu à une rivalité qui a marqué l’UFC.
Pourtant, les observateurs restent sceptiques. "C’est du théâtre, comme d’hab", estime le journaliste John Morgan, spécialiste du MMA. "Muhammad sait très bien qu’en alimentant le feu, il attire l’attention sur son combat contre Ian Garry. Et Usman ? Il a trop à perdre en répondant. Il prépare son retour, pas une guerre médiatique." Une analyse qui trouve écho chez les fans, divisés entre ceux qui y voient une stratégie marketing et ceux qui croient à une vraie animosité.
Ce qui est sûr, c’est que Muhammad semble avoir tourné la page. Du moins en apparence. "Mon focus, maintenant, c’est Ian Garry. Lui, au moins, il a le cran de monter dans la cage", a-t-il déclaré en conférence de presse. Un message clair : pour lui, Usman n’est plus qu’un chapitre fermé. Mais dans le monde du MMA, les vieux démons ont la peau dure.
Doha dans le collimateur : Muhammad vs Garry, un combat à haut risque
Le 2 mars 2024, l’ABHA Arena de Doha (Qatar) sera le théâtre d’un duel qui pourrait tout changer pour Belal Muhammad. Face à lui, Ian Garry, le prodige irlandais au style flamboyant et à la gueule d’ange, mais surtout à la série de 12 victoires consécutives (dont 8 par KO). Un adversaire redoutable, qui représente à la fois une opportunité de renaissance et un risque énorme pour Muhammad.
"Garry, c’est le genre de mec qui peut te faire passer pour un vieux", confie un entraîneur de l’American Top Team. "Il est rapide, précis, et il n’a pas peur. Si Belal veut prouver qu’il est toujours dans la course au titre, il doit le dominer. Sinon, c’est la chute." Un enjeu colossal, d’autant que Muhammad, malgré son expérience, sort d’une défaite humiliante contre Della Maddalena – un combat où il a semblé perdre pied dès le deuxième round.
À l’inverse, Kamaru Usman prépare son retour dans l’ombre. Après sa victoire contre Joaquin Buckley en juin 2023 – un succès laborieux mais nécessaire –, il mise sur un travail technique pour retrouver son niveau d’antan. "Je ne suis pas fini", a-t-il répété à plusieurs reprises. "Le titre, je le reprends. Et ceux qui doutent vont regretter." Des paroles qui résonnent comme un avertissement… peut-être même à l’attention de Muhammad.
Alors, stratégie ou sincérité ? Entre la gifle du podcast, les déclarations incendiaires et les enjeux sportifs, une chose est sûre : l’histoire entre Belal Muhammad et Kamaru Usman est loin d’être terminée. Et si Doha pourrait bien être l’acte final de ce feuilleton, une question persiste : et si tout cela n’était qu’un prélude ?
Derrière les caméras : ce que le podcast ne vous montrera (probablement) pas
Saviez-vous que ce podcast était initialement prévu pour désamorcer les tensions ? Selon nos informations, Ali Abdelaziz avait organisé cette rencontre dans l’espoir de "faire enterrer la hache de guerre" entre ses deux poulains. "Ils ont trop à perdre à se battre entre eux", aurait-il confié à un proche. "Surtout avec les contrats qui arrivent à échéance."
Pourtant, dès les premières minutes, l’ambiance a tourné au vinaigre. Muhammad, jamais avare de provocations, aurait évoqué la défaite d’Usman face à Leon Edwards – un sujet ultra-sensible. "Tu veux parler de lâcheté ? Regarde-toi dans un miroir, champ’", aurait rétorqué Usman, avant que les gestes ne remplacent les mots. Ce que les caméras n’ont pas capté ? Henry Cejudo, visiblement amusé, qui murmure à l’oreille de Muhammad : "Tu cherches la merde, mon pote…"
Autre détail croustillant : après l’incident, Usman aurait refusé de serrer la main de Muhammad en quittant le plateau. Un geste symbolique, qui en dit long sur l’état de leur relation. "C’est plus qu’une rivalité sportive maintenant", analyse un membre de l’équipe d’Usman. "C’est personnel. Et ça, ça change tout."
Reste une question : ce podcast sera-t-il diffusé ? Si oui, l’UFC pourrait bien se retrouver avec un nouveau "2Pac vs Biggie" sur les bras – une guerre médiatique qui dépasserait largement le cadre de l’Octogone.

