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UFC Vancouver : Brendan Allen Dompte Reinier de Ridder, mais l'Arbitrage de Dan Miragliotta Vole la Vedette

UFC Vancouver : Brendan Allen Dompte Reinier de Ridder, mais l'Arbitrage de Dan Miragliotta Vole la Vedette

Brendan Allen s’impose face à l’ex-double champion Bellator Reinier de Ridder lors d’un UFC Vancouver électrique, mais c’est l’arbitrage chaotique de Dan Miragliotta qui domine les conversations. Entre un TKO tardif et une gestion douteuse du combat Malott vs Holland, les erreurs des officiels ont presque éclipsé les performances sportives. Une soirée où le MMA se rappelle à nous : même les victoires éclatantes peuvent être ternies par des décisions contestables.

L'essentiel

  1. Brendan Allen signe un TKO au 2ᵉ round contre Reinier de Ridder , sa victoire la plus médiatisée en UFC.
  2. L’arbitre Dan Miragliotta critiqué pour son intervention tardive lors du TKO, malgré des coups non contestés.
  3. Erreur majeure dans le combat Malott vs Holland : genou illégal ignoré, pas de déduction de point, et un combattant sonné autorisé à continuer.
  4. Les experts s’interrogent : la formation des arbitres en MMA est-elle suffisante pour suivre le rythme des combats modernes ?
  5. Allen entre dans le top 10 des middleweights UFC, mais son avenir dépendra aussi de la capacité de l’UFC à gérer ses officiels.

Brendan Allen : Le Saut dans la Cour des Grands

UFC Vancouver restera gravé comme le soir où Brendan Allen a franchi un cap. Face à Reinier de Ridder, ancien double champion de Bellator (middleweight et light heavyweight), l’Américain de 28 ans n’a pas tremblé. Dès les premières secondes, son jeu de jambes fluide et ses enchaînements précis ont mis de Ridder en difficulté. Au deuxième round, une série de coups au sol, non retournés, a forcé l’arrêt de l’arbitre. Un TKO net, mais… trop tardif pour certains.

Cette victoire, la 12ᵉ en 15 combats sous contrat UFC, propulse Allen dans une nouvelle dimension. Jusqu’ici considéré comme un outsider solide, il devient désormais un prétendant crédible pour le top 5. Son style, mélange de jiu-jitsu noir (ceinture obtenue sous Marcelo Garcia) et de boxe agressive, séduit les puristes. "Je savais que j’avais le niveau pour battre les meilleurs. Ce soir, je l’ai prouvé", a-t-il déclaré en conférence de presse, le visage encore marqué par l’effort.

Pourtant, le combat aurait pu basculer. De Ridder, connu pour son grappling redoutable, a failli soumettre Allen au premier round avec une clé de bras. "J’ai senti mon épaule craquer, mais j’ai tenu. C’est là que se gagne les grands combats", a confié Allen. Une résilience qui paie : avec cette performance, il se positionne pour un affrontement contre un top 10, peut-être Marvin Vettori ou Jack Hermansson.


Mais au-delà de la performance sportive, c’est l’arbitrage qui a volé la vedette. Et pas pour les bonnes raisons.

Dan Miragliotta : Quand l’Arbitre Devient le Centre des Polémiques

Dan Miragliotta, arbitre expérimenté (plus de 500 combats UFC à son actif), est habitué aux critiques. Mais samedi, il a franchi un seuil. Dès le TKO d’Allen sur de Ridder, les réseaux sociaux se sont embrassés : "Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?" Le Néerlandais, bien que dominé, répondait encore faiblement aux coups. Une intervention plus précoce aurait-elle évité des dégâts inutiles ? Les avocats de la sécurité des athlètes, comme le Dr. Margaret Goodman (ancienne médecin de la commission du Nevada), ont rappelé que "l’arbitre doit protéger le combattant, même contre lui-même".

Mais le pire était à venir. Lors du combat opposant Mike Malott à Kevin Holland, Miragliotta a commis une erreur grossière. Après un genou illégal de Malott (alors que Holland avait un genou à terre), l’arbitre a… repris le combat sans déduction de point. Pis : Holland, visiblement sonné, a été autorisé à continuer, avant de subir une défaite par soumission. "C’est une honte. Les règles sont claires : genou à terre = pas de coup de genou. Point.", a tonné le commentateur Daniel Cormier en direct.

Les conséquences ? Une tempête sur les réseaux, avec des appels à une réforme de la formation des arbitres. L’Association des Commissaires de Combat (ABC) a d’ailleurs annoncé une revue des protocoles. "On ne peut plus se permettre ce genre d’erreurs à ce niveau", a déclaré son président, Mike Mazzulli. Certains, comme l’ancien arbitre John McCarthy, vont plus loin : "Miragliotta devrait être suspendu le temps d’une évaluation complète".

"Le Cirque de Vancouver" : Quand les Officiels Devinent la Star Malgré Eux

Ironie du sort : alors que Brendan Allen réalisait la performance de sa carrière, c’est l’arbitrage qui a dominé les titres post-événement. Même les combattants ont réagi. Israel Adesanya, champion des middleweights, a posté un meme sur Instagram avec la légende : "UFC Vancouver : 10 combats, 1 gagnant… l’arbitre". De son côté, Dana White, président de l’UFC, a tenté de minimiser : "Les erreurs font partie du sport. On corrige et on avance". Une réponse qui n’a pas convaincu les fans, habitués à des standards plus élevés dans d’autres sports comme la boxe (où les juges sont régulièrement suspendus pour erreurs flagrantes).

Pire : cette polémique a éclipsé d’autres performances notables de la soirée, comme la victoire éclair de Jailton Almeida (38 secondes !) ou le retour triomphal de Charles Jourdain. "C’est frustrant. On se tue à l’entraînement pour des moments comme ça, et tout ce dont on parle, c’est des erreurs d’arbitrage", a confié un combattant sous couvert d’anonymat.

Alors, comment expliquer ces ratés à répétition ? Plusieurs pistes :

  • La vitesse du MMA moderne : Les combats sont plus rapides, plus techniques. Les arbitres, souvent issus du kickboxing ou de la boxe, peinent à suivre.
  • Le manque de sanctions : Contrairement à d’autres sports, les arbitres MMA ne subissent presque jamais de conséquences après des erreurs graves.
  • La pression des promotions : Certains accusent l’UFC de "protéger" ses stars en fermant les yeux sur des arbitrages discutables (ex. : le combat Jon Jones vs Dominick Reyes en 2020).

Allen vs De Ridder : Le Duel des Stratèges (Et Ce Que les Stats Nous Révèlent)

Revenons au combat principal. Si l’arbitrage a fait polémique, la stratégie d’Allen mérite une analyse fine. Contrairement à de Ridder, habitué à dominer au sol, Allen a choisi de dictater le rythme debout. Résultat :

  • Significant strikes : 45-30 en faveur d’Allen (dont 20 coups au corps, une cible rare chez de Ridder).
  • Takedowns : 1/1 réussi pour Allen, contre 0/2 pour de Ridder, pourtant réputé pour son grappling.
  • Contrôle au sol : 3 minutes 12 pour Allen, contre 1 minute 30 pour de Ridder.
"J’ai étudié ses combats chez Bellator. Il aime amener au sol tôt, alors j’ai décidé de le fatiguer debout d’abord", a expliqué Allen. Une approche payante, qui rappelle celle de Alex Pereira contre Israel Adesanya : neutraliser la force adverse avant de l’exploiter.

Côté néerlandais, de Ridder a reconnu son impuissance : "Il était plus rapide, plus précis. J’ai sous-estimé son niveau en striking". Une défaite qui relance les questions sur son adaptation à l’UFC. Après deux revers en trois combats (dont un KO contre Brad Tavares), son avenir dans l’organisation est incertain.

Et Maintenant ? Le Futur d’Allen et les Leçons de Vancouver

Pour Brendan Allen, les options sont multiples :

  • Un combat contre un top 10 : Marvin Vettori (n°6) ou Jack Hermansson (n°8) seraient des adversaires logiques.
  • Un "gatekeeper" : Derek Brunson ou Sean Strickland pour confirmer son statut.
  • L’attente d’un titre : Si Dricus Du Plessis bat Israel Adesanya à l’UFC 305, un combat contre le vainqueur pourrait émerger en 2025.
"Je veux les meilleurs. Donnez-moi un top 5, et je montrerai que je mérite une chance pour la ceinture", a lancé Allen.

Côté arbitrage, l’UFC a intérêt à agir vite. Des solutions existent :

  • Instaurer un système de revision vidéo en temps réel (comme au football américain).
  • Former les arbitres aux spécificités du MMA moderne (ex. : les "scramble" rapides au sol).
  • Sanctionner les erreurs répétées : suspensions temporaires ou rétrogradations pour les officiels fautifs.
"On ne peut plus se permettre de gâcher des soirées comme ça. Les fans méritent mieux", a insisté le journaliste Ariel Helwani.

Enfin, cette soirée pose une question plus large : le MMA est-il en train de sacrifier son intégrité sportive sur l’autel du spectacle ? Entre les juges controversés, les stoppages tardifs et les erreurs de règles, la crédibilité du sport est en jeu. "Si on ne corrige pas ça, un jour, un combattant va payer le prix fort", avertit le légendaire entraîneur Firas Zahabi.

Pour Brendan Allen, en revanche, l’avenir s’annonce radieux. À 28 ans, avec un jeu complet et une détermination sans faille, il incarne cette nouvelle génération de middleweights prêts à bousculer l’ordre établi. Reste à savoir si l’UFC saura lui offrir les combats qu’il mérite… et si les officiels sauront, cette fois, rester discrets.

La victoire de Brendan Allen à Vancouver marque un tournant, mais elle laisse un goût amer. Celui d’un sport où l’excellence sportive peut être ternie par des erreurs humaines évitables. Alors qu’Allen se prépare à affronter l’élite des middleweights, l’UFC, elle, doit urgemment réformer son arbitrage. Sinon, ce ne sont pas seulement les combats qui seront mémorables… mais pour les mauvaises raisons.
Une chose est sûre : après cette soirée, plus personne ne doute du potentiel d’Allen. Maintenant, à lui de prouver qu’il peut aller encore plus haut. Et à l’UFC de s’assurer que ses prochaines performances ne seront pas éclipsées par des polémiques extra-sportives.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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