Rio sous le Choc : Oliveira, le Roi des Soumissions, Frappe Encore
Quand Charles Oliveira entre dans l’Octogone à Rio, l’électricité est palpable. Face à Mateusz Gamrot, un adversaire connu pour sa résistance et son jiu-jitsu solide, "Do Bronx" a une fois de plus prouvé pourquoi il détient le record du plus grand nombre de soumissions dans l’histoire de l’UFC (16). Dès le début du combat, Oliveira a imposé un rythme effréné, mélangeant frappes précises et tentatives de soumission. Mais c’est au deuxième round que le magicien brésilien a sorti son arme secrète : un face crank d’une exécution chirurgicale, forçant Gamrot à abandonner à 3:57.
Cette victoire, sa 35e en carrière (dont 21 par soumission), lui a valu un 18e bonus Performance of the Night – un record absolu dans l’UFC. "C’était un combat difficile, Gamrot est un guerrier, mais j’ai senti que j’avais l’avantage au sol", a-t-il déclaré en conférence de presse. Une performance qui relance les spéculations : Oliveira, malgré sa récente défaite face à Islam Makhachev, reste-t-il le meilleur grappler de la planète ? Les fans brésiliens, en délire ce soir-là, n’ont aucun doute.
Le saviez-vous ? Le face crank utilisé par Oliveira est une technique rare en MMA, souvent considérée comme controversée en raison de la pression exercée sur la nuque. Pourtant, "Do Bronx" l’a exécutée avec une précision telle que même Gamrot, expert en lutte, n’a pu résister.
Vitor Petrino : 33 Secondes pour Entrer dans l’Histoire des Mi-Lourds
Si Oliveira a brillé par sa technique, Vitor Petrino a lui marqué les esprits par sa puissance pure. Opposé à Thomas Petersen, le Brésilien n’a eu besoin que de 33 secondes pour sceller le sort du combat. Un uppercut du droit suivi d’un crochet du gauche en pleine rotation – une combinaison textuelle qui a envoyé Petersen s’écraser contre la cage avant que l’arbitre n’intervienne. KO fulgurant, bonus de 50 000 $, et une déclaration sans équivoque : "Je veux les meilleurs. Donnez-moi Jamahal Hill ou Alex Pereira !"
Cette victoire, sa 4e consécutive (toutes par KO/TKO), propulse Petrino dans le top 15 des mi-lourds. À 26 ans, il incarne la nouvelle génération de frappeurs brésiliens, capable de rivaliser avec les géants de la catégorie. "Mon objectif est d’être champion avant 30 ans", a-t-il lancé, sous les ovations du public de Rio. Un pari audacieux, mais après une telle démonstration, plus personne ne doute de son potentiel.
Chiffre clé : Petrino détient désormais un taux de 100 % de victoires par KO/TKO dans l’UFC (4 combats, 4 stops). Une statistique qui en fait l’un des frappeurs les plus redoutés de la division.
Beatriz Mesquita : Quand le Jiu-Jitsu Brésilien Rencontre l’UFC
Parmi les stars confirmées, une débutante a volé la vedette : Beatriz Mesquita. La championne de jiu-jitsu brésilien (ceinture noire sous Marcelo Garcia) a fait ses débuts en UFC face à Irina Alekseeva, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a marqué les esprits. Dès les premières secondes, Mesquita a imposé son jeu au sol, enchaînant transitions et tentatives de soumission avec une fluidité rare. Le combat a basculé au deuxième round, quand elle a verrouillé un étranglement arrière imparable, forçant Alekseeva à taper à 2:30.
"C’était un rêve depuis l’enfance. Montrer mon jiu-jitsu sur la plus grande scène du monde, c’est indescriptible", a-t-elle confié, les larmes aux yeux. Avec cette victoire, Mesquita devient la 12e Brésilienne à remporter un bonus Performance of the Night dès son premier combat UFC – un record national. Les observateurs s’accordent déjà à dire qu’elle pourrait devenir une prétendante au titre des poids coqs d’ici 2025, à condition de travailler son striking pour compléter son jeu au sol déjà redoutable.
Comparaison frappante : Son style rappelle celui d’une autre star brésilienne, Marina Rodriguez, qui a également débuté en UFC avec une soumission avant de dominer au striking. Une trajectoire à suivre de près.
Les Coulisses d’une Soirée Historique : Ce que les Caméras n’Ont pas Montré
Derrière ces performances exceptionnelles se cachent des anecdotes qui donnent encore plus de saveur à l’événement. Saviez-vous que :
- Charles Oliveira a refusé de s’entraîner avec des sparrings partenaires la semaine précédant le combat, préférant se concentrer sur la méditation et l’analyse vidéo. Une approche "zen" qui paie, visiblement.
- Vitor Petrino a célébré sa victoire en offrant son short de combat à un jeune fan présent dans les gradins – un geste qui a ému toute l’arène.
- Beatriz Mesquita a reçu un message de félicitations de Demian Maia, légende du jiu-jitsu brésilien, quelques minutes après sa victoire.
- L’UFC a initialement prévu quatre bonus pour cette soirée, mais le combat entre Julia Polastri et Karolina Kowalkiewicz, bien que spectaculaire, n’a pas été récompensé en raison d’une décision partagée controversée.
Ces détails humains rappellent que derrière les athlètes se cachent des parcours uniques, faits de sacrifices et de passion. Et c’est peut-être cela, la vraie magie du MMA.
Et les Autres ? Polastri vs. Kowalkiewicz et les Combats à Revoir
Si Oliveira, Petrino et Mesquita ont trusté les bonus, d’autres combats méritent l’attention. Le duel entre Julia Polastri (21 ans) et Karolina Kowalkiewicz (38 ans) a ainsi offert un contraste générationnel fascinant. Polastri, avec son agilité et ses enchaînements rapides, a dominé les deux premiers rounds, tandis que Kowalkiewicz, forte de son expérience, a failli renverser la tendance en troisième reprise. Finalement, les juges ont rendu un verdict de décision partagée, laissant les fans divisés. "Je mérite mieux que ça", a réagi Polastri, visiblement frustrée.
Autre moment marquant : le retour de Rodolfo Vieira, qui a dominé Armen Petrosyan par décision unanime, prouvant qu’il reste un redoutable compétiteur malgré ses récentes défaites. Une performance qui lui permet de rester dans la course aux ceintures, même si le chemin semble encore long.

