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Ronda Rousey : Le retour aux sources, entre passion retrouvée et spéculations de comeback

Ronda Rousey : Le retour aux sources, entre passion retrouvée et spéculations de comeback

L’icône du MMA revisite ses racines : entre plaisir pur et rumeurs de retour

L'essentiel

  1. Ronda Rousey renoue avec les tatamis sept ans après son dernier combat en UFC , non pour un comeback, mais pour retrouver "l’identité de combattante" qu’elle pensait perdue .
  2. Son retour à l’entraînement, dans un cage installé dans son garage , symbolise une reconquête thérapeutique après une grossesse vécue comme une "trahison" de son corps d’athlète.
  3. Le judo , discipline fondatrice de sa carrière, joue un rôle clé dans cette renaissance, déclenchée par une simple demande d’un ami : "Peux-tu m’aider ?"
  4. Malgré 1,1 million de pay-per-view pour son dernier combat (UFC 207), Rousey assume un retour sans pression ni calcul : "Je n’ai plus à prouver que je suis la meilleure. Je l’ai déjà fait."
  5. Son indifférence face aux spéculations sur un retour en UFC ou en WWE interroge : et si son plus grand combat était désormais contre les attentes du public ?

"Je ne suis pas finie" : quand une vidéo de judo relance la machine à rumeurs

30 décembre 2016. Le T-Mobile Arena de Las Vegas retient son souffle. Ronda Rousey, invaincue pendant 12 combats et icône planétaire du MMA féminin, s’incline en 48 secondes face à Amanda Nunes (UFC 207). Un KO qui sonne comme un coup de massue pour une carrière fulgurante. Puis, le silence. Sept ans sans combat, une reconversion éclatante à la WWE, une grossesse, et soudain… une vidéo. Avril 2024 : Rousey, en gi de judo, enchaîne les projections avec une aisance déconcertante. Les réseaux s’embrasent : "Elle prépare son retour !" Pourtant, la principale intéressée tempère avec un sourire en coin : "Personne n’est jamais vraiment fini. Regardez Mike Tyson à 58 ans…"

Cette phrase, lâchée lors d’un podcast, est un aveu à demi-mot. Le "feu sacré" brûle encore, mais sous les braises. Car Rousey, première femme intronisée au Hall of Fame de l’UFC (2018), n’a jamais officiellement annoncé sa retraite. Son absence prolongée était perçue comme une fuite après deux défaites traumatisantes (contre Holly Holm en 2015, puis Nunes). Pourtant, son retour sur les tatamis n’a rien d’une préparation militaire. "Je m’entraîne pour mon bonheur. C’est si mal ?", lance-t-elle, provocante, face aux spéculations. Une réponse qui en dit long : après avoir révolutionné le MMA féminin (elle a popularisé le concept de main event féminin), la voici libre de ses choix. Même les plus inattendus.


Entre maternité et tatamis : "Mon corps m’a trahie, il fallait que je le récupère"

Janvier 2023 : Ronda Rousey devient mère. Une expérience qu’elle décrit comme "incroyablement dure, bien plus que n’importe quel combat". Pour celle qui a passé sa vie à dominer son corps (elle était la première Américaine à remporter une médaille olympique en judo, en 2008), la grossesse a été un choc. "Passer d’une machine athlétique à un corps qui semble vous échapper… J’avais peur qu’un simple roulé-boulé me brise le dos", confie-t-elle, voix tremblante, dans une rare interview accordée à ESPN.

Son retour à l’entraînement n’est donc pas un caprice, mais une nécessité vitale. Dans son garage transformé en dojo, entre les couches et les biberons, Rousey reconstruit son identité. "Je voulais retrouver cette liberté de mouvement, cette sensation de contrôle. Pas pour les autres, pour MOI." Un discours qui tranche avec l’image de la "machine à records" qu’elle incarnait à l’UFC. Ici, pas de coach criant des ordres, pas de régime draconien : juste le plaisir brut de enchaîner les armbars (sa prise fétiche) avec des amis, comme aux débuts, quand le MMA était une passion et non une industrie.

Le détail qui tue : son cage d’entraînement est installé à côté… du parc de sa fille. "Elle me regarde parfois taper dans les pads en riant. C’est surréaliste", s’amuse Rousey. Une scène qui résume tout : la guerrière et la mère, réunies dans un même espace, sans contradiction. Juste une femme qui réapprend à coexister avec ses multiples identités.


Le judo, cette madeleine de Proust qui a tout déclenché

Tout est parti d’un SMS anodin. "Hey Ronda, tu peux m’aider à préparer ma ceinture noire ?" Le message vient d’un ancien coach, un proche qui connaît ses démons. Sans hésiter, Rousey sort les tapis poussiéreux de son garage. "Au début, c’était juste pour lui montrer deux-trois prises. Puis on a commencé à s’amuser…" Sous ses doigts, les techniques de judo (sa discipline d’origine) reviennent comme une seconde nature. Les seoi-nage (projections par l’épaule), les juji-gatame (étranglements)… Son corps se souvient.

Ce retour aux fondamentaux n’est pas anodin. Le judo, c’est l’ADN de Rousey : elle a été la première Américaine à gagner une médaille olympique dans cette discipline (bronze à Pékin en 2008). C’est aussi grâce au judo qu’elle a dominé l’UFC (12 victoires en 12 combats avant 2015), avec son armbar légendaire. "Retrouver ces mouvements, c’était comme revoir un vieux copain. On se comprend sans parler", explique-t-elle, les yeux brillants.

Pourtant, aucun plan de bataille. Pas de contrat UFC en vue, pas de défi à lancer à Valentina Shevchenko ou Alexa Grasso (championnes actuelles). Juste le plaisir du geste. "Mon coach de préparation physique me proposait depuis des années de tenir les pads. Cette fois, j’ai dit oui. Sans arrière-pensée", assume-t-elle. Un luxe que peu d’athlètes de son niveau peuvent s’offrir : s’entraîner sans pression, comme une amateur éprise de son art.

L’ironie de l’histoire ? Ces séances "sans enjeu" ont relancé la machine médiatique. Chaque vidéo postée sur Instagram génère des milliers de commentaires : "Ronda vs. Nunes 2 !", "On veut un comeback !" Des réactions qui la font sourire, mais aussi réfléchir : "Pourquoi le public ne peut-il pas accepter qu’une athlète s’entraîne… juste pour le fun ?"


"Je n’ai pas à appeler Dana White" : Rousey et l’art de désobéir aux attentes

La question hante les fans : Ronda Rousey reviendra-t-elle en UFC ? Sa réponse, cinglante : "Je n’ai pas à appeler Dana White pour exister." Un rappel à l’ordre pour ceux qui oublient que son héritage dépasse les octogones. Après avoir bouleversé le MMA féminin (elle a multiplié par 10 les salaires des combattantes), puis réinventé le catch féminin à la WWE (où elle a été main event de WrestleMania en 2019), Rousey n’a plus rien à prouver. Pourtant, les chiffres parlent : son dernier combat en UFC (UFC 207) avait généré 1,1 million de pay-per-view, un record pour un événement féminin à l’époque.

Aujourd’hui, elle préfère l’intimité de son garage aux arènes bondées. "Mon cage est chez moi, pas dans un stade. Et c’est très bien comme ça". Une philosophie qui déroute dans un monde où les comebacks se monnayent en millions (voir Conor McGregor ou Brock Lesnar). Mais Rousey, elle, joue une autre partition. "Je n’ai plus à prouver que je suis la meilleure. Je l’ai déjà fait. Maintenant, je fais ce qui me rend heureuse. Point."

Alors, quel avenir ? Les options sont multiples :

  • Un retour en UFC ? Peu probable, mais pas impossible. Dana White a déjà laissé entendre que la porte lui était "toujours ouverte".
  • Un combat exhibition ? Comme Floyd Mayweather contre Logan Paul, mais en version MMA ? L’idée fait sourire Rousey.
  • Un rôle d’ambassadrice ? Elle pourrait suivre la voie de Georges St-Pierre, devenu mentor.
  • Rien de tout ça ? Juste continuer à s’entraîner pour le plaisir, loin des projecteurs.
"Tout est possible, mais rien n’est obligatoire", résume-t-elle, énigmatique.

Le vrai combat de Rousey, aujourd’hui, est ailleurs : réinventer ce que signifie "être une légende". Pas en accumulant les titres, mais en refusant les cases. Après avoir été la reine de l’UFC, puis la star de la WWE, la voici la femme qui s’entraîne pour le fun. Et si c’était ça, sa plus grande victoire ?


Derrière les gants : la Rousey que personne ne connaît

Saviez-vous que Ronda Rousey déteste les interviews ? Ou qu’elle a failli tout arrêter après sa première défaite contre Sarah D’Alelio en 2011 (un combat amateur qu’elle a perdu par armbar, ironiquement) ? Voici quelques anecdotes méconnues qui éclairent son retour :

  • Son premier amour : le ski nautique. Elle a failli en faire une carrière avant de se consacrer au judo.
  • Sa phobie : les avions. Elle voyage toujours avec un stress ball pour gérer son anxiété.
  • Son rituel : avant chaque combat, elle écoutait "The Pretender" des Foo Fighters en boucle.
  • Son regret : ne pas avoir pu affronter Cris Cyborg (une rivalité avortée qui a marqué l’histoire du MMA féminin).
  • Son projet fou : écrire un livre pour enfants sur… l’art de tomber (un clin d’œil à son judo).

Ces détails humains rappellent que derrière la légende se cache une femme complexe, bien loin du personnage de "super-héroïne" qu’on a voulu lui coller. "J’ai passé ma vie à être une machine. Aujourd’hui, j’apprends à être une personne ", confie-t-elle. Peut-être est-ce là le vrai sens de son retour : se réapproprier son histoire, sans filtres ni attentes.

Ronda Rousey a marqué l’histoire du MMA en brisant les plafonds de verre et en redéfinissant les standards du sport féminin. Aujourd’hui, elle écrit un nouveau chapitre, bien plus intime : celui d’une athlète qui ose s’entraîner sans but, simplement pour le plaisir de se mouvoir. Dans un monde obsédé par les comebacks et les records, son plus grand combat est peut-être de rester libre – libre de ses choix, libre de ses envies, libre même de ne plus rien prouver.
Alors, verra-t-on un jour Rousey remonter dans un octogone ? Personne ne le sait. Pas même elle. Mais une chose est sûre : que ce soit sur les tatamis de son garage ou sous les projecteurs de l’UFC, Ronda Rousey continuera de surprendre. Parce que c’est ça, après tout, sa véritable signature.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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