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Reinier de Ridder défie la logique : "Chimaev d’abord, Pereira après ? Non. Mon heure est venue !"

Reinier de Ridder défie la logique : "Chimaev d’abord, Pereira après ? Non. Mon heure est venue !"

À 35 ans, Reinier de Ridder n’a jamais été aussi proche du titre. Invaincu en 2024 avec trois victoires écrasantes, le Néerlandais compte bien transformer l’essai face à Brendan Allen à l’ UFC Vancouver pour forcer un duel contre Khamzat Chimaev . Mais entre les spéculations sur un super-fight Chimaev vs Pereira et la menace Nassourdine Imavov , le chemin vers la ceinture s’annonce semé d’embûches. Stratège et sans filtre, de Ridder dépeint un scénario où la performance prime sur les calculs politiques.

L'essentiel

  1. Objectif Vancouver : De Ridder vise une 4ᵉ victoire en 2024 contre Brendan Allen, avec une finition précoce pour marquer les esprits.
  2. Défis logiques : Il critique la prestation "peu convaincante" d’ Imavov contre Borralho et se positionne comme l’alternative crédible à Chimaev.
  3. Super-fight improbable : Bien que Chimaev vs Pereira intrigue stylistiquement, de Ridder reste focalisé : "Mon combat, c’est Chimaev, point final."
  4. Calendrier idéal : Il table sur un combat de titre en janvier-février 2026 , anticipant le retour de Chimaev.
  5. Regrets et leçons : Le Néerlandais assume ses erreurs face à Whittaker ("J’aurais dû le finir plus tôt") et en tire une motivation redoublée.

Vancouver 2024 : Le dernier test avant l’assaut final

Reinier de Ridder n’a pas l’habitude de tourner autour du pot. À l’aube de son combat contre Brendan Allen à l’UFC Vancouver, le Néerlandais de 35 ans assume un objectif sans détour : "Une victoire, et pas n’importe laquelle. Une domination du début à la fin, avec une finition qui force la main à l’UFC." Invaincu en 2024 avec trois succès (dont deux par soumission), de Ridder sait que chaque détail comptera pour convaincre Dana White et les fans. Son adversaire, Allen, bien que solide, incarne surtout une étape vers un rêve plus grand : Khamzat Chimaev et sa ceinture des poids moyens.

Mais pourquoi cette urgence ? Parce que le temps presse. À un âge où la plupart des athlètes envisagent la retraite, de Ridder sent que son heure est venue. "Je ne suis pas là pour faire de la figuration. Si je veux ce titre, c’est maintenant ou jamais." Une déclaration qui résonne comme un ultimatum, autant pour lui-même que pour l’UFC. Et si Vancouver doit être le tremplin, le Néerlandais compte bien y laisser une empreinte indélébile.


"Chimaev vs Pereira ? Un combat de rêve… mais pas pour moi"

Quand Khamzat Chimaev a lancé son appel à Alex Pereira pour un super-fight à 185 lbs, les réseaux sociaux se sont emballés. Reinier de Ridder, lui, a souri avant de recentrer le débat. "Stylistiquement, c’est intéressant. Chimaev a des chances – Pereira n’a jamais affronté un lutteur de ce niveau. Mais bon, c’est un peu ridicule, non ?" Le Néerlandais n’y va pas par quatre chemins : pour lui, ce match-up relève davantage du fantasy booking que d’une réalité immédiate.

Pourtant, l’idée n’est pas totalement saugrenue. Pereira, double champion du monde de kickboxing, a prouvé sa puissance de frappe, mais son jeu au sol reste un point d’interrogation. Chimaev, lui, excelle dans ce domaine. "Si on parle de styles make fights, oui, ça pourrait être un combat spectaculaire. Mais moi, je me concentre sur ce qui est tangible : le titre des poids moyens." Une réponse qui rappelle que, malgré les spéculations, de Ridder garde les pieds sur terre. Ou presque.

Car derrière cette analyse froide se cache une stratégie : en minimisant l’intérêt du super-fight, il se positionne comme l’option la plus logique pour Chimaev. "Laissez-moi d’abord régler mes comptes avec Khamzat. Après, on verra pour Pereira… ou qui vous voulez." Un message clair envoyé à l’UFC : le vrai combat à faire, c’est Chimaev vs de Ridder.


Imavov, l’ombre qui plane (mais pas assez)

Nassourdine Imavov est l’homme du moment. Cinq victoires d’affilée, dont une contre Israel Adesanya, et une place de challenger n°1 qui semble acquise. Pourtant, Reinier de Ridder n’est pas impressionné. "Son combat contre Caio Borralho ? Franchement, décevant. Il n’a pas su le finir, et Borralho n’est même pas dans le top 10. Moi, au moins, j’ai dominé Robert Whittaker." Une comparaison qui pique, mais qui révèle aussi une faille dans le raisonnement du Néerlandais : sa propre victoire contre Whittaker, bien que solide, n’a pas été exempt de regrets.

"J’aurais dû faire mieux. Le finir plus tôt, ne pas lui laisser une seule seconde de répit." De Ridder assume ses erreurs, mais les transforme en carburant. "Contre Allen, ce sera différent. Pas de demi-mesure. Soit je le sors en moins de deux rounds, soit je revois toute ma carrière." Une pression auto-imposée qui en dit long sur son état d’esprit. Car si Imavov a le mérite d’être en tête de la course, de Ridder mise sur l’impact : une victoire éclatante à Vancouver pourrait tout changer.

Et puis, il y a le calendrier. Chimaev, blessé, ne devrait pas revenir avant début 2026. "Janvier ou février, ce serait parfait. Ça me laisse le temps de me préparer, de peaufiner ma stratégie. Et à l’UFC de décider : est-ce qu’ils veulent voir Imavov, qui a déjà perdu contre Sean Strickland, ou moi, qui n’ai pas perdu depuis 2021 ?" Un argument choc, mais pas totalement honnête : Strickland a depuis été champion, et Imavov a rebondi avec brio. Quoi qu’il en dise, de Ridder sait que la route est étroite.


2021-2024 : La renaissance d’un guerrier

Pour comprendre l’urgence de Reinier de Ridder, il faut remonter à 2021. Après une défaite contre Jiri Prochazka (alors invaincu), beaucoup le voyaient sur le déclin. Pourtant, le Néerlandais a choisi de se réinventer. "J’ai tout repensé : mon entraînement, mon mental, même mon alimentation. J’ai réalisé que je pouvais encore évoluer." Un travail de fond qui a porté ses fruits : depuis, trois victoires, dont deux par soumission, et une montée en puissance constante.

Son secret ? Une équipe remodelée, avec des partenaires d’entraînement spécialisés dans le grappling et des sparrings plus intenses. "Avant, je comptais trop sur ma technique. Maintenant, je veux écraser mes adversaires. Physiquement, mentalement." Une philosophie qui transparaît dans ses combats récents, où il a combiné agressivité et précision. Et puis, il y a cette rage, cette volonté de prouver qu’il n’est pas un "vieux" de la division, mais bien un prétendant légitime.

Brendan Allen sera le test ultime de cette transformation. Plus jeune, endurant, et techniquement complet, l’Américain représente un défi de taille. "Il va essayer de me fatiguer, de me traîner en troisième round. Mais je suis prêt. J’ai travaillé spécifiquement pour ça : un rythme infernal dès la première minute." Si de Ridder tient parole, Vancouver pourrait bien être le début d’une nouvelle ère.


Le scénario idéal (et ses obstacles)

Imaginons la scène : Reinier de Ridder domine Brendan Allen en deux rounds, le soumet avec une clé de bras implacable, et s’adresse à la caméra : "Dana, je veux Chimaev. Pas dans six mois, maintenant." Le public hurle, les réseaux s’embrasent, et l’UFC n’a plus le choix. C’est le scénario rêvé. Mais la réalité est souvent plus complexe.

D’abord, il y a Imavov, dont la trajectoire est tout aussi convaincante. Ensuite, Chimaev lui-même, dont les choix sont souvent imprévisibles (son appel à Pereira en est la preuve). Enfin, il y a la question de la marketability : Pereira, avec son passé en GLORY et son style explosif, attire davantage l’attention que de Ridder, malgré son palmarès. "Je le sais, je ne suis pas le 'sexy pick'. Mais je suis le bon pick."

Alors, que faire ? Le Néerlandais mise tout sur une stratégie simple : gagner, et gagner big. "Si je fais ce que je dois faire à Vancouver, personne ne pourra m’ignorer. Pas même Chimaev." Reste à savoir si l’UFC jouera le jeu. Car dans l’univers impitoyable du MMA, les titres ne se méritent pas seulement dans l’Octogone… mais aussi dans les coulisses des négociations.

Vancouver s’annonce comme un tournant. Pour Reinier de Ridder, ce n’est pas qu’un combat de plus, mais une ultime démonstration avant l’assaut final. Entre les ambitions d’Imavov, les caprices de Chimaev, et les rêves de super-fight, le Néerlandais trace sa route avec une détermination rare. Une chose est sûre : si la performance suit, l’UFC aura un choix cornélien à faire. Et dans ce jeu d’échecs à haut risque, de Ridder compte bien être le pion qui devient reine.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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