Une victoire dans le chaos
Le Brésilien Matheus Camilo a vécu une semaine digne d’un scénario de film avant de s’imposer pour la première fois en octogone. Tout a commencé par une annulation de dernière minute : son combat contre Abdul-Kareem Al-Selwady, prévu à l’UFC 321 à Abu Dhabi, a été annulé à quelques heures des pesées. Une situation frustrante, mais Camilo n’a pas baissé les bras. « C’était le bazar, mais j’ai continué à m’entraîner, au cas où une nouvelle opportunité se présenterait », confie-t-il.
L’opportunité est venue plus tôt que prévu. Sean Shelby, le matchmaker de l’UFC, lui propose un combat contre Viacheslav Borshchev à New York, lors de l’UFC 322, le 1er juin 2024. Un changement de lieu, d’adversaire et de date en quelques jours seulement. « J’ai accepté sans hésiter. Je voulais absolument combattre, peu importe les circonstances », explique Camilo.
Une préparation tourmentée, une résilience à toute épreuve
S’adapter à un nouvel adversaire, surtout un combattant aussi expérimenté que Borshchev, n’est pas une mince affaire. Pourtant, Camilo a su garder son sang-froid et ajuster sa stratégie en un temps record. « Je savais que Borshchev était dangereux, mais j’avais confiance en mon travail et en mon équipe », déclare-t-il. Malgré le stress et l’incertitude, il a maintenu une préparation intensive, déterminé à ne pas laisser passer sa chance.
Le combat a eu lieu au mythique Madison Square Garden, un lieu chargé d’histoire pour les amateurs de MMA. Camilo, malgré les imprévus, a livré une performance solide, dominant son adversaire et remportant une victoire qui marque le début de sa carrière à l’UFC. « C’est un soulagement et une fierté immense. Tout le travail a payé », confie-t-il après le combat.
Derrière les coulisses : l’envers du décor
Ce que le public ne voit pas, ce sont les nuits blanches, les appels téléphoniques interminables avec l’équipe, et les doutes qui traversent l’esprit d’un combattant dans ces moments-là. Camilo avoue avoir passé des heures à visionner les combats de Borshchev, à analyser ses points faibles, tout en essayant de garder un moral d’acier. « Il y a eu des moments où je me demandais si tout ça en valait la peine, mais quand j’ai entendu la cloche du premier round, j’ai su que j’étais à ma place. »
Son entraîneur, présent dans son coin, raconte : « Matheus a montré une maturité incroyable. Il a géré la pression comme un vétéran, alors que c’était seulement son deuxième combat à l’UFC. C’est ça, la marque des grands. »

