Le retour qui fait trembler l'UFC : pourquoi Jones ne peut pas résister à Pereira
Quand Jon Jones a annoncé sa retraite en juin 2024, peu de gens y ont cru. Pas même Dana White, le président de l'UFC, qui connaît trop bien l'appétit insatiable de son ancien champion pour les défis lucratifs. Aujourd'hui, les rumeurs se précisent : un retour en 2026, dans un cadre aussi symbolique qu'inédit – devant la Maison-Blanche. L'adversaire ? Alex Pereira, l'homme qui a terrassé Israel Adesanya et dominé les poids mi-lourds avec une facilité déconcertante. Mais pourquoi Jones, à 37 ans et avec un palmarès déjà légendaire, prendrait-il ce risque ?
La réponse tient en trois mots : héritage, argent, et vengeance. Pereira incarne tout ce que Jones méprise : un striker pur, arrogant, qui a construit sa réputation en kickboxing avant de écraser l'élite de l'UFC. Pour "Bones", le défier en poids lourds (où Pereira compte monter) serait l'ultime démonstration de sa supériorité technique. "Jon ne se bat plus pour les ceintures, mais pour l'Histoire"*, confie un proche de son équipe. Et l'Histoire, justement, pourrait s'écrire en lettres d'or si Jones devient le premier à démanteler Pereira en MMA, là où même Adesanya a échoué.
Mais il y a un autre détail, plus cynique : l'argent. Selon les estimations de MMA Fighting, un tel combat rapporterait plus de 5 millions de dollars à chaque combattant, sans compter les parts sur les pay-per-views (qui pourraient exploser les records). Pour Jones, qui a toujours su monnayer son talent, c'est une aubaine. Pour Pereira, c'est une chance de devenir une superstar mondiale en une soirée. Reste une question : Jones acceptera-t-il de risquer sa réputation contre un adversaire aussi dangereux ?
"Pereira n'a aucune chance" : la prédiction choc de Rampage Jackson
Quentin "Rampage" Jackson ne mâche pas ses mots. Pour l'ancien champion des poids mi-lourds, interviewé sur ESPN MMA, le combat est déjà joué : "Jon va le détruire. Pas en 5 rounds, pas en 3... en moins de deux. Pereira est un monstre en striking, mais Jones ne va même pas lui laisser cette option." La clé ? Une stratégie que Jones a perfectionnée depuis ses débuts : le contrôle au sol.
Jackson explique : "Jon n'est pas stupide. Il sait que Pereira peut l'assommer d'un crochet comme il l'a fait avec Adesanya. Alors il va faire ce qu'il fait de mieux : le prendre au sol, le fatiguer, et le soumettre. C'est comme ça qu'il a battu DC, Vitor, Rashad... Des mecs bien plus costauds que Pereira." Une analyse qui fait écho aux critiques récurrentes contre Jones : un style trop défensif, voire ennuyeux, mais d'une efficacité redoutable.
Pourtant, tous les experts ne partagent pas cet avis. Daniel Cormier, commentateur star de l'UFC, tempère : "Pereira a une garde au sol sous-estimée. Contre Jan Błachowicz, il a montré qu'il pouvait survivre et même menacer depuis le dos. Jones devra être parfait, sinon... "* Le Brésilien, lui, semble confiant : "Je veux ce combat. Peu importe le poids, peu importe les règles. Jon Jones est une légende, mais les légendes tombent."*
Derrière les projecteurs : le calcul politique d'un combat "parfait"
Ce que peu de gens savent, c'est que ce combat est déjà en négociation depuis 8 mois. Selon des sources proches de l'UFC, les premières discussions ont commencé dès décembre 2023, quand Pereira a exprimé son désir de monter en poids lourds. Jones, lui, observait depuis les coulisses, attendant le bon moment pour faire monter les enchères.
Le choix de la Maison-Blanche comme lieu n'est pas anodin. "C'est un coup de génie marketing"*, explique un promoteur sous couvert d'anonymat. "Imaginez : deux champions, un lieu chargé d'Histoire, et un président [ndlr : Joe Biden ou son successeur] qui pourrait assister au combat. Les médias mainstream en parleront pendant des semaines." Sans compter l'aspect symbolique : Jones, souvent critiqué pour ses démêlés judiciaires, aurait l'occasion de se réinventer sous les projecteurs du pouvoir.
Mais il y a un hic : la santé de Jones. Son dernier combat contre Ciryl Gane (en 2023) a révélé des faiblesses physiques, et une blessure au genou l'a tenu éloigné des cages. "Il s'entraîne 2 heures par jour, max"*, révèle un membre de son équipe. Suffisant pour affronter Pereira ? Rampage Jackson en est convaincu : "Jon n'a pas besoin d'être à 100%. Il a juste besoin d'être plus malin que Pereira. Et ça, c'est déjà fait."
Le piège de Jones : pourquoi Pereira pourrait regretter ce combat
Si Jones est connu pour sa stratégie implacable, il l'est aussi pour sa capacité à psychologiquement dominer ses adversaires. Pereira, malgré son assurance, pourrait tomber dans un piège bien huilé. Voici comment :
1. Le jeu de jambes : Jones utilise son reach (allonge) de 2,03 m pour garder Pereira à distance, évitant ses coups puissants. "Il va le faire tourner en rond comme un lion autour de sa proie"*, prédit Jackson.
2. Les takedowns en contre : Pereira a une tendance à over-commit (trop s'engager) sur ses frappes. Jones, maître des contre-attaques, pourrait en profiter pour l'emmener au sol.
3. L'usure mentale : Jones adore parler pendant les combats, distrayant ses adversaires. Pereira, émotif, pourrait perdre son sang-froid.
Le plus ironique ? Si Jones gagne, il pourrait prendre sa retraite définitive sur une victoire éclatante. S'il perd... "Personne ne s'en souviendra dans 5 ans"*, lance Jackson. "Parce que Jon Jones, même battu, restera le plus grand de tous les temps." Une prophétie qui en dit long sur l'aura du combattant.
Et si tout cela n'était qu'un coup de poker ?
Certains y voient une manipulation médiatique. Chael Sonnen, expert controversé, suggère que Jones "joue avec l'UFC pour obtenir un dernier gros chèque"*. Pereira, lui, serait un pion dans cette partie d'échecs. "Jon sait que Pereira va monter en poids lourds de toute façon. Alors pourquoi ne pas en profiter pour faire un combat à 250 millions de dollars de revenus ?"*, analyse-t-il.
Une théorie qui prend du poids quand on sait que Jones a déjà annulé deux retraites (en 2017 et 2020). "Il adore ça : faire croire qu'il part, puis revenir en héros"*, confie un journaliste de MMA Junkie. Cette fois, pourtant, les enjeux sont différents. Pereira n'est pas un tombeur comme les autres – c'est un tueur-né, avec 29 KO en kickboxing et MMA. Un danger que même Jones ne peut ignorer.
Une chose est sûre : si ce combat a lieu, ce ne sera pas qu'une question de titre ou d'argent. Ce sera la dernière bataille d'une légende... ou le début d'une nouvelle ère. Et dans l'univers impitoyable de l'UFC, une seule règle compte : le plus malin gagne. Toujours.

