Un couronnement sans équivoque : Makhachev écrase Della Maddalena en 3 rounds
L’UFC 322 restera comme le sacre officiel d’Islam Makhachev dans une nouvelle division. Après avoir abandonné son titre des poids légers – une décision qui avait surpris plus d’un observateur –, le Russe a prouvé qu’il n’était pas venu chez les mi-moyens pour faire de la figuration. Face à Jack Della Maddalena, un adversaire réputé pour sa résistance et son striking précis, Makhachev a imposé son jeu dès les premières secondes. Trois rounds de contrôle au sol, des transitions fluides, et une pression constante : le combat a tourné à la démonstration technique. *« Il n’y avait rien à faire, a admis Della Maddalena après le combat. C’était comme se battre contre un python. »*
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 11 minutes et 47 secondes de temps de contrôle au sol (sur 15 minutes de combat), 3 tentatives de soumission, et un adversaire réduit à l’impuissance. *« Je savais qu’il allait essayer de me frapper, mais une fois au sol, c’est mon monde »*, a commenté Makhachev, sobre, lors de la conférence de presse. Une performance qui rappelle ses grands combats chez les légers, comme sa victoire contre Alexander Volkanovski en 2023, où il avait étouffé le champion australien avec une maîtrise similaire.
Pourtant, cette domination sans faille n’a pas convaincu tout le monde. Certains fans et analystes ont critiqué le manque de spectacle, jugeant le combat *« trop prévisible »*. Une critique que Makhachev balaye d’un revers de main : *« Le MMA, ce n’est pas du catch. Mon objectif, c’est de gagner, pas de faire un show. »* Une philosophie qui lui a valu 23 victoires en 24 combats professionnels – et un palmarès qui force le respect.
« Le combat le plus ennuyeux du sport » : la réponse glaciale de Makhachev à Ilia Topuria
Si les réactions des fans étaient mitigées, celles des autres combattants n’ont pas tardé. Ilia Topuria, le champion des poids légers de l’UFC, a été le plus virulent. *« Franchement, c’était le combat le plus ennuyeux que j’aie jamais vu dans ce sport »*, a-t-il lancé sur les réseaux sociaux, avant d’ajouter : *« Makhachev, tu es un grand champion, mais tu tues le MMA avec ton style. »*
La réponse du Russe ? Un sourire en coin et une réplique cinglante : *« Il parle beaucoup pour quelqu’un qui n’a jamais combattu dans ma catégorie. Je vais lui rendre les choses faciles s’il veut monter. »* Une pique qui en dit long sur la rivalité naissante entre les deux hommes. Topuria, connu pour son charisme et son striking explosif, incarne tout ce que Makhachev n’est pas : un showman. *« Il a son style, j’ai le mien, a poursuivi Makhachev. Moi, je gagne. Lui, il parle. »*
Derrière les mots, une réalité : Topuria n’a jamais affronté un grappler du calibre de Makhachev. *« Ilia est un excellent combattant, mais il n’a jamais rencontré quelqu’un qui peut le dominer au sol comme je le ferais »*, a analysé Daniel Cormier, ancien double champion de l’UFC et mentor de Makhachev. Une confrontation entre les deux hommes serait un choc de styles – et un cauchemar pour Topuria, selon les experts.
Prates et Morales en embuscade : qui peut arrêter la machine Makhachev ?
Pendant que Makhachev savoure sa victoire, deux noms reviennent sans cesse dans les discussions : Carlos Prates et Michael Morales. Le Brésilien a marqué les esprits en envoyant Leon Edwards – l’ancien champion des mi-moyens – au tapis avec un KO au 2ᵉ round en juin 2024. *« Prates a un striking monstrueux, mais Makhachev va le prendre au sol et le casser »*, prédit Chael Sonnen, légende du MMA.
De son côté, Michael Morales (10-0) a impressionné en dominant Sean Brady en moins de 2 minutes. *« Je veux Makhachev, et je vais le mettre KO »*, a-t-il déclaré après son combat. Une déclaration qui a fait réagir le Russe : *« Ils disent tous la même chose. Mais quand ils se retrouvent sous moi, ils comprennent leur erreur. »* Makhachev a raison de se montrer confiant : sur ses 12 dernières victoires en UFC, 6 se sont terminées par soumission.
Pourtant, des doutes subsistent. *« Makhachev est presque invincible au sol, mais s’il rencontre un striker qui peut le toucher avant qu’il ne saisisse, ça pourrait être problématique »*, tempère Georges St-Pierre. Prates et Morales ont justement cette capacité à conclure rapidement. *« Carlos a un gauche qui peut changer une carrière, et Morales a une vitesse folle »*, ajoute l’analyste Laura Sanko. Reste à savoir si Makhachev, malgré son expérience, pourra éviter leurs coups les plus dangereux.
Derrière le champion : l’ombre de Khabib et la pression d’un héritage
Peu de gens le savent, mais Islam Makhachev a failli abandonner le MMA en 2016. *« J’avais perdu deux combats d’affilée, et je me demandais si j’étais fait pour ça »*, a-t-il confié dans une rare interview. C’est Khabib Nurmagomedov, son ami et mentor, qui l’a convaincu de continuer. *« Khabib m’a dit : ‘Tu as le talent, mais tu manques de discipline. Viens t’entraîner avec moi.’ »* Depuis, Makhachev n’a plus jamais perdu.
Aujourd’hui, il porte un fardeau : celui de succéder à Khabib, considéré comme le meilleur grappler de l’histoire du MMA. *« Je ne veux pas être le ‘nouveau Khabib’, je veux être le premier Makhachev »*, insiste-t-il. Pourtant, les comparaisons sont inévitables. Comme Khabib, il étouffe ses adversaires avec un grappling asphyxiant. Comme Khabib, il parle peu et laisse son jeu faire le travail. *« La différence, c’est que je veux dominer deux divisions, pas une »*, précise-t-il.
Cette quête de domination a un prix. *« Islam s’entraîne 6 heures par jour, même les jours de repos »*, révèle son coach, Javier Mendez. Une rigueur qui explique sa forme olympique, mais aussi ses rares moments de vulnérabilité. *« Parfois, il est si concentré qu’il en oublie de vivre »*, confie un proche. Pourtant, Makhachev assume ce sacrifice : *« Quand tu veux être le meilleur, tu dois tout donner. »*
Et maintenant ? Les scénarios possibles pour le règne de Makhachev
Avec sa ceinture fraîchement acquise, Makhachev a plusieurs options. La plus probable : une défense contre Carlos Prates, dont la victoire contre Edwards a fait de lui le prétendant numéro un. *« Ce serait un combat intéressant, admet Makhachev. Il a du pouvoir, mais je vais le briser. »*
Une autre possibilité : un affrontement contre Michael Morales, dont l’invincibilité et le style agressif en font un adversaire dangereux. *« Morales est rapide, mais il n’a jamais affronté un grappler de mon niveau »*, analyse le champion. Enfin, l’option la plus surprenante serait un combat contre Ilia Topuria… si ce dernier décide de monter en mi-moyens. *« Ce serait un combat énorme pour le sport, mais Topuria doit d’abord prouver qu’il peut tenir 5 rounds avec des mecs plus lourds »*, estime Dana White.
Makhachev, lui, a déjà un plan : *« Je vais défendre cette ceinture au moins trois fois avant de penser à autre chose. »* Et si on lui parle d’un éventuel retour chez les légers ? *« Peut-être un jour. Mais pour l’instant, j’ai une division à conquérir. »* Avec sa détermination et son palmarès, peu osent parier contre lui.

