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Ian Garry : L'ascension fulgurante du prodige irlandais qui bouscule les poids mi-moyens de l'UFC

Ian Garry : L'ascension fulgurante du prodige irlandais qui bouscule les poids mi-moyens de l'UFC

Le 22 juin 2024, Ian Machado Garry a marqué l’histoire de l’ UFC en dominant Belal Muhammad lors d’un combat stratégique à l’ UFC Fight Night Qatar . Une victoire qui l’a propulsé à la 2ᵉ place du classement officiel des poids mi-moyens , derrière Leon Edwards, et qui fait de lui l’un des prétendants les plus crédibles pour un futur combat de titre. Décryptage d’une ascension aussi rapide qu’impressionnante, entre technique chirurgicale, mental d’acier et une détermination qui force le respect.

L'essentiel

  1. Victoire éclatante : Garry domine Belal Muhammad (n°5 mondial) aux points après trois rounds maîtrisés, confirmant sa supériorité tactique.
  2. Bond historique : Il passe de la 6ᵉ à la 2ᵉ place du classement UFC , derrière le champion Leon Edwards, en seulement deux combats.
  3. Futur combat de titre ? Dana White évoque déjà un possible affrontement contre Islam Makhachev ou Leon Edwards d’ici fin 2024.
  4. Style unique : Alliant boxe précise, jiu-jitsu défensif et gestion du fight IQ, Garry redéfinit les standards de la catégorie.
  5. Réactions enflammées : Les légendes du MMA comme Conor McGregor et Michael Bisping saluent son potentiel, tandis que certains critiques pointent son manque de finitions.

Qatar, 22 juin 2024 : Le soir où Garry a écrit une nouvelle page de sa légende

Dans l’arène surchauffée du Qatar Sports Club, sous les yeux de milliers de fans et des caméras de l’UFC, Ian Machado Garry (14-0) a livré une masterclass contre Belal Muhammad (23-5), un adversaire connu pour son endurance et son grappling redoutable. Pendant 15 minutes, l’Irlandais de 26 ans a démontré une maturité bien au-delà de son âge, contrôlant la distance avec des enchaînements de boxe précis, esquivant les tentatives de *takedown* de Muhammad, et imposant un rythme que son adversaire n’a jamais réussi à briser.

Les juges ont été unanimes : 50-45, 49-46, 49-46 en faveur de Garry. Une victoire sans appel, mais aussi une déclaration d’intention. Comme il l’a confié en conférence de presse : *« Ce n’était pas juste une victoire, c’était une démonstration. Je voulais montrer que je peux dominer un top 5 sans forcer, sans prendre de risques inutiles. »* Un discours qui contraste avec l’image du jeune combattant impulsif qu’on lui collait encore il y a deux ans.


Ce combat était d’autant plus symbolique que Muhammad, alors n°5 mondial, était considéré comme un test ultime pour Garry. Un test qu’il a passé avec brio, prouvant qu’il méritait sa place parmi l’élite. *« Ian a résolu le puzzle Muhammad mieux que quiconque avant lui »*, a analysé Daniel Cormier, commentateur pour l’UFC, soulignant sa capacité à *« lire »* les intentions de son adversaire en temps réel.

De l’Irlande au sommet : Le parcours sans faute d’un phénomène

Né à Dublin dans une famille modeste, Ian Garry a découvert le MMA presque par hasard, à 16 ans, après avoir été victime de harcèlement scolaire. *« Le sport m’a sauvé »*, confie-t-il souvent. Après seulement 3 ans de pratique amateur, il passe professionnel en 2019 et enchaîne les victoires, attirant l’attention de l’UFC dès 2021. Son style, mélange de boxe irlandaise (héritée de son mentor Andy Lee, ancien champion du monde) et de jiu-jitsu brésilien, le distingue immédiatement.

Son entrée dans l’UFC en novembre 2021 contre Jordan Williams (victoire par KO en 48 secondes) avait déjà fait sensation. Mais c’est sa série de combats contre des adversaires toujours plus relevés – Darian Weeks, Gabriel Bonfim, puis Geoff Neal (une autre performance dominante en avril 2024) – qui a convaincu les sceptiques. *« Garry n’est pas juste un prospect, c’est un killer silencieux »*, résumait Joe Rogan après sa victoire contre Neal.


Pourtant, certains critiques pointent un détail : malgré ses 14 victoires en 14 combats, Garry n’a jamais terminé un adversaire dans l’Octogone (ses 3 KOs sont tous en début de carrière, hors UFC). *« Il gagne, mais il ne finit pas. Est-ce qu’il a ce quelque chose en plus pour battre un champion comme Leon Edwards ? »*, interrogeait récemment le journaliste Ariel Helwani. Une question qui reste en suspens… mais que Garry semble déterminé à répondre.

Classement UFC : Une montée en flèche qui fait trembler la division

Avant le combat contre Muhammad, Garry était 6ᵉ mondial. Une position déjà impressionnante pour un combattant aussi jeune. Mais sa victoire au Qatar a déclenché une réorganisation majeure du top 5 :

  • 1. Leon Edwards (Champion) – Invaincu depuis 2019.
  • 2. Ian Machado Garry (+4 places) – Le nouveau prétendant n°1.
  • 3. Shavkat Rakhmonov (-1) – Toujours invaincu, mais en attente d’un combat marquant.
  • 4. Colby Covington (-1) – L’ancien challenger voit son retour compliqué.
  • 5. Belal Muhammad (-3) – La chute la plus brutale après sa défaite.

*« Cette mise à jour reflète la réalité : Garry est aujourd’hui le combattant le plus dangereux après le champion »*, explique David Shoemaker, analyste pour ESPN. *« Son mélange de précision, de calme et d’adaptabilité en fait un cauchemar pour n’importe quel style. »*


La question qui agite maintenant les fans : Quand aura lieu son combat pour le titre ? Dana White, le président de l’UFC, a laissé entendre qu’un affrontement contre Islam Makhachev (si ce dernier monte en poids mi-moyens) ou Leon Edwards pourrait avoir lieu d’ici décembre 2024. *« On verra comment se passe le prochain combat d’Edwards, mais Garry est clairement dans la course »*, a-t-il déclaré à TMZ Sports.

Derrière les gants : Le mental d’acier qui fait la différence

Ce qui frappe chez Ian Garry, au-delà de ses compétences techniques, c’est sa maturité mentale. Contrairement à beaucoup de jeunes combattants, il ne se laisse pas emporter par l’euphorie des victoires. *« Je ne célèbre pas comme si j’avais déjà tout accompli. Chaque combat est une étape, pas une arrivée »*, confie-t-il.

Son équipe, basée à San Diego sous la houlette de Eric Nicksick (entraîneur de Sean O’Malley), insiste sur un point : *« Ian travaille son mental autant que son physique. Méditation, visualisation, gestion du stress… C’est 50% de son entraînement. »* Une approche qui rappelle celle de Israel Adesanya, autre champion connu pour sa préparation psychologique.


Un exemple ? Après sa victoire contre Muhammad, alors que la foule hurlait son nom, Garry est resté impassible, presque stoïque. *« Je savais que j’avais gagné avant même que les juges ne l’annoncent. Pas par arrogance, mais parce que j’avais tout contrôlé. »* Une confiance qui peut déstabiliser… ou inspirer.

Pourtant, Garry n’est pas infaillible. Lors de son combat contre Song Kenan en 2022, il a frôlé la défaite après une erreur tactique en début de 2ᵉ round. *« Ce jour-là, j’ai appris que même avec un plan parfait, il faut savoir s’adapter en une seconde »*, reconnaît-il. Une leçon qui semble désormais ancrée.

Et maintenant ? Les scénarios possibles pour 2024-2025

Plusieurs options s’offrent à Garry dans les mois à venir, chacune avec ses enjeux :

  • Leon Edwards (pour le titre) : Le scénario idéal, mais Edwards doit d’abord défendre sa ceinture contre Colby Covington (prévu en septembre 2024). *« Si Leon gagne, Garry vs. Edwards à Londres en décembre serait un rêve »*, imagine Michael Bisping.
  • Islam Makhachev (super combat) : Si Makhachev décide de monter en poids mi-moyens, ce combat deviendrait instantanément un *main event* historique. *« Deux invaincus, deux styles opposés… Ce serait du feu pur »*, s’enthousiasme Conor McGregor.
  • Shavkat Rakhmonov : Un combat entre les deux jeunes loups de la division pour désigner le challenger n°1. *« Techniquement, ce serait le combat le plus relevé de l’année »*, estime Demetrious Johnson.

Garry, lui, reste focalisé : *« Je ne choisis pas mes adversaires. Je me prépare à tous les scénarios. Mon objectif est simple : être champion. »* Une détermination qui, couplée à son talent, pourrait bien faire de lui le premier champion irlandais des poids mi-moyens de l’histoire.


En attendant, une chose est sûre : dans une division aussi compétitive que celle des 170 lbs, Ian Machado Garry a réussi l’exploit de s’imposer comme l’homme à battre. Et ça, même ses plus farouches détracteurs ne peuvent plus le nier.

Avec sa victoire au Qatar, Ian Garry n’a pas seulement gravi les échelons du classement – il a redéfini les attentes pour toute une génération de combattants. À 26 ans, il incarne déjà cette rare alchimie entre talent brut, intelligence de combat et sang-froid, des qualités qui font les grands champions. Alors que l’UFC semble se diriger vers une ère post-Edwards, une question persiste : Garry a-t-il ce qu’il faut pour dominer une division où des légendes comme Georges St-Pierre et Kamaru Usman ont régné en maîtres ?
Une chose est certaine : qu’il affronte Edwards, Makhachev ou Rakhmonov, son prochain combat sera bien plus qu’un simple match. Ce sera un moment charnière pour le MMA européen… et peut-être le début d’un règne.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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