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Ian Garry : 2ème au classement UFC des welters après sa victoire écrasante au Qatar – Prochaine étape, le titre ?

Ian Garry : 2ème au classement UFC des welters après sa victoire écrasante au Qatar – Prochaine étape, le titre ?

Après une victoire magistrale contre Belal Muhammad au UFC Qatar , Ian Garry s’envole à la 2ème place du classement des welters (77 kg), juste derrière Jack Della Maddalena. Son style explosif, sa technique chirurgicale et son endurance font de lui le prétendant le plus redouté pour la ceinture. Mais un "title shot" est-il vraiment à portée de main ? Analyse d’une ascension fulgurante et des défis qui l’attendent.

L'essentiel

  1. Ian Garry passe de la 6ème à la 2ème place du classement UFC des welters après sa victoire au UFC Qatar (mars 2024), un bond historique.
  2. Son KO technique contre Belal Muhammad (ancien top 5) confirme son statut de "future star" selon Dana White, avec une précision de frappe à 62% lors de ce combat.
  3. Seul Jack Della Maddalena le devance désormais, mais son récent échec face à Islam Makhachev (en poids légers) pourrait ouvrir une fenêtre pour Garry.
  4. Les experts débattent : son manque d’expérience en 5 rounds (0 combat en distance championne) est-il un frein pour un "title shot" immédiat ?
  5. Rumeur : un affrontement contre Shavkat Rakhmonov (3ème) ou Kamaru Usman (ex-champion) se profile pour tester sa maturité.

"Un futur champion" : comment Ian Garry a conquis le UFC en moins de 2 ans

Le 1er mars 2024, sous les projecteurs du UFC Qatar, Ian Machado Garry a offert une masterclass de strike contre Belal Muhammad, un adversaire aguerri et ancien 5ème mondial. En à peine 1 minute 53 secondes au 2ème round, l’Irlandais a scellé sa victoire par KO technique, après une série de coups de poing d’une précision chirurgicale. Une performance qui a fait vibrer Dana White : "Ce gars-là, c’est du pur talent. Il a tout pour devenir champion, et rapidement."

Ce succès retentissant a propulsé Garry de la 6ème à la 2ème place du classement officiel des welters (77 kg), un bond rare dans l’histoire récente de l’UFC. Seul Jack Della Maddalena – récemment dominé par Islam Makhachev en poids légers – le devance désormais. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus complexe : à seulement 26 ans et avec 12 combats professionnels (dont 8 au UFC), Garry incarne à la fois l’espoir et l’inconnue de la division.

Son parcours est celui d’un métiorite. Originaire de Dublín, passé par la SBG Ireland (le célèbre gym de Conor McGregor), Garry a enchaîné les victoires depuis ses débuts en 2019, avec un style hybride mêlant boxe anglaise, muay thaï et un jiu-jitsu défensif redoutable. Son taux de strikes réussis (58% en carrière) et sa capacité à dominer ses adversaires debout (7 KOs en 12 combats) en font une menace constante. Pourtant, des voix s’élèvent pour tempérer l’enthousiasme...


Le débat : Garry est-il prêt pour un "title shot" dès 2024 ?

La question agite les réseaux sociaux et les experts. D’un côté, ses supporters pointent son palmarès impeccable (12-0), son age jeune (26 ans), et son potentiel marketing – un atout majeur pour le UFC, en quête de nouvelles stars. De l’autre, les sceptiques, comme l’analyste Robin Black, soulignent un détail crucial : "Garry n’a jamais combattu en 5 rounds. Comment réagira-t-il face à un champion comme Leon Edwards, capable de tenir la distance et de retourner un combat ?"

Un argument renforcé par le précédent de Jack Della Maddalena : malgré sa 1ère place, ce dernier a été écrasé par Islam Makhachev en poids légers (UFC 294, octobre 2023), révélant des lacunes en gestion d’énergie. Garry, lui, n’a jamais dépassé le 3ème round. Kamaru Usman, double ex-champion des welters, a d’ailleurs lancé un défi sur X (Twitter) : "Donne-moi un combat de 5 rounds, petit. On verra si t’es vraiment prêt."

Le UFC semble privilégier la prudence. Selon les rumeurs de MMA Fighting, un combat contre Shavkat Rakhmonov (3ème, 17-0) ou un retour de Kamaru Usman (en négociation) serait envisagé pour l’été 2024. Une étape logique pour tester sa résistance sur la distance, avant d’envisager un affrontement contre Leon Edwards (champion en titre). Dana White a d’ailleurs glissé : "On ne va pas brûler les étapes. Mais s’il gagne son prochain combat de manière aussi convaincante... les choses pourraient aller très vite."


Derrière les projecteurs : le mental d’acier de l’Irlandais

Ce que peu de gens savent, c’est que Ian Garry a failli abandonner le MMA en 2020, après une série de blessures et de doutes. Dans une interview accordée à The Mac Life (podcast de Conor McGregor), il a révélé : "J’étais à deux doigts de tout arrêter. Je me disais que je n’avais pas le niveau. Puis j’ai rencontré [son coach] John Kavanagh, et il m’a dit : 'T’as le feu sacré. Juste, t’as besoin de structure.'"

Aujourd’hui, ce feu sacré est visible à chaque combat. Garry a développé une routine mentale implacable, incluant méditation, visualisation et travail avec un psychologue sportif. Une approche qui rappelle celle de Israel Adesanya, autre star du UFC connue pour sa préparation mentale. "Je vois chaque combat comme un échiquier. Je dois anticiper les coups de mon adversaire avant même qu’il ne les pense," explique-t-il.

Son équipe, basée à la SBG Ireland, mise aussi sur un détail souvent sous-estimé : l’analyse vidéo. Avant chaque combat, Garry étudie plus de 50 heures d’images de son adversaire, à la recherche de patterns. Contre Belal Muhammad, cette préparation a payé : il a exploité une faille dans la garde de l’Américain, visible dans ses 3 derniers combats.


2024, l’année de toutes les ambitions (et des pièges)

Avec sa nouvelle position, Ian Garry entre dans une zone dangereuse : celle des "contenders", où chaque combat peut le propulser vers la gloire... ou le faire chuter brutalement. Trois scénarios se dessinent pour les prochains mois :

1. Le combat "test" contre Rakhmonov ou Usman (été 2024) : Un affrontement en 5 rounds qui servirait de "final eliminator" pour le titre. Rakhmonov, invaincu et redoutable en grappling, représenterait un défi stylistique majeur. Usman, lui, offrirait un test d’expérience et de gestion de pression.

2. Un "title shot" direct contre Leon Edwards (fin 2024) : Peu probable, mais pas impossible si Garry impressionne à nouveau. Edwards, champion depuis 2022, cherche des adversaires vendeurs – et l’Irlandais, avec son charisme, coche cette case. "Je veux affronter le meilleur. Si c’est Garry, qu’il vienne," a déclaré Edwards à ESPN.

3. L’imprévu : une blessure ou un changement de division : Garry a déjà évoqué la possibilité de monter en poids moyens (84 kg) à terme. Une option risquée, mais qui pourrait lui éviter les réductions de poids extrêmes (il pèse naturellement autour de 82 kg).

Quoi qu’il advienne, une chose est sûre : 2024 sera l’année où Ian Garry passera du statut de "promesse" à celui de "légende"... ou de simple "footnote" dans l’histoire du UFC. Comme le résume son coach John Kavanagh : "Le talent, il l’a. Maintenant, il doit prouver qu’il a la tête sur les épaules. Et ça, seul l’octogone peut le dire."

Entre l’euphorie de ses supporters et la prudence des experts, Ian Garry se trouve à un carrefour. Son ascension fulgurante – de la 6ème à la 2ème place en un seul combat – est un fait rare, presque inouï dans le MMA moderne. Pourtant, les défis qui l’attendent sont immenses : prouver sa résistance sur 5 rounds, affronter des légendes comme Usman, ou peut-être même sauter directement dans la cage contre Leon Edwards. Une chose est certaine : l’Irlandais a déjà marqué l’histoire en devenant le combattant le plus jeune à atteindre le top 3 des welters depuis Tyron Woodley en 2014. Maintenant, il doit écrire la suite. Et si son parcours jusqu’ici a été une course effrénée vers le sommet, les prochains mois seront un test de maturité. Est-il vraiment l’héritier de Conor McGregor, comme certains le clament ? Ou simplement un nouveau visage dans la longue liste des "presque champions" ? Les réponses viendront sous les lumières de l’octogone. En attendant, une chose est sûre : le UFC a trouvé sa nouvelle coqueluche. Et le spectacle ne fait que commencer.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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