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Henry Cejudo défie les légendes : "Khabib devant moi ? Pas si sûr…"

Henry Cejudo défie les légendes : "Khabib devant moi ? Pas si sûr…"

Pourquoi Henry Cejudo estime-t-il surpasser Khabib Nurmagomedov dans l’histoire du MMA ? Double champion de l’ UFC et médaillé d’or olympique en lutte, Henry Cejudo relance le débat sur sa place parmi les plus grands combattants de tous les temps. Dans son podcast Pound 4 Pound , il remet en question l’héritage de Khabib Nurmagomedov , arguant que ses propres exploits – titres dans deux catégories et domination technique – le placent au-dessus du Russe. Une provocation qui divise les fans, d’autant que Cejudo n’hésite pas à évoquer les "limites" du parcours de Khabib, notamment son refus de monter en poids moyen.

L'essentiel

  1. Henry Cejudo revendique la première place du classement pound-for-pound , devant Khabib Nurmagomedov , malgré l’invincibilité de ce dernier.
  2. L’Américain critique le choix de Khabib de ne jamais tenter un titre dans une deuxième catégorie, un "manquement" selon lui.
  3. Cejudo compare les parcours de Khabib et d’ Alex Pereira , soulignant que le Brésilien a su défendre ses ceintures dans deux divisions.
  4. Il rappelle son statut unique : seul combattant à détenir simultanément un titre UFC et une médaille d’or olympique en lutte .
  5. Le débat relance une question centrale : faut-il privilégier la domination absolue dans une catégorie (Khabib) ou la polyvalence (Cejudo) ?

"Je suis le GOAT, et voici pourquoi"

Quand Henry Cejudo prend la parole, les superlatifs ne manquent jamais. Double champion de l’UFC (poids mouche et coq), médaillé d’or olympique en lutte en 2008, et désormais analyste respecté, l’Américain d’origine mexicaine a bâti un palmarès qui force l’admiration. Pourtant, c’est son absence du sommet des classements pound-for-pound (P4P) qui semble le motiver aujourd’hui. Lors d’un récent épisode de son podcast Pound 4 Pound, il a lancé une bombe : "Je ne place pas Khabib devant moi. Point final."

Une déclaration qui peut surprendre, tant Khabib Nurmagomedov (29-0) incarne la domination absolue en poids légers, avec une série de victoires aussi impressionnante qu’intimidante. Mais Cejudo, jamais à court d’arguments, base sa revendication sur trois piliers : la polyvalence (titres dans deux catégories), l’excellence technique (médaille olympique en lutte), et l’audace (avoir relevé des défis que d’autres ont évités). "Khabib était un monstre à 155 livres, mais il n’a jamais osé monter. Moi, j’ai dominé à 125 et 135 livres, et j’ai battu des légendes comme DJ [Demetrious Johnson] et Marlon Moraes," rappelle-t-il.


Khabib : un héritage incomplet selon Cejudo

Le cœur de la critique de Cejudo repose sur un choix stratégique de Nurmagomedov : rester en poids légers plutôt que de tenter un titre dans une autre catégorie. "Il avait le talent pour dominer à 185 livres, voire plus. Imaginez Khabib en poids moyen, face à Israel Adesanya ou Robert Whittaker… Il aurait pu être le premier triple champion de l’UFC !" lance Cejudo, non sans une pointe de provocation. Pour lui, ce "manquement" limite la portée historique de Khabib, malgré son invincibilité.

L’argument n’est pas dénué de fondement. Dans l’histoire du MMA, les combattants capables de briller dans plusieurs catégories sont rares – et souvent célébrés comme des génies tactiques. Conor McGregor (poids plume et léger), Daniel Cormier (poids mi-lourds et lourds), ou encore Amanda Nunes (poids coq et plume) en sont des exemples. Cejudo, lui, insiste sur le fait qu’il a non seulement conquis deux ceintures, mais aussi défendu la première avec succès avant de passer à la seconde – un exploit que même Pereira n’a pas encore égalé.


Alex Pereira, l’autre référence (controversée)

Pour étayer son propos, Cejudo n’hésite pas à comparer Khabib à Alex Pereira, l’actuel champion des poids mi-lourds. "Pereira a remporté des titres à 185 et 205 livres, et il les a défendus. Khabib, lui, est resté dans sa zone de confort. Où est la prise de risque ?" interroge-t-il. Une comparaison qui peut sembler osée : Pereira a certes brillé dans deux divisions, mais son règne en poids moyen a été bref (une seule défense), et son titre chez les mi-lourds reste récent.

Cependant, Cejudo souligne un détail crucial : les circonstances. Pereira a bénéficié d’un timing favorable, avec des adversaires comme Israel Adesanya (qu’il connaît bien pour l’avoir battu en kickboxing) ou Jiri Prochazka, blessé lors de leur premier affrontement. Khabib, en revanche, a dû affronter une génération de poids légers parmi les plus redoutables de l’histoire (Conor McGregor, Dustin Poirier, Justin Gaethje…). "Mais ça ne change rien au fait que Khabib a refusé de sortir de sa catégorie. Un vrai GOAT doit prouver qu’il peut dominer partout," martèle Cejudo.


Le débat qui divise : domination vs polyvalence

La question soulevée par Cejudo dépasse le simple clash d’egos. Elle interroge les critères mêmes du classement P4P : faut-il privilégier la domination absolue dans une catégorie (comme Khabib) ou la capacité à s’adapter et triompher dans plusieurs (comme Cejudo ou Pereira) ? Les avis sont partagés.

Du côté des partisans de Khabib, on rappelle que son règne en poids légers a été sans faille : 13 victoires en UFC, aucune perte, et un style de combat si écrasant qu’il a poussé des adversaires comme Tony Ferguson à la retraite. "Khabib n’avait rien à prouver. Il a écrasé tout le monde à 155 livres, puis il est parti invaincu. C’est ça, la vraie légende," estime Daniel Cormier, ancien double champion et désormais commentateur.

À l’inverse, les supporters de Cejudo mettent en avant son parcours unique : médaillé d’or olympique à 21 ans, puis double champion UFC après une reconversion éclair en MMA. "Personne n’a fait ce qu’il a fait. Lutte + deux ceintures UFC + une carrière analytique réussie… C’est un CV inégalé," souligne Joe Rogan, autre figure influente du milieu.


Derrière les mots, une stratégie médiatique ?

Si Cejudo semble sincère dans ses convictions, certains y voient aussi une stratégie pour rester pertinent. Depuis sa retraite en 2020 (après sa victoire contre Dominick Cruz), l’Américain a multiplié les apparitions médiatiques, entre podcasts, commentaires pour l’UFC, et même des rumeurs de retour. "Henry est un showman. Il sait que dire qu’il est meilleur que Khabib va faire réagir, et ça maintient son nom dans les discussions," analyse un journaliste de MMA Fighting.

Pourtant, ses arguments méritent d’être pris au sérieux. Contrairement à d’autres retraités qui s’accrochent à leur gloire passée, Cejudo continue de se former (il a récemment obtenu une ceinture noire en jiu-jitsu brésilien) et reste impliqué dans le sport, que ce soit via son podcast ou son rôle d’analyste. "Je ne dis pas ça pour les likes. Je crois vraiment que mon héritage est plus complet que le sien. Et un jour, les gens le reconnaîtront," conclut-il, déterminé.


Et si Cejudo avait (un peu) raison ?

Au-delà des polémiques, une question persiste : et si Cejudo avait, en partie, raison ? Khabib a certes dominé sa catégorie comme peu l’ont fait, mais son refus de monter en poids moyen (malgré les appels du pied de Dana White) laisse un goût d’inachevé. À l’inverse, Cejudo a pris des risques : changer de catégorie, affronter des styles variés (du grappler Moraes au striker Cruz), et réussir là où d’autres ont échoué.

Reste que le débat est, par nature, subjectif. Les classements P4P dépendent des critères de chacun : certains valorisent la longévité (comme Jon Jones), d’autres la domination technique (Khabib), ou encore la polyvalence (Cejudo, Pereira). Une chose est sûre : en relançant cette discussion, Henry Cejudo prouve qu’il sait encore faire parler de lui – et que son héritage, lui, est loin d’être figé.

Le MMA adore les débats sans fin, et celui-ci en est un parfait exemple. Que l’on partage ou non l’avis de Henry Cejudo, une chose est indéniable : son parcours force le respect, et ses arguments méritent d’être pesés. Khabib restera à jamais une icône de la domination, mais Cejudo, avec ses deux ceintures, sa médaille olympique et son audace, a construit un héritage tout aussi impressionnant – à sa manière. Et si la question du "meilleur de tous les temps" n’aura jamais de réponse définitive, une chose est certaine : le sport a besoin de personnalités comme Cejudo pour continuer à faire rêver… et à débattre.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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