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Arman Tsarukyan : « Je suis plus complet que Khabib Nurmagomedov à son apogée »

Arman Tsarukyan : « Je suis plus complet que Khabib Nurmagomedov à son apogée »

Arman Tsarukyan, l'un des prétendants les plus redoutés de la division des légers de l'UFC, affirme pouvoir dominer un Khabib Nurmagomedov à son apogée grâce à un style plus complet. Entre grappling et performances récentes, le combattant arménien se prépare à affronter Urijah Faber avant un éventuel retour dans l'octogone.

L'essentiel

  1. Tsarukyan estime être plus complet que Khabib Nurmagomedov à son sommet, misant sur une victoire aux points.
  2. Il a enchaîné cinq victoires consécutives depuis 2022, dont des succès contre Charles Oliveira et Dan Hooker.
  3. Nurmagomedov l'avait désigné comme le défi le plus compétitif pour Islam Makhachev en 2025.
  4. Son prochain combat : un affrontement de grappling contre Urijah Faber le 18 avril lors du RAF 8.
  5. Tsarukyan cumule 10 matchs hors UFC depuis sa victoire à l'UFC 300, un record pour un combattant actif.

L’Ascension d’un Prétendant : Tsarukyan face à l’Héritage de Khabib

Lorsque Arman Tsarukyan déclare pouvoir battre Khabib Nurmagomedov à son apogée, il ne s’agit pas d’une simple provocation. Le combattant arménien, actuellement numéro 3 de la division des légers de l’UFC, s’appuie sur une série impressionnante de performances pour étayer ses propos. « C’est probablement une décision », a-t-il confié à Hassan Yosufi, soulignant que son arsenal technique plus varié ferait la différence face à « The Eagle ». Une affirmation audacieuse, mais qui s’inscrit dans une trajectoire marquée par des victoires contre des noms aussi prestigieux que Charles Oliveira et Dan Hooker.

Pourtant, comparer Tsarukyan à Nurmagomedov, c’est évoquer deux philosophies du combat. Khabib, avec son style de sambo destructeur et son contrôle au sol implacable, a dominé la division pendant des années, accumulant 29 victoires sans défaite avant de prendre sa retraite en 2020. Tsarukyan, lui, mise sur une approche plus hybride, combinant grappling, striking et une endurance à toute épreuve. « Je suis plus complet que lui », insiste-t-il. Une déclaration qui résonne d’autant plus que Nurmagomedov lui-même avait reconnu en 2025 que Tsarukyan représentait un défi plus compétitif qu’Ilia Topuria pour Islam Makhachev, alors champion des légers.

Le Grappling comme Arme Secrète : Tsarukyan vs. Faber

Avant de revenir dans l’octogone, Tsarukyan a choisi de tester ses compétences en grappling contre une légende des sports de combat : Urijah Faber. Prévu le 18 avril lors du RAF 8, ce match hors UFC s’annonce comme un véritable laboratoire technique pour le combattant arménien. Faber, ancien champion des poids coqs de l’UFC et membre du Temple de la Renommée, reste une référence en matière de lutte et de transitions au sol. Pour Tsarukyan, ce combat est l’occasion de prouver que son jeu au sol peut rivaliser avec les meilleurs, même en dehors des règles du MMA.

Cette stratégie n’est pas nouvelle pour Tsarukyan. Depuis sa victoire à l’UFC 300 contre « Do Bronx », il a disputé 10 matchs hors UFC, un record pour un combattant actif dans l’organisation. Ces affrontements, souvent organisés dans des tournois de grappling ou des exhibitions, lui ont permis d’affiner son jeu et de se mesurer à des styles variés. « Chaque combat est une leçon », explique-t-il. « Que ce soit contre un spécialiste du jiu-jitsu brésilien ou un lutteur olympique, je dois m’adapter. »

Son récent succès par soumission contre Dan Hooker en novembre 2025 a d’ailleurs démontré sa capacité à finir les combats, une qualité que Nurmagomedov maîtrisait à la perfection. Pourtant, Tsarukyan reste lucide : « Khabib était un monstre. Mais je crois que mon striking et ma capacité à gérer les rounds pourraient faire pencher la balance en ma faveur. »

La Division des Légers en Ébullition : Qui Affrontera Tsarukyan ?

Avec le départ d’Islam Makhachev vers les poids mi-moyens et la victoire surprise d’Ilia Topuria contre Charles Oliveira pour le titre des légers, la division est en pleine reconfiguration. Tsarukyan, qui a déjà affronté Makhachev en 2019 (défaite aux points), se retrouve dans une position idéale pour prétendre à une nouvelle chance pour la ceinture. Pourtant, les obstacles ne manquent pas : Dustin Poirier, Beneil Dariush ou encore Michael Chandler attendent leur tour, chacun avec des arguments solides.

Topuria, le nouveau champion, a d’ores et déjà annoncé vouloir unifier la division. Une opportunité en or pour Tsarukyan, qui pourrait enfin obtenir le combat tant attendu. « Je suis prêt », a-t-il déclaré. « Que ce soit Topuria, Poirier ou un autre, je veux le meilleur. » Son parcours récent, marqué par des victoires contre des anciens champions et des prétendants de haut niveau, en fait un candidat crédible. Pourtant, certains analystes soulignent que son manque de finishes décisifs (seulement deux KO et trois soumissions en 25 victoires) pourrait jouer en sa défaveur face à des combattants comme Chandler, connu pour son explosivité.

Un détail n’échappe pas aux observateurs : Tsarukyan a battu Oliveira par décision partagée en 2024, un combat serré qui aurait pu basculer en faveur du Brésilien. « C’était un match difficile, mais j’ai appris », confie-t-il. « Oliveira est un combattant incroyable, et le battre m’a donné confiance pour la suite. »

Khabib vs. Tsarukyan : Un Combat qui n’Aura Jamais Lieu, mais qui Fascine

Si un affrontement entre Tsarukyan et Khabib Nurmagomedov à son apogée relève aujourd’hui du fantasme, il soulève des questions fascinantes sur l’évolution du MMA. Khabib, avec son style ultra-dominant et son mental d’acier, a redéfini les standards de la division des légers. Tsarukyan, lui, incarne une nouvelle génération de combattants, plus polyvalents et moins dépendants d’une seule discipline.

« Khabib était un puriste », explique Georges St-Pierre, légende de l’UFC, dans une récente interview. « Il maîtrisait le sambo comme personne, mais son striking était limité. Tsarukyan, lui, a un jeu plus équilibré. En cinq rounds, il pourrait exploiter les faiblesses de Khabib. » Une analyse partagée par de nombreux experts, qui voient en Tsarukyan un candidat sérieux pour succéder à l’héritage de Nurmagomedov.

Pourtant, certains sceptiques rappellent que Khabib a battu des combattants bien plus complets que Tsarukyan, comme Conor McGregor ou Dustin Poirier. « Tsarukyan a du talent, mais il n’a pas encore prouvé qu’il pouvait dominer un champion comme Khabib », tempère l’analyste Ariel Helwani. « Ses victoires contre Oliveira et Hooker sont impressionnantes, mais ce sont des combats serrés. Khabib, lui, écrasait ses adversaires. »

Quoi qu’il en soit, cette comparaison a le mérite de mettre en lumière les qualités uniques de Tsarukyan. Son ability à s’adapter, son endurance et son expérience en grappling en font un combattant redoutable. Et si un combat contre Khabib n’est plus possible, une revanche contre Makhachev ou un affrontement contre Topuria pourraient bien écrire la suite de son histoire.

L’Avenir de Tsarukyan : Entre Grappling et Retour dans l’Octogone

Pour l’instant, Tsarukyan se concentre sur son match contre Urijah Faber. Un combat qui, s’il est remporté, pourrait renforcer sa position dans la course au titre. « Faber est une légende, mais je ne suis pas là pour faire de la figuration », a-t-il déclaré. « Je veux montrer que je peux rivaliser avec les meilleurs, même en grappling. »

En parallèle, son équipe travaille sur un éventuel retour dans l’UFC. Avec Topuria comme champion et une division en pleine effervescence, les opportunités ne manquent pas. « Nous visons un combat pour le titre », confirme son manager. « Que ce soit contre Topuria ou un autre, nous sommes prêts. »

Reste à savoir si Tsarukyan parviendra à convaincre les juges comme il l’a fait contre Oliveira. Son style, bien que complet, manque parfois de clarté pour les arbitres, un point qu’il devra améliorer s’il veut éviter les décisions controversées. « Je travaille sur ma capacité à finir les combats », admet-il. « Mais je ne changerai pas ce qui fait ma force : ma polyvalence. »

Une chose est sûre : avec cinq victoires consécutives et une confiance inébranlable, Arman Tsarukyan est plus que jamais un prétendant sérieux au titre des légers. Et si son combat contre Faber est une réussite, il pourrait bien entrer dans l’histoire comme l’un des rares combattants à avoir dominé à la fois en MMA et en grappling. Une performance qui, sans doute, ferait taire ses détracteurs.

Arman Tsarukyan incarne une nouvelle ère pour la division des légers de l’UFC, où la polyvalence prime sur la spécialisation. Son affirmation selon laquelle il pourrait battre Khabib Nurmagomedov à son apogée, bien que spéculative, met en lumière son ambition et sa confiance en ses compétences. Avec un combat contre Urijah Faber en préparation et une série de victoires impressionnantes, il se positionne comme un candidat crédible pour le titre.

Pourtant, le chemin vers la ceinture reste semé d’embûches. Entre un Islam Makhachev toujours dominant, un Ilia Topuria en pleine ascension et des prétendants expérimentés comme Dustin Poirier, Tsarukyan devra prouver qu’il peut non seulement gagner, mais aussi dominer. Son prochain match contre Faber sera un test crucial pour évaluer sa progression en grappling, une discipline où Khabib excellait.

Quoi qu’il advienne, une chose est certaine : Tsarukyan a déjà marqué l’histoire du MMA en relançant le débat sur ce qu’il faut pour battre un champion comme Nurmagomedov. Et si son parcours continue sur cette lancée, il pourrait bien devenir le prochain visage de la division des légers.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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