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Amanda Mazza se fracture l’avant-bras en tentant un étranglement arrière : un accident rare qui questionne les techniques de BJJ

Amanda Mazza se fracture l’avant-bras en tentant un étranglement arrière : un accident rare qui questionne les techniques de BJJ

Un combat de Brazilian Jiu-Jitsu au Cage Fury FC vire au cauchemar : Amanda Mazza subit une fracture de l’avant-bras en appliquant un rear-naked choke sur Emily Hansen . Un accident aussi spectaculaire qu’inattendu, qui soulève des questions sur les risques liés aux soumissions en compétition. Entre réactions pleines de fair-play, analyses techniques et débats sur la sécurité, cet incident marque les esprits et pourrait influencer l’avenir de l’enseignement du BJJ.

L'essentiel

  1. Amanda Mazza se fracture l’avant-bras en tentant un rear-naked choke sur Emily Hansen lors du Cage Fury FC BJJ — un accident extrêmement rare en compétition.
  2. L’arbitre Vitor “Shaolin” Ribeiro , ancien champion de BJJ, intervient en 2 minutes pour stopper le combat et éviter une aggravation.
  3. Malgré la douleur, Mazza réagit avec humour sur Instagram : « Je n’ai même pas senti mon bras se briser sur son menton. »
  4. Les experts évoquent une hyper-rotation forcée du bras comme cause probable, un scénario comparable à la blessure de Ronda Rousey en 2015.
  5. Emily Hansen , indemne, salue le professionnalisme de sa rivale : « C’est une combattante incroyable. »
  6. Cet incident relance le débat sur la sécurité des soumissions en BJJ et pourrait modifier les protocoles d’enseignement.

Un craquement sinistre sur les tatamis du Cage Fury FC

Le 12 octobre 2023, lors d’un événement Cage Fury FC BJJ à Philadelphie, le combat entre Emily Hansen et Amanda Mazza a basculé en quelques secondes. Alors que Mazza, en position dominante, enchaînait un rear-naked choke (étranglement arrière), un craquement sec a retenti dans la salle. L’arbitre Vitor “Shaolin” Ribeiro, quadruple champion du monde de BJJ, a immédiatement interrompu le combat, croyant à une blessure à la mâchoire de Hansen. La réalité était bien différente : c’est Mazza qui s’était fracturée l’avant-bras, un accident si rare qu’il a laissé les spectateurs et les commentateurs sans voix.

Le combat, prévu pour durer 10 minutes en no-gi (sans kimono), s’est terminé prématurément après seulement 2 minutes et 14 secondes. Les images, rapidement virales, montrent Mazza se tenant le bras gauche, le visage déformé par la douleur, tandis que Hansen, visiblement surprise, se relève sans comprendre ce qui vient de se produire. *« Je pensais qu’elle avait tapé [abandonné], mais en réalité, son bras avait cédé »*, confiera plus tard l’arbitre Ribeiro dans une interview accordée à FloGrappling.

« Je n’ai même pas senti mon bras se briser » : l’humour noir de Mazza

Malgré la gravité de la blessure, Amanda Mazza a choisi de désamorcer la tension avec une pointe d’autodérision. Quelques heures après l’incident, elle publiait sur Instagram un message qui a fait le tour des réseaux :

*« Merci pour tous vos messages de soutien ! J’étais en si bonne forme que je n’ai même pas senti mon bras se briser sur son menton. Bon, par contre, là, je le sens un peu… »*
Une réaction qui contraste avec la violence de l’accident, mais qui illustre l’état d’esprit des combattantes de BJJ : résilience et fair-play, même dans l’adversité.

De son côté, Emily Hansen, restée indemne, a tenu à rendre hommage à sa rivale : *« Amanda est une combattante incroyable. Quand j’ai entendu le craquement, j’ai cru que c’était ma mâchoire. Je lui souhaite un prompt rétablissement — et je serai là pour notre revanche quand elle sera prête. »* Des propos qui rappellent que, malgré la compétition, le respect mutuel reste une valeur centrale dans les combat sports.

Hyper-rotation, résistance et malchance : décryptage d’un accident rare

Comment un rear-naked choke, une technique maîtrisée par des milliers de pratiquants, a-t-il pu provoquer une fracture de l’avant-bras ? Les analystes s’accordent sur une combinaison de facteurs :

  • Un angle inhabituel : Mazza avait verrouillé la prise avec son avant-bras gauche, mais son coude était légèrement tordu vers l’extérieur, augmentant la pression sur l’os.
  • Une résistance soudaine : Hansen a tenté un mouvement de défense (probablement un chin tuck pour protéger sa trachée), ce qui a forcé la rotation du bras de Mazza.
  • Un effet de levier : Le menton de Hansen a servi de point d’appui, amplifiant la tension sur l’avant-bras déjà sollicité.

*« C’est un peu comme si elle avait fait un armbar… mais sur elle-même »*, explique John Danaher, entraîneur renommé de BJJ, dans une analyse publiée sur BJJ Fanatics. *« Dans 99 % des cas, le combattant relâche la prise avant d’atteindre ce niveau de contrainte. Là, la malchance a voulu que tout s’aligne pour créer une blessure. »*

L’incident n’est pas sans rappeler celui de Ronda Rousey en 2015, lorsque la championne de l’UFC s’était luxée le coude en tentant un armbar contre Holly Holm. À l’époque, les experts avaient pointé du doigt une mauvaise mécanique dans l’exécution de la soumission. Ici, c’est plutôt la résistance de l’adversaire qui semble avoir joué un rôle clé.

« Shaolin » Ribeiro, l’arbitre qui a évité le pire

L’intervention rapide de Vitor “Shaolin” Ribeiro a été saluée par la communauté du BJJ. Ancien compétiteur de haut niveau (champion du monde à quatre reprises), Ribeiro a immédiatement compris que quelque chose clochait. *« Dès que j’ai entendu le craquement, j’ai su que ce n’était pas normal. J’ai arrêté le combat avant même que Mazza ne tape [n’abdonne] »*, a-t-il déclaré.

Sa réaction pose cependant une question : les arbitres devraient-ils être formés à reconnaître les blessures atypiques ? *« En compétition, on est entraîné à repérer les abandons, les étouffements, les clés de bras… Mais une fracture spontanée, c’est presque impossible à anticiper »*, admet Ribeiro. *« Heureusement, Amanda a eu le réflexe de lâcher prise tout de suite. Sans ça, les dégâts auraient pu être bien pires. »*

Cet accident pourrait-il conduire à des changements dans les règles ? Certains suggèrent d’ajouter un troisième arbitre dédié à la sécurité, ou d’imposer des gants rembourrés pour les compétitions de no-gi. D’autres, comme le professeur Marcelo Garcia, estiment que *« le BJJ reste un sport sûr si les pratiquants respectent les fondamentaux »*.

Convalescence et retour : quel avenir pour Mazza ?

Si les détails médicaux n’ont pas été divulgués, les rumeurs évoquent une fracture du cubitus (l’un des deux os de l’avant-bras), avec une convalescence estimée entre 6 et 12 semaines. Mazza, qui s’entraînait pour une série de tournois en 2024, devra probablement reporter ses projets.

*« Je vais en profiter pour travailler mon jeu de jambes et mes prises avec l’autre bras »*, a-t-elle ironisé dans une story Instagram. *« Et surtout, je vais revoir mes rear-naked chokes en slow motion pour comprendre ce qui a merdé. »*

Son coach, Rafael Lovato Jr. (lui-même ancien champion de BJJ), reste optimiste : *« Amanda a déjà surmonté des blessures par le passé. Elle reviendra plus forte, et cette expérience la rendra encore plus technique. »* Une certitude : ce combat restera gravé dans les mémoires comme l’un des accidents les plus insolites de l’histoire du BJJ.

Le débat sur la sécurité en BJJ relancé

Cet incident ravive les discussions sur les risques des soumissions en compétition. Si le BJJ est souvent présenté comme un sport « sûr » (par rapport à la boxe ou au MMA), des accidents comme celui de Mazza rappellent que aucune discipline n’est à l’abri des blessures graves.

Certains clubs, comme la Checkmat Academy, ont déjà annoncé qu’ils allaient revoir leurs protocoles d’enseignement pour insister sur :

  • La position optimale des bras lors des étranglements.
  • Les signes avant-coureurs d’une soumission mal engagée (douleur anormale, résistance excessive).
  • Les techniques d’abandon pour les deux partenaires (le « tap » doit être immédiat en cas de douleur aiguë).

*« On ne peut pas éliminer tous les risques, mais on peut mieux préparer les athlètes à les gérer »*, résume Andre Galvao, fondateur de la Atos Jiu-Jitsu. *« L’accident de Mazza est un rappel : même les techniques les plus basiques peuvent devenir dangereuses si elles sont mal exécutées. »*

Entre malchance, erreur technique et résistance inattendue, la blessure d’Amanda Mazza restera comme un cas d’école dans le monde du BJJ. Si l’humour et le fair-play des combattantes ont adouci l’incident, les questions qu’il soulève — sur l’enseignement des soumissions, le rôle des arbitres et la prévention des blessures — méritent une réflexion approfondie. Une chose est sûre : quand Mazza remettra les pieds sur les tatamis, tous les yeux seront rivés sur ses rear-naked chokes… et sur la façon dont elle les exécute.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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