Un événement UFC sous haute tension juridique
À moins d'une semaine de l'UFC White House, prévu le 14 juin, une plainte déposée par deux citoyens américains menace de faire annuler l'événement. Paul Romano, vétéran de l'US Air Force, et Susan Douglas, militante civique, ont saisi la justice pour bloquer l'organisation de ce gala de MMA. Leur argument ? Une exploitation illégale de lieux symboliques comme la pelouse sud de la Maison-Blanche et le Lincoln Memorial. Selon leurs avocats, ces installations violent les réglementations fédérales interdisant les événements sportifs sur les terres protégées.
« Ces monuments appartiennent à tous les Américains, pas à des intérêts privés », déclare Susan Douglas, soulignant l'urgence de la situation.
Des conflits d'intérêts et des profits colossaux
Le recours met en lumière les liens étroits entre Donald Trump et Dana White, PDG de l'UFC. Trump aurait investi 50 000 dollars dans TKO, la maison-mère de l'UFC, tandis que des packages VIP se vendraient jusqu'à 1,5 million de dollars chacun. Pour les plaignants, cet événement n'est qu'une « machine à profits » pour les deux hommes, exploitant des lieux historiques à des fins commerciales. La pesée des combattants, prévue la veille au Lincoln Memorial, aggrave selon eux le caractère intrusif et illégal de l'opération.
Les avocats des plaignants dénoncent une absence totale d'autorisation parlementaire pour les installations prévues, comme la structure scénique « The Claw », qui contreviendrait aux règles strictes des terrains fédéraux.
Une bataille judiciaire pour sauver le combat phare
Les plaignants ont engagé une demande de temporary restraining order, une mesure d'urgence qui pourrait suspendre l'événement dès cette semaine. Leur principal argument repose sur l'absence d'autorisation légale pour les aménagements prévus, notamment la structure scénique. Si le tribunal donne raison aux plaignants, le combat pour le titre des poids légers entre Ilia Topuria et Justin Gaethje, prévu en tête d'affiche, pourrait être annulé.
Le coût pour les contribuables, notamment les réparations de la pelouse sud de la Maison-Blanche, est également pointé du doigt. La décision du tribunal, attendue dans les prochains jours, s'annonce décisive pour l'avenir de cet événement controversé.
L'UFC White House cristallise les tensions entre spectacle sportif et respect des lieux symboliques. Entre accusations de corruption, conflits d'intérêts et enjeux juridiques, cet événement pourrait bien rester dans les mémoires comme un fiasco politique et médiatique. La justice tranchera dans les prochains jours, mais une chose est sûre : l'UFC et ses partenaires devront désormais composer avec une vigilance accrue.

