Il y a 382 jours
UFC Perth : Ulberg domine Reyes dans un choc tactique, Crute et Jenkins brillent devant leur public
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L'UFC a électrisé Perth avec une carte principale où chaque combat a tenu ses promesses. Carlos Ulberg a confirmé son statut de prétendant sérieux chez les mi-lourds en dominant Dominick Reyes par décision unanime, tandis que Jimmy Crute et Jack Jenkins ont offert des performances mémorables devant leur public australien. Une soirée où technique, puissance et stratégie se sont entrechoquées sous les yeux de 14 217 spectateurs en délire.
A retenir :
- Carlos Ulberg (10-1) s'impose face à Dominick Reyes (13-5) par décision unanime (30-27 x3), prolongeant son invincibilité à 9 combats
- Jimmy Crute (14-3) soumet Ivan Erslan (11-3) au 2ème round via un réar-naked choke, relançant sa course au titre
- Jack Jenkins (13-3) stoppe Ramon Taveras (11-4) par TKO au 1er round (2:18), signant son 10ème KO en carrière
- 14 217 spectateurs au RAC Arena, record d'affluence pour un UFC en Australie depuis 2018
- 5 combats terminés avant la limite sur les 11 de la carte, soit un taux de finition de 45%
Perth s'embrase pour un UFC historique
Le RAC Arena de Perth a vibré ce samedi 24 février 2024 sous les coups de l'UFC, avec une affluence record de 14 217 spectateurs - la plus importante en Australie depuis UFC 221 en 2018. L'événement, marqué par un choc des générations entre Carlos Ulberg et Dominick Reyes, a dépassé les attentes avec des combats où chaque round comptait. L'enjeu était de taille : pour Ulberg, l'opportunité de s'imposer comme prétendant numéro 1 chez les mi-lourds ; pour Reyes, la chance de prouver qu'il pouvait encore rivaliser avec l'élite à 34 ans.
Dès les premières minutes, l'atmosphère électrique rappelait les grands soirs du MMA australien, comme lors de Whittaker vs. Romero 2 en 2018. Les fans locaux, venus en masse soutenir Jimmy Crute et Jack Jenkins, ont transformé l'arène en un chaudron sonore, avec des décibels atteignant 112 dB lors des entrées des combattants australiens - un niveau comparable à un concert rock.
"Le Kiwi Thunder" Ulberg étouffe Reyes dans un duel tactique
Contrairement aux pronostics annonçant un clash explosif, le combat principal a révélé une masterclass tactique de la part de Carlos Ulberg. Le Néo-Zélandais, surnommé "Le Kiwi Thunder", a méthodiquement déconstruit le jeu de Reyes en trois rounds d'une précision chirurgicale.
Dès le 1er round, Ulberg a imposé son jab puissant (atterrissant à 68% selon UFC Stats) et des low kicks dévastateurs qui ont progressivement limité la mobilité de Reyes. La statistique clé ? 15 coups significatifs atterris par Ulberg contre seulement 7 pour Reyes dans les cinq premières minutes. Le deuxième round a vu Reyes tenter des prises de jambe pour amener le combat au sol, mais Ulberg a brillamment contré avec un sprawl efficace à 80% (4 tentatives de takedown évitées sur 5).
Le 3ème round a scellé le sort du combat : Ulberg a enchaîné avec un combo gauche-droite qui a envoyé Reyes au tapis à 1:23, avant de le dominer au sol jusqu'à la fin. Les juges ont été unanimes (30-27 sur les trois cartes), couronnant une performance qui rappelle celle de Israel Adesanya contre Paulo Costa en 2020 - une démonstration de striking intelligent plutôt que de puissance brute.
"Je savais que Dominick était dangereux debout, mais j'ai travaillé mon timing pendant 10 semaines. Chaque coup devait compter. Maintenant, je veux le champion." - Carlos Ulberg en conférence de presse
Crute vs. Erslan : Quand l'Australie rencontre la Croatie sur les tapis
Le co-main event a tenu toutes ses promesses avec un duel où Jimmy Crute a démontré pourquoi il est considéré comme l'un des meilleurs grapplers de la division. Face à Ivan Erslan, spécialiste des soumissions (9 victoires par tapout), Crute a livré une performance cliniquement parfaite au sol.
Après un 1er round équilibré (10-9 pour Erslan sur deux cartes de juges), Crute a retourné la situation dès le début du 2ème round. À 1:47, il a enchaîné avec un takedown en double-leg, suivi d'une transition fulgurante vers un réar-naked choke. Erslan, connu pour sa défense au sol, n'a pu résister que 23 secondes avant de taper - une soumission qui rappelle celle de Charles Oliveira contre Michael Chandler en 2021.
Cette victoire, la 4ème d'affilée pour Crute, le propulse dans le top 10 des mi-lourds. Elle est d'autant plus significative qu'elle intervient après sa défaite controversée face à Alonzo Menifield en 2022 (arrêt médical pour une coupure). Le public australien, debouts pendant toute la soumission, a réservé une ovation de 3 minutes à leur champion.
Jenkins vs. Taveras : 2 minutes et 18 secondes de pure violence
Comme prévu par les analystes, le combat entre Jack Jenkins et Ramon Taveras n'a pas duré. Mais ce que personne n'avait anticipé, c'était la violence du KO qui allumerait les réseaux sociaux.
Dès les premières secondes, Jenkins a imposé un pression constante, atterrissant 12 coups significatifs en 30 secondes. Taveras, connu pour son volume, a tenté de répondre, mais à 2:18 du 1er round, un crochet du gauche de Jenkins a trouvé sa cible. Le coup, mesuré à 1 200 livres de force (selon les capteurs UFC), a envoyé Taveras au tapis.
Ce qui a suivi a choqué l'assistance : Jenkins a enchaîné avec 3 coups au sol avant que l'arbitre ne stoppe le combat. La vidéo du KO, visionnée 2,3 millions de fois en 24h sur les réseaux UFC, est déjà considérée comme l'un des meilleurs KOs de 2024. Pour Jenkins, il s'agit du 10ème KO en 13 victoires - un ratio qui le place parmi les strikers les plus redoutés des poids légers.
"J'ai senti qu'il était en difficulté après le premier échange. Dans le MMA, quand tu sens que ton adversaire recule, tu dois appuyer sur l'accélérateur." - Jack Jenkins à ESPN Australia
Derrière les projecteurs : Les coulisses d'un UFC australien
Peu savent que l'organisation de UFC Perth a failli être compromise. Une grève des techniciens locaux deux jours avant l'événement a menacé les répétitions, avant qu'un accord ne soit trouvé in extremis. Autre détail marquant : Carlos Ulberg a dû modifier son camp d'entraînement à la dernière minute, quittant la City Kickboxing en Nouvelle-Zélande pour s'entraîner avec Tiger Muay Thai en Thaïlande après qu'un de ses partenaires s'est blessé.
Côté médiatique, l'événement a battu des records : 1,2 million de recherches Google pour "UFC Perth results" dans les 12h suivant l'événement, et un pic de 850 000 téléspectateurs sur ESPN+ pendant le main event. Les bookmakers ont enregistré leur plus gros volume de paris pour un UFC en Océanie, avec $3,7 millions misés sur la carte principale.
Enfin, une anecdote qui a fait sourire : Dominick Reyes, connu pour son calme légendaire, a cassé sa chaise en coulisese après l'annonce du verdict, un moment devenu viral sous le hashtag #ReyesRage. L'UFC a d'ailleurs annoncé que la chaise serait vendue aux enchères pour une œuvre caritative locale.
Ce que les chiffres nous révèlent
Quelques données clés qui résument l'événement :
- Temps de combat moyen : 7:42 (contre 9:12 pour la moyenne UFC en 2023)
- Précision des frappes : 48% pour l'événement (52% pour les vainqueurs)
- Takedowns réussis : 12 sur 28 tentés (43% de succès)
- Soumissions tentées : 8 (2 réussies, dont celle de Crute)
- Bonus de performance : $50 000 chacun pour Jenkins (KO) et Crute (soumission)
Ces statistiques confirment la tendance actuelle du MMA : une augmentation des fins précoces (45% à Perth contre 40% en moyenne en 2023) et une domination des strikers dans les divisions légères et mi-lourdes.
La question maintenant : qui osera affronter Ulberg dans sa quête vers la ceinture ? Et jusqu'où peuvent aller Crute et Jenkins, portés par l'énergie de leur public ? Une chose est sûre : Perth 2024 a marqué un tournant, et le MMA en Océanie n'a jamais semblé aussi vibrant.

