Il y a 205 jours
UFC Londres : Mason Jones domine Axel Sola dans un combat préliminaire explosif
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Un affrontement sanglant et spectaculaire a marqué les préliminaires de l'UFC Fight Night 270 à Londres. Mason "The Dragon" Jones a triomphé d'Axel Sola dans un duel où les deux combattants ont repoussé leurs limites, offrant aux fans un spectacle mémorable malgré les blessures et la fatigue.
A retenir :
- Mason Jones remporte une victoire serrée (30-27, 29-28, 29-28) face à Axel Sola après trois rounds intenses, malgré un knockdown initial.
- Nathaniel Wood s'impose par décision partagée contre Losene Keita dans un combat featherweight ultra-compétitif, prolongeant sa série de victoires à quatre.
- Mario Pinto reste invaincu en UFC grâce à une performance solide en heavyweight, exploitant son wrestling pour dominer Felipe Franco.
- Mantas Kondratavicius fait ses débuts en UFC avec une victoire par décision unanime, malgré une première expérience en trois rounds.
- Shanelle Dyer impressionne lors de son premier combat à domicile, mettant KO Ravena Oliveira en moins de deux rounds.
Un combat préliminaire qui vole la vedette
L'O2 Arena de Londres a vibré samedi soir sous les coups de Mason "The Dragon" Jones et d'Axel Sola, deux combattants qui ont transformé le préliminaire principal de l'UFC Fight Night 270 en un véritable festival de violence stylisée. Dès les premières secondes, les deux hommes ont adopté une approche agressive, multipliant les techniques spectaculaires comme si le titre mondial était en jeu. Sola a ouvert le score avec un spinning back fist d'une précision chirurgicale, envoyant Jones au tapis. Pourtant, le Gallois s'est relevé avec une détermination farouche, ripostant par une série de coups qui ont rapidement ouvert une profonde coupure sur la joue de son adversaire.
Le combat a basculé dans une dimension presque surréaliste lorsque Jones a tenté un tornado kick – une technique rarement vue en MMA, encore moins en situation de combat réel. Bien que l'attaque n'ait pas atteint sa pleine puissance, elle a symbolisé l'audace des deux hommes. Sola, malgré son visage transformé en masque sanglant, a continué à chercher le KO avec des rotations toujours plus risquées. Jones, lui, a méthodiquement ciblé les jambes et la tête de son adversaire, accumulant les points avec des high kicks et des genoux dévastateurs. À la fin du troisième round, Sola, les jambes flageolantes, a tenté un dernier effort désespéré en projetant Jones au sol, mais le Gallois a conclu le combat avec une avalanche de coups qui a scellé sa victoire.
Ce combat restera dans les annales comme l'un des plus excitants de l'année, non seulement pour son intensité, mais aussi pour la qualité technique des deux combattants. Jones, qui n'avait jamais été battu par Sola en carrière, a prouvé qu'il pouvait absorber les coups et riposter avec intelligence. Pour Sola, malgré la défaite, cette performance pourrait bien lui ouvrir les portes d'opportunités plus prestigieuses dans l'organisation.
Nathaniel Wood survit à un baptême du feu contre Losene Keita
Dans un autre combat préliminaire, Nathaniel Wood a offert une masterclass de résilience face à Losene Keita, un adversaire présenté comme favori à près de -285. Le combat featherweight a été si serré que les trois rounds auraient pu basculer dans un sens comme dans l'autre. Wood, surnommé "The Last Kingsman", a su exploiter ses points forts – notamment ses calf kicks dévastateurs – pour déstabiliser Keita à plusieurs reprises. Le Français, quant à lui, a misé sur une stratégie de headhunting, cherchant à finir le combat par KO avec des frappes puissantes au visage.
Les juges ont finalement tranché en faveur de Wood (28-29, 29-28, 29-28), une décision qui a suscité des débats parmi les observateurs. Keita, malgré sa défaite, a montré une capacité à encaisser et à riposter, ce qui pourrait lui servir dans ses futurs combats. Pour Wood, cette victoire marque la fin d'une série de dix combats consécutifs décidés aux points, une statistique qui en dit long sur sa capacité à aller au bout des rounds, même dans les situations les plus difficiles.
Un détail a particulièrement retenu l'attention : après le combat, une altercation a éclaté entre les deux camps, rappelant que les tensions en MMA ne se limitent pas toujours à l'octogone. Keita, frustré par la décision, a tenté d'en découdre avec l'équipe de Wood, avant d'être rapidement maîtrisé par la sécurité. Cet incident, bien que regrettable, a ajouté une touche de drame à une soirée déjà riche en émotions.
Mario Pinto et la stratégie du "juste assez"
Le heavyweight portugais Mario Pinto a confirmé son statut de prospect à suivre en dominant Felipe Franco par décision unanime (29-28, 29-28, 29-28). Pourtant, ce combat a été loin d'être un chef-d'œuvre technique. Pinto, connu pour ses KO spectaculaires, a surpris en misant sur son wrestling plutôt que sur sa puissance de frappe. Franco, un ancien light heavyweight brésilien, a résisté vaillamment, mais n'a jamais réussi à imposer son rythme.
Le combat a été marqué par de longues phases de clinch, où Pinto a utilisé son gabarit supérieur pour étouffer les attaques de Franco. Bien qu'il n'ait réussi que quelques takedowns, sa simple présence a suffi à neutraliser une grande partie de l'arsenal offensif de son adversaire. Franco, malgré sa défaite, a prouvé qu'il pouvait tenir tête à des combattants bien plus lourds que lui, une performance qui pourrait lui valoir d'autres opportunités dans la division.
Pour Pinto, cette victoire est une étape importante dans sa progression vers le top 15 de la division heavyweight, l'une des plus ouvertes de l'UFC. À 28 ans, il incarne une nouvelle génération de combattants européens capables de rivaliser avec les meilleurs. Son prochain défi sera de montrer qu'il peut finir ses combats par KO, un aspect de son jeu qui a été quelque peu éclipsé lors de ce combat.
Mantas Kondratavicius et le défi de la durée
Le Lituanien Mantas Kondratavicius a fait ses débuts en UFC avec une victoire par décision unanime face à Antonio Trocoli, mais ce combat a révélé une facette inattendue de son style. Kondratavicius, connu pour ses KO rapides (aucun de ses neuf précédents combats n'avait dépassé neuf minutes), a dû pour la première fois de sa carrière aller au bout des trois rounds. Une expérience qui, selon ses propres dires, l'a poussé dans ses retranchements.
Le combat a basculé dès le premier round, lorsque Kondratavicius a envoyé Trocoli au tapis avec un coude dévastateur à la tempe. L'arbitre Rich Mitchell a failli arrêter le combat, mais Trocoli a survécu, revenant en force au troisième round avec une stratégie de grappling. Bien que deux juges aient attribué ce dernier round à Trocoli, la domination de Kondratavicius sur les deux premiers rounds a suffi à lui assurer la victoire (30-27, 29-27, 29-27).
Ce combat a été un véritable test d'endurance pour Kondratavicius, qui a dû gérer sa fatigue et adapter son jeu en cours de route. Pour Trocoli, malgré une quatrième défaite consécutive en UFC, ce combat a montré qu'il pouvait encore rivaliser avec des adversaires de haut niveau, à condition d'améliorer sa condition physique. Kondratavicius, quant à lui, a prouvé qu'il pouvait aller au bout des rounds sans perdre en efficacité, une qualité essentielle pour progresser dans l'organisation.
Les autres moments marquants de la soirée
La carte préliminaire de l'UFC Fight Night 270 a également été marquée par plusieurs autres performances notables. Brando Pericic a ouvert le bal en mettant KO Louie Sutherland en moins de deux minutes, avec une série de coups de poing dévastateurs qui ont laissé son adversaire sans réaction. Abdul-Kareem Al-Selwady, quant à lui, a dominé Shaqueme Rock par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27) dans un combat lightweight où les deux hommes ont montré un niveau technique élevé.
Enfin, Shanelle Dyer a offert à son public londonien un spectacle mémorable en mettant KO Ravena Oliveira avec un head kick suivi d'une série de genoux et de coups de poing. Oliveira, qui n'avait pas réussi à respecter la limite de poids, est apparue diminuée dès le premier round, et Dyer n'a pas laissé passer l'opportunité. Cette victoire marque le début prometteur de Dyer en UFC, après une carrière amateur déjà bien remplie.
La soirée a également été marquée par quelques controverses, notamment une altercation entre les équipes de Nathaniel Wood et Losene Keita après leur combat. Ces incidents rappellent que le MMA reste un sport où les émotions peuvent parfois prendre le dessus, même en dehors de l'octogone. Malgré cela, l'UFC Fight Night 270 a une fois de plus prouvé que les préliminaires peuvent offrir des combats aussi intenses, voire plus, que les combats principaux.
L'UFC Fight Night 270 restera dans les mémoires comme une soirée où les préliminaires ont volé la vedette. Mason Jones et Axel Sola ont offert un combat d'une intensité rare, prouvant que le MMA peut être à la fois technique et spectaculaire. Nathaniel Wood, Mario Pinto et Mantas Kondratavicius ont également marqué les esprits, chacun à leur manière, en confirmant leur statut de combattants à suivre dans leurs divisions respectives.
Cette soirée a également mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les combattants européens, qui doivent souvent se battre deux fois plus pour obtenir la reconnaissance qu'ils méritent. Des performances comme celles de Jones, Pinto ou Dyer montrent que l'Europe est en train de devenir un vivier de talents capables de rivaliser avec les meilleurs au monde. Enfin, les incidents en dehors de l'octogone rappellent que le MMA reste un sport où la passion et l'émotion peuvent parfois dépasser les limites du raisonnable.
Prochaine étape pour l'UFC : capitaliser sur ces moments forts pour attirer de nouveaux fans et continuer à développer le sport en Europe. Avec des combattants comme ceux présents à Londres, l'avenir s'annonce prometteur.

