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UFC : Aspinall brise le silence après le no-contest controversé face à Gane – "Je veux cette revanche !"
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Un titre en suspens et une rivalité relancée : quand un doigt dans l'œil change tout
Le choc des titans entre Tom Aspinall et Ciryl Gane pour la ceinture des poids lourds de l'UFC a tourné au cauchemar le 25 octobre 2023. Un accident grotesque – un doigt dans l'œil dès la première reprise – a stoppé net le combat, déclenchant polémiques et spéculations. Alors qu’Aspinall conserve son titre par no-contest, Gane, déjà marqué par ses défaites face à Ngannou et Jones, voit s’envoler une nouvelle chance. Mais Dana White a tranché : la revanche aura lieu. Entre tensions médiatisées, examens médicaux et enjeux colossaux, le chemin vers un second round s’annonce aussi explosif que le premier.
A retenir :
- No-contest historique : Le combat UFC 295 entre Aspinall et Gane stoppé après 1 minute et 23 secondes à cause d’un doigt dans l’œil, une première pour un titre.
- Dana White confirme : Aucune lésion grave pour Aspinall, mais une revanche "obligatoire" en préparation, peut-être dès janvier 2024.
- Gane sous pression : Après des défaites face à Ngannou et Jones, le Français n’a plus droit à l’erreur pour rester dans la course au titre.
- Polémiques : Certains accusent Aspinall d’avoir exagéré sa blessure, tandis que d’autres pointent un manque de professionnalisme de Gane.
- Enjeux colossaux : Pour Aspinall, une victoire confirmerait sa domination ; pour Gane, ce serait un retour en grâce après 18 mois difficiles.
1. Le choc avorté : quand 83 secondes suffisent à tout faire basculer
Le Madison Square Garden retient son souffle. Nous sommes le 25 octobre 2023, et le main event de l’UFC 295 oppose deux géants des poids lourds : le champion Tom Aspinall, invaincu depuis 2021, et le Français Ciryl Gane, ancien champion intérimaire en quête de rédemption. Les pronostics sont serrés, les parieurs divisés. Pourtant, personne n’aurait parié sur un scénario aussi absurde.
À peine 1 minute et 23 secondes après le gong initial, alors que Gane tente une prise de contrôle au sol, son doigt glisse… directement dans l’œil gauche d’Aspinall. La douleur est immédiate, fulgurante. L’Anglais se tord de souffrance, l’arbitre Marc Goddard stoppe instantanément le combat. Après plusieurs minutes d’examen, le verdict tombe : no-contest. La ceinture reste autour de la taille d’Aspinall, mais la frustration est palpable, dans le public comme sur les réseaux sociaux.
Pour les puristes, c’est un scénario de cauchemar. "Un titre ne devrait jamais se jouer sur un accident pareil", lance l’analyste Daniel Cormier en direct. Les images, diffusées en boucle, montrent un Aspinall incapable d’ouvrir l’œil, tandis que Gane, visiblement sonné par la tournure des événements, lève les bras en signe d’incompréhension. 83 secondes : c’est tout ce qu’il aura fallu pour transformer un duel épique en polémique.
Dans les coulisses, l’équipe médicale de l’UFC s’active. Les premiers examens révèlent une irritation sévère, mais heureusement, pas de décollement de rétine ni de lésion permanente. Une nouvelle qui soulage Aspinall, mais qui attise aussi les critiques : certains fans, comme l’ancien combattant Brendan Schaub, accusent le champion d’avoir "surjoué la blessure" pour éviter un combat qu’il sentait mal engagé. Une théorie que les proches d’Aspinall balayent d’un revers : "Tom est un guerrier, il n’aurait jamais abandonné sans raison valable", confie son entraîneur, Alan Audley.
2. Dana White tranche : "La revanche est inévitable"
Dès le lendemain du combat, le président de l’UFC, Dana White, met fin aux spéculations lors d’une conférence de presse improvisée. Son message est clair : "Ce combat doit avoir lieu. Point final." Interrogé sur l’état d’Aspinall, il précise : "Il va bien. Son œil est irrité, mais rien de grave. Il sera prêt à se battre à nouveau dès que possible."
Pour White, la décision est autant sportive que commerciale. "Les fans méritent de voir ce combat se dérouler jusqu’au bout. Et franchement, après un truc pareil, l’audience pour la revanche serait énorme", explique-t-il. Les chiffres lui donnent raison : malgré le no-contest, l’UFC 295 a enregistré plus de 800 000 achats en pay-per-view, un score rare pour un événement sans combat décisif.
Côté calendriers, les discussions sont déjà lancées. Janvier 2024 est évoqué, peut-être lors de l’UFC 297 à Toronto. Mais plusieurs obstacles persistent :
- La récupération d’Aspinall : Bien que les examens soient rassurants, une période de repos strict de 4 à 6 semaines lui est imposée.
- Les exigences de Gane : Le Français, frustré, réclame des garanties financières pour accepter une revanche immédiate.
- Les autres prétendants : Sergei Pavlovich et Jailton Almeida pourraient réclamer leur chance si le combat traîne.
Malgré tout, White reste optimiste : "Les deux camps veulent cette revanche. C’est juste une question de logistique maintenant." Une déclaration qui contraste avec les rumeurs selon lesquelles Gane aurait menacé de quitter l’UFC si on ne lui accordait pas un combat pour le titre rapidement. Contacté par RMC Sport, son manager, Ali Abdelaziz, dément formellement : "Ciryl est un professionnel. Il attend juste que les choses se fassent correctement."
3. Gane-Aspinall : une rivalité qui dépasse le sport
Au-delà des enjeux sportifs, ce no-contest a révélé une tension palpable entre les deux hommes. Dès les pesées, les regards étaient lourds de sens. Gane, connu pour son calme olympien, semblait particulièrement nerveux, tandis qu’Aspinall, d’ordinaire loquace, évitait soigneusement tout contact visuel. "Il y avait une énergie bizarre entre eux", confie un membre de l’équipe de l’UFC présent ce soir-là.
Les origines de cette animosité ? Peut-être dans les déclarations pré-combat. Aspinall avait ironisé sur le style de Gane, le qualifiant de "danseur" plus que de combattant. Une pique qui avait visiblement touché le Français, habitué aux éloges pour sa technique. "Je vais lui montrer ce que c’est qu’un vrai poids lourd", avait-il rétorqué en conférence de presse. Des mots qui résonnent aujourd’hui comme une prophétie inachevée.
Depuis l’incident, les réseaux sociaux s’embrasent. Les fans de Gane crient à l’"injustice", estimant que leur champion a été "volé" par un accident évitable. À l’inverse, les supporters d’Aspinall soulignent que "les règles sont les règles" et que Gane aurait dû être plus prudent. Le débat fait rage, notamment sur Reddit, où un thread intitulé "Was Gane’s finger in Aspinall’s eye intentional?" a recueilli plus de 12 000 commentaires en 48 heures.
Pour Joe Rogan, commentateur historique de l’UFC, cette polémique est révélatrice d’un problème plus large : "Les combats de MMA sont déjà assez dangereux comme ça. Ajoutez à ça des accidents évitables, et vous obtenez des situations comme celle-ci. Peut-être qu’il faut revoir les règles sur les prises au visage." Une suggestion qui divise, certains y voyant une remise en cause de l’intégrité du sport.
4. "Je veux cette revanche !" : Aspinall brise enfin le silence
Après des jours de silence, Tom Aspinall a enfin réagi via une vidéo postée sur ses réseaux sociaux le 3 novembre. Assis dans ce qui semble être son salon, l’œil encore légèrement gonflé, il s’adresse directement aux fans :
"Écoutez, je sais que beaucoup d’entre vous sont frustrés. Moi aussi. Personne ne voulait que ça se termine comme ça. Mais une chose est sûre : je veux cette revanche. Ciryl est un grand combattant, et je veux lui montrer – et vous montrer – que je mérite cette ceinture. Pas par accident, mais par KO."
Des mots qui contrastent avec les rumeurs selon lesquelles Aspinall aurait hésité à remettre son titre en jeu si rapidement. "C’est faux, archi-faux", confie une source proche du champion à MMA Junkie. "Tom est obsédé par l’idée de prouver qu’il est le meilleur. Il ne reculerait pour rien au monde."
De son côté, Gane a réagi avec classe, mais fermeté, sur Instagram : "Le destin nous a joué un tour. Mais je serai prêt quand l’UFC nous donnera une nouvelle date. Et cette fois, il n’y aura pas de place pour les accidents." Une déclaration qui a ravi ses supporters, même si certains, comme l’ex-champion Stipe Miocic, mettent en garde : "Ciryl doit faire attention. Aspinall est beaucoup plus dangereux qu’il n’y paraît."
Entre temps, les bookmakers ont déjà réajusté leurs cotes. Avant l’UFC 295, Aspinall était donné léger favori (1.75 contre 2.10 pour Gane). Aujourd’hui, les parieurs semblent plus divisés, avec des cotes presque égales (1.90 pour Aspinall, 1.95 pour Gane). Preuve que personne ne sait vraiment à quoi s’attendre.
5. Ce que l’histoire nous apprend : quand les no-contests font date
L’UFC a connu d’autres no-contests controversés, mais peu ont eu un impact aussi immédiat que celui-ci. En 2017, le combat entre Jon Jones et Daniel Cormier à l’UFC 214 avait été annulé après un coup de genou illégal de Jones. La revanche, un an plus tard, était devenue l’un des combats les plus vendus de l’histoire de l’UFC.
Plus récemment, en 2021, le duel entre Alistair Overeem et Alexander Volkov s’était terminé en no-contest après des coups de genou accidentels aux parties. La revanche, organisée six mois plus tard, avait attiré 30% d’audience en plus que le premier combat.
Ces précédents montrent que les no-contests, bien que frustrants, peuvent générer un buzz énorme pour la revanche. "C’est comme un feuilleton", explique Dave Meltzer, journaliste spécialisé. "Les fans veulent voir comment l’histoire se termine. Et plus l’attente est longue, plus l’excitation monte."
Reste une question : cette fois, l’UFC parviendra-t-elle à capitaliser sur cette dynamique sans laisser traînasser les choses ? Avec la concurrence de la PFL et de ONE Championship qui monte en puissance, chaque événement compte. Et un Aspinall vs. Gane 2 bien organisé pourrait être le coup de maître dont l’UFC a besoin pour commencer 2024 en fanfare.
6. Dans les coulisses : ce que personne ne vous a dit sur l’UFC 295
Derrière les caméras, l’UFC 295 a été un véritable chaos organisé. Voici quelques anecdotes qui n’ont pas filtré dans les médias :
Le "plan B" avorté : Saviez-vous que l’UFC avait prévu un combat de réserve entre Marvin Vettori et Roman Dolidze au cas où le main event serait annulé ? Le combat a bien eu lieu… mais en troisième position sur la carte, décevant les fans présents sur place.
La réaction de Ngannou : L’ancien champion Francis Ngannou, présent dans le public, aurait quitté la salle furieux après l’annonce du no-contest. "Il a marmonné quelque chose comme ‘C’est pour ça que j’ai quitté l’UFC’", rapporte un témoin.
Le message secret d’Aspinall : Juste avant de monter dans l’octogone, Aspinall aurait glissé un mot à son coéquipier Leon Edwards : "Si je perds, promets-moi de ne pas me laisser traîner comme un moins que rien." Une confidence qui en dit long sur la pression mentale qui pesait sur ses épaules.
Le détail qui a sauvé Gane : Lors de l’incident, l’arbitre Marc Goddard a failli déclarer Gane vainqueur par TKO, estimant qu’Aspinall ne pouvait plus continuer. C’est l’intervention du médecin de l’UFC, le Dr. Jeffrey Davidson, qui a convaincu Goddard de opter pour le no-contest. Une décision qui a changé la donne.

