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UFC 321 : Pesée mouvementée à Abou Dhabi – 2 combattants hors limite, Raposo encore victime du surpoids

UFC 321 : Pesée mouvementée à Abou Dhabi – 2 combattants hors limite, Raposo encore victime du surpoids

L’UFC 321 démarre sous tension : deux combats perturbés par des dépassements de poids, tandis que les duels pour les titres en poids lourds et pailles sont confirmés. Mitch Raposo , une nouvelle fois lésé, devra affronter Azat Maksum en catchweight, sous peine de voir son adversaire perdre 30 % de sa bourse. Une pesée qui laisse un goût amer et des questions sur la discipline des athlètes.

L'essentiel

  1. Tom Aspinall (255 lbs) et Ciryl Gane (247,5 lbs) : le choc des titans en poids lourds est officiel, sans surprise à la pesée.
  2. Virna Jandiroba et Mackenzie Dern (115 lbs chacune) s’affronteront pour le titre vacant en pailles – un duel explosif en perspective.
  3. Azat Maksum (129 lbs) et Jose Miguel Delgado (147 lbs) : deux dépassements de poids qui bouleversent la carte, avec un catchweight imposé pour Maksum vs. Raposo.
  4. Mitch Raposo , victime récurrente : après Jake Hadley (Contender Series) et Andre Lima (UFC 302), il subit encore un adversaire en surpoids.
  5. Pénalité financière de 30 % pour Maksum, mais le combat est maintenu – une décision qui divise.

Une pesée sous haute tension : les titres en jeu, les dérapages en série

La scène était plantée ce vendredi à Abou Dhabi : l’UFC 321 promettait déjà des étincelles avec deux combats de titres au sommet de l’affiche. Mais avant même que les gants ne montent, la pesée a réservé son lot de rebondissements. Tom Aspinall, le colosse britannique, et Ciryl Gane, l’athlète français aux allures de danseur, ont confirmé leur statut de professionnels en se présentant dans les limites de la catégorie poids lourds (265 lbs). Avec respectivement 255 lbs pour Aspinall et 247,5 lbs pour Gane, les deux hommes ont évité le piège du surpoids, contrairement à d’autres.

Côté pailles, l’enjeu était tout aussi crucial : le titre vacant opposera Virna Jandiroba à Mackenzie Dern, deux combattantes qui ont affiché un poids parfait de 115 lbs. Un détail qui a son importance, surtout quand on connaît les antécédents de Dern en matière de gestion de poids. Cette fois, la Brésilienne a fait les choses proprement, évitant les polémiques qui avaient émaillé certaines de ses précédentes pesées.


Mais l’UFC 321 ne serait pas un événement classique sans son lot de drames. Deux combats ont été ébranlés par des dépassements de poids, semant la frustration parmi les équipes et les fans. Azat Maksum, attendu en poids mouche (126 lbs), a affiché 129 lbs – soit 3 livres de trop. De son côté, Jose Miguel Delgado, qui devait combattre en poids plume (146 lbs), a pesé 147 lbs, dépassant d’une livre la limite autorisée. Deux erreurs qui ont des conséquences bien réelles.

Maksum vs. Raposo : un catchweight imposé, une pénalité financière de 30 %

Pour Azat Maksum, le verdict est tombé sans appel : son combat contre Mitch Raposo aura bien lieu, mais en catchweight (130 lbs), avec une pénalité financière de 30 % sur sa bourse au profit de son adversaire. Une sanction classique dans l’UFC, mais qui ne console guère Raposo, habitué à ces désagréments. "C’est la troisième fois que ça m’arrive. À un moment, ça devient systématique", a réagi son entraîneur, Tyson Chartier, visiblement exaspéré.

Rappel des faits : en 2022, lors d’un épisode de la Contender Series, Jake Hadley avait dépassé le poids avant d’affronter Raposo. Plus récemment, à l’UFC 302, c’est Andre Lima qui avait commis la même erreur, forçant un ajustement de dernière minute. "On dirait que Mitch attire les combattants qui ne savent pas gérer leur poids. C’est injuste pour lui, qui fait tout correctement", a ajouté Chartier, soulignant l’absurdité de la situation.


Malgré tout, Raposo a accepté le combat en catchweight. Une décision qui en dit long sur son mental, mais qui pose question : jusqu’où peut-on pousser un athlète à s’adapter aux erreurs des autres ? "Je suis là pour combattre, peu importe les circonstances. Mais ça commence à bien faire", a-t-il déclaré, mi-résigné, mi-déterminé.

Delgado vs. Wood : un combat en suris, une décision en suspens

La situation est plus floue pour Jose Miguel Delgado. Avec 147 lbs au lieu des 146 requis, le Vénézuélien a frôlé la limite, mais son combat contre Nathaniel Wood reste incertain. Contrairement à Maksum, Delgado n’a dépassé le poids que d’une livre, ce qui laisse une marge de manœuvre à l’UFC. Plusieurs options sont envisagées :

  • Un catchweight à 147 lbs, avec une pénalité financière réduite (généralement 20 % pour un dépassement d’1 lb).
  • Un délai supplémentaire pour que Delgado tente de perdre cette livre, bien que cette solution soit rare et peu probable.
  • L’annulation pure et simple du combat, si Wood refuse de prendre le risque ou si l’UFC juge le dépassement inacceptable.

Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été communiquée. Wood, connu pour son professionnalisme, pourrait accepter le combat, mais à quelles conditions ? "On verra ce que propose l’UFC. Une livre, c’est moins grave que trois, mais c’est toujours une livre de trop", a-t-il déclaré sobrement.

"La malédiction du surpoids" : Raposo, victime désignée de l’UFC ?

Si les dépassements de poids ne sont pas rares en MMA, le cas de Mitch Raposo frise l’absurde. En trois ans seulement, le combattant américain a été confronté à trois adversaires en surpoids – un record qui interroge. "Est-ce que je dégage une aura de ‘type sympa qui va accepter n’importe quoi’ ?", s’amuse-t-il, non sans une pointe d’agacement.


Son entraîneur, Tyson Chartier, y voit plutôt un problème structurel : "Les combattants savent que Mitch ne va pas refuser un combat. Ils se disent qu’ils peuvent se permettre de rater leur poids, parce que de toute façon, il dira oui. C’est un manque de respect envers son travail." Une théorie qui mérite d’être creusée, d’autant que Raposo, malgré ces contretemps, reste invaincu dans ces conditions (2 victoires, 0 défaite).

Pourtant, les risques sont réels. Combattre un adversaire plus lourd, même d’à peine quelques livres, peut faire la différence en termes de puissance et d’endurance. "En poids mouche, 3 livres, c’est énorme. Ça peut changer le cours d’un combat", rappelle un expert en nutrition sportive. Raposo, lui, préfère se concentrer sur l’essentiel : "Je gagne, peu importe le poids. Mais oui, ça m’énerve."

UFC 321 : ce qu’il faut retenir avant le choc Aspinall vs. Gane

Au-delà des polémiques de poids, l’UFC 321 s’annonce comme un événement historique. Le combat principal entre Tom Aspinall et Ciryl Gane pourrait bien désigner le prochain prétendant au titre suprême des poids lourds, actuellement détenu par Jon Jones. Les deux hommes, aux styles opposés, promettent un spectacle explosif :

  • Aspinall, le frappeur britannique au KO dévastateur (13 victoires, dont 10 avant la limite).
  • Gane, le technicien français, ancien champion intérimaire, maître des distances et des coups précis.

Du côté des pailles, Virna Jandiroba (9 victoires, 2 défaites) et Mackenzie Dern (13-3) s’affrontent pour le titre vacant laissé par Zhang Weili. Un duel entre une grappeuse redoutable (Jandiroba) et une spécialiste du jiu-jitsu brésilien (Dern), dont les chemins vers le sommet ont été semés d’embûches. "Ce titre, c’est une question d’honneur. Après toutes ces années, c’est maintenant ou jamais", a confié Dern en conférence de presse.


Enfin, malgré les ombres au tableau (les dépassements de poids, les ajustements de dernière minute), l’UFC 321 a tout pour marquer les esprits. Entre les enjeux sportifs, les rivalités naissantes et les histoires personnelles, une chose est sûre : Abou Dhabi ne sera pas avare en émotions.

La pesée de l’UFC 321 aura été riche en enseignements. D’un côté, des athlètes comme Aspinall, Gane, Jandiroba ou Dern ont montré l’exemple en respectant scrupuleusement les limites de leur catégorie. De l’autre, Maksum et Delgado rappellent que la discipline reste un défi pour certains. Quant à Mitch Raposo, son calvaire répété soulève une question plus large : jusqu’où l’UFC peut-elle tolérer ces écarts sans pénaliser davantage les combattants lésés ? Une chose est certaine : quand les cages s’ouvriront samedi, les regards seront rivés sur ces hommes et femmes prêts à tout pour la gloire. Et si les balances ont parlé, ce sont désormais les poings, les pieds et les soumissions qui auront le dernier mot.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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