Il y a 346 jours
Tom Aspinall vs Ciryl Gane : quand Halloween relance la polémique de l'UFC 321 avec une touche d'humour noir
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Pour Halloween, Tom Aspinall a remis le feu aux poudres avec Ciryl Gane. Le champion des poids lourds de l'UFC a partagé une publication Instagram aussi drôle que piquante, comparant le Français à Freddy Krueger – clin d'œil direct à leur combat controversé de l'UFC 321, interrompu après un doigt dans l'œil. Entre humour noir et stratégie médiatique, Aspinall rappelle qu'il détient toujours la ceinture... tout en attisant l'impatience des fans pour une revanche annoncée par Dana White, mais retardée par sa convalescence.
A retenir :
- Tom Aspinall utilise Halloween pour relancer la rivalité avec Ciryl Gane via une publication Instagram comparant le Français à Freddy Krueger
- Rappel du combat controversé de l'UFC 321 : arrêt prématuré après un doigt dans l'œil, aboutissant à un "no contest" qui a frustré les fans
- Stratégie double pour Aspinall : maintenir la pression sur Gane tout en cultivant son image de "bad boy" provocateur, tout en gardant son titre
- Dana White confirme qu'une revanche est en préparation, mais la date dépendra de la guérison complète de l'œil d'Aspinall
- Analyse : comment Aspinall transforme une blessure en opportunité médiatique, entre humour et calcul stratégique
- Les réactions des fans et experts : entre impatience pour la revanche et débats sur la légitimité du titre d'Aspinall
Halloween 2024 : quand Tom Aspinall joue avec le feu (et les nerfs de Ciryl Gane)
Le 31 octobre 2024 restera comme une date marquée d'une pierre blanche – ou devrait-on dire, rouge sang ? – dans la rivalité entre Tom Aspinall et Ciryl Gane. Le champion britannique des poids lourds de l'UFC a choisi Halloween pour remettre une couche dans leur guerre psychologique, avec une publication Instagram qui a fait le tour des réseaux en quelques heures. On y voit Aspinall, un bandage sur l'œil (référence directe à sa blessure de l'UFC 321), aux côtés d'une image de Freddy Krueger – le célèbre tueur aux griffes d'acier des Griffes de la nuit – avec la légende : "Trick or treat, @ciryl_gane ?" ("Des bonbons ou un sort ?").
Un clin d'œil aussi subtil qu'un coup de marteau : le message est clair. Aspinall associe Gane au monstre qui "attaquait ses victimes dans leurs rêves" – ou dans ce cas, dans leur intégrité physique. Une provocation qui fait écho à l'arrêt controversé de leur combat du 13 juillet 2024, où un doigt de Gane dans l'œil du Britannique avait forcé l'arbitre à stopper le combat après seulement 1 minute et 23 secondes, déclarant un "no contest" qui a laissé les fans sur leur faim... et les deux combattants sur leur soif de revanche.
"C'est typique d'Aspinall : il transforme une défaite potentielle en victoire médiatique", analyse Gareth A. Davies, journaliste spécialisé en MMA pour The Telegraph. "En utilisant l'humour noir et les codes pop culture, il détourne l'attention de sa blessure et garde le contrôle du récit. Gane, lui, reste silencieux... mais un silence qui en dit long."
"No contest" à l'UFC 321 : le combat qui a tout changé (ou presque)
Retour en arrière : le 13 juillet 2024, à l'UFC 321 de Las Vegas. Le choc entre Aspinall et Gane était attendu comme l'un des plus explosifs de l'année. Les deux hommes, styles opposés (le boxing précis de Gane vs le grappling agressif d'Aspinall), promettaient un feu d'artifice. Pourtant, tout a basculé en moins de 90 secondes.
Après un échange serré, Gane porte un jab qui semble toucher l'œil d'Aspinall. Le Britannique s'effondre, se tenant la paupière. Les ralentis montreront plus tard que le doigt du Français a pénétré dans l'orbite, causant une douleur immédiate. L'arbitre Marc Goddard n'a d'autre choix que d'arrêter le combat, déclarant un "no contest" – une décision qui a provoqué un tollé. Les fans scandaient "Let them fight!", tandis que les experts débattaient : accident ou stratégie ?
"C'était un accident, mais dans le MMA, les accidents font partie du jeu. La vraie question, c'est : pourquoi Aspinall n'a pas pu continuer ? Un vrai champion aurait serré les dents", lance Bas Rutten, légende du MMA et commentateur, sur son podcast. Une critique qui pique, mais qui résume l'ambivalence autour de ce combat : entre légitimité de l'arrêt et frustration collective.
La stratégie Aspinall : quand la blessure devient une arme
Depuis l'UFC 321, Tom Aspinall a adopté une posture ambivalente : victime d'une blessure grave (une lésion cornéenne qui a nécessité plusieurs semaines de repos), mais aussi maître du jeu médiatique. Sa publication Halloween en est la preuve. En comparant Gane à Freddy Krueger, il fait d'une pierre deux coups :
- Il rappelle l'incident : le doigt dans l'œil devient une "arme" symbolique, comme les griffes du tueur.
- Il minimise sa propre vulnérabilité : en riant de sa blessure, il montre qu'il n'a "pas peur" de Gane.
- Il maintient la pression sur l'UFC : chaque publication est un rappel à Dana White pour organiser la revanche.
"Aspinall joue un rôle, et il le joue bien. Il sait que dans le MMA, la ceinture se défend aussi en dehors de l'octogone", note Laura Sanko, commentatrice pour l'UFC. "Mais attention : Gane n'est pas du genre à se laisser provoquer. Son silence actuel cache probablement une préparation méthodique."
Dana White et l'UFC dans l'expectative : quand aura lieu la revanche ?
Le président de l'UFC, Dana White, a confirmé à plusieurs reprises qu'une revanche était "100% going to happen" ("à 100% prévue"). Pourtant, la date reste floue. Tout dépend de l'état de santé d'Aspinall, dont la convalescence a été plus longue que prévu. "On ne prendra aucun risque avec sa vision. Un combat de poids lourds, c'est déjà dangereux ; si son œil n'est pas à 100%, c'est non", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en septembre.
Les rumeurs évoquent plusieurs fenêtres possibles :
- UFC 325 (mars 2025) : le scénario le plus probable, avec une tête d'affiche Aspinall vs Gane 2.
- Un événement à Londres (avril 2025) : pour capitaliser sur la popularité d'Aspinall au Royaume-Uni.
- UFC 326 (juin 2025) : si les médecins recommandent une attente supplémentaire.
Entre-temps, Gane pourrait affronter un autre prétendant (comme Sergei Pavlovich ou Jailton Almeida) pour rester actif, mais rien n'est confirmé. "Ciryl veut Aspinall, et seulement Aspinall. Il ne veut pas d'un combat 'de remplissage'", révèle une source proche de son équipe.
Les fans divisés : entre impatience et scepticisme
Sur les réseaux, les réactions à la publication d'Aspinall sont partagées. Certains y voient "du génie pur" :
"Aspinall est un boss du marketing. Il garde son titre, fait mariner Gane, et nous donne du contenu gratuit. Respect." – @MMA_Fan42 (Twitter)
D'autres, plus critiques, pointent un manque de fair-play :
"C'est pathétique. Au lieu de se plaindre, il devrait prouver qu'il mérite la ceinture en combattant. Gane l'a dominé en 80 secondes." – @KickboxingPro (Reddit)
Un débat qui reflète une question plus large : Tom Aspinall mérite-t-il toujours d'être champion après un "no contest" ? Pour Daniel Cormier, double champion UFC, "la ceinture reste sienne jusqu'à ce qu'il la perde. Mais s'il évite Gane trop longtemps, les gens commenceront à douter. Et dans le MMA, le doute est pire qu'une défaite."
Derrière les provocations : ce que cache vraiment la rivalité Aspinall-Gane
Au-delà des posts Instagram et des déclarations en conférence de presse, cette rivalité révèle deux visions opposées du MMA moderne.
Ciryl Gane, ancien champion, incarne la technique pure : un style de boxe fluide, des enchaînements calculés, et une approche presque "européenne" du combat. "Je ne suis pas là pour faire le spectacle. Je suis là pour gagner", avait-il déclaré avant l'UFC 321.
Tom Aspinall, lui, représente le spectacle et l'agressivité : un grappling explosif, des KO rapides, et une personnalité qui divise. Son humour noir, ses provocations, même son accent britannique ("proper lad") en font un personnage médiatique.
"C'est le choc des cultures. Gane, c'est l'élégance à la française ; Aspinall, c'est le pub anglais après trois pintes. Et c'est ça qui rend leur rivalité si captivante", résume John Gooden, commentateur britannique.
Une chose est sûre : quand la revanche aura lieu, ce ne sera pas qu'un combat. Ce sera un règlement de comptes sportif, médiatique, et presque philosophique sur ce que doit être un champion des poids lourds en 2025.

