Aller au fil

ONE7 min

Superbon défie Tokyo : un duel historique contre Masaaki Noiri pour l’unification des ceintures à ONE 173

Superbon défie Tokyo : un duel historique contre Masaaki Noiri pour l’unification des ceintures à ONE 173

Un affrontement explosif en perspective : Superbon contre Noiri pour l’unification des ceintures à Tokyo Le 16 novembre, l’ Ariake Arena de Tokyo vibrera sous les cris d’un public acquis à la cause de Masaaki Noiri , mais c’est bien Superbon , le champion thaïlandais en titre, qui compte imposer sa loi. Avec 116 victoires à son actif, le vétéran de 35 ans aborde ce combat pour l’ unification des ceintures poids plume avec une sérénité déconcertante. Malgré l’environnement hostile, sa préparation méticuleuse et son expérience font de lui le favori. Mais Noiri, tenant du titre intérimaire, n’a pas dit son dernier mot. Un choc de styles et de volontés qui promet d’entrer dans l’histoire du ONE Championship .

L'essentiel

  1. Unification des ceintures : Superbon (champion en titre) vs Masaaki Noiri (champion intérimaire) pour le titre incontesté des poids plume en kickboxing.
  2. Défis à relever : Un public japonais hostile et un adversaire redoutable, capable de renverser des situations improbables (comme contre Tawanchai).
  3. Stratégie claire : Superbon mise sur son expérience (116 victoires), une préparation sans faille , et l’exploitation des faiblesses de Noiri.
  4. Enjeu psychologique : Le Thaïlandais veut "faire taire" l’Ariake Arena et prouver que les combattants japonais n’ont "pas ce qu’il faut" pour le battre.
  5. Date et lieu : 16 novembre 2024, ONE 173 , Tokyo – un cadre électrique pour ce duel historique.

Tokyo s’apprête à trembler : le contexte d’un combat hors norme

Le 16 novembre 2024, l’Ariake Arena sera le théâtre d’un affrontement qui dépasse le simple cadre sportif. Superbon, le roi incontesté du kickboxing poids plume, montera sur le ring pour défendre son titre contre Masaaki Noiri, le champion intérimaire japonais, devant 20 000 spectateurs majoritairement acquis à sa cause. Un scénario digne des plus grands films de combat, où le héros solitaire affronte à la fois son adversaire et la foule.

À 35 ans, Superbon n’est plus à une épreuve près. Avec 116 victoires (dont 25 par KO) pour 37 défaites, le Thaïlandais a tout vu : les arènes surchauffées, les retours impossibles, les victoires arrachées dans la douleur. Pourtant, ce combat a une saveur particulière. "C’est la première fois que je me bats pour unifier les ceintures sous cette pression", confie-t-il. Noiri, lui, incarne l’espoir japonais : plus jeune (31 ans), moins expérimenté (34 victoires), mais porté par une dynamique récente – notamment sa victoire surprise contre Tawanchai en avril 2024, où il a su exploiter les règles strictes du kickboxing sous ONE.


Pour les puristes, ce duel oppose deux philosophies : d’un côté, le style thaïlandais de Superbon, basé sur des enchaînements explosifs et une gestion du rythme implacable ; de l’autre, l’approche technico-tactique de Noiri, qui mise sur des contres précis et une endurance à toute épreuve. "Il a prouvé qu’il savait s’adapter, reconnaît Superbon. Mais moi, j’ai prouvé que je savais gagner."

"Ils n’ont pas ce qu’il faut" : la provocation calculée de Superbon

Superbon n’est pas du genre à ménager ses adversaires – ni leurs supporters. Dans une interview accordée à ONE Championship il y a deux semaines, il a lâché une phrase qui a enflammé les réseaux sociaux japonais : "Je ne pense pas que les combattants japonais aient ce qu’il faut pour me battre." Une déclaration qui a fait bondir les fans de Noiri, mais qui s’inscrit dans une stratégie psychologique bien rodée.

"Quand tu combats à l’extérieur, tu dois briser leur mental avant même le premier round, explique Sakchai Simma, son entraîneur. Superbon sait que le public sera contre lui. Alors il joue avec ça. Il veut qu’ils le haïssent… pour mieux les faire taire après." Une tactique risquée, mais qui a déjà fait ses preuves : en 2022, face à Giorgio Petrosyan à Singapour, Superbon avait adopté la même posture avant de s’imposer par décision unanime.


Noiri, lui, reste de marbre. "Les mots ne gagnent pas les combats, a-t-il répondu. Ce qui compte, c’est ce qu’il fera quand il montera sur le ring." Une réplique qui montre une maturité surprenante pour un combattant souvent critiqué pour son manque de constance. Preuve que ce duel ne sera pas qu’une affaire de coups… mais aussi d’intelligence émotionnelle.

Derrière les gants : la préparation secrète de Superbon

Si Superbon affiche une confiance à toute épreuve, c’est parce que sa préparation a été sans concession. Depuis six mois, il s’entraîne à Bangkok Fight Lab, sous la houlette de Sakchai Simma, avec un objectif : neutraliser la principale arme de Noiri, son jeu de jambes fuyant et ses contres en rotation.

"On a analysé tous ses combats, pas seulement celui contre Tawanchai, révèle un membre de son équipe sous couvert d’anonymat. Noiri a une faiblesse : quand on le presse contre les cordes, il perd en précision. Alors on a travaillé des enchaînements spécifiques pour le coincer." Superbon a même fait appel à un spécialiste en data analyse pour décrypter les patterns de frappe de son adversaire. Résultat ? Une stratégie basée sur des feintes en low-kick pour déséquilibrer Noiri, suivie de combinaisons au corps à corps.


Côté physique, le Thaïlandais a poussé ses limites : deux séances par jour (une en kickboxing, une en renforcement), un régime alimentaire drastique (moins de 10% de glucides la semaine avant le combat), et des sparring-partners imitant le style de Noiri. "La dernière fois qu’il s’est préparé comme ça, c’était avant son combat contre Marat Grigorian en 2021, se souvient son nutritionniste. Et on sait comment ça s’est terminé." (Spoiler : par un KO au 3ème round.)

Mais le plus impressionnant reste sa gestion mentale. Superbon médite une heure par jour et travaille avec un psychologue sportif pour visualiser le combat. "Je vois déjà le moment où je lève sa ceinture, confie-t-il. Et j’entends le silence dans l’arène."

Noiri, l’outsider qui veut entrer dans la légende

De l’autre côté du ring, Masaaki Noiri incarne le rêve japonais : celui d’un combattant "normal" – père de famille, ancien employé de bureau – qui défie les géants du kickboxing. Son parcours est celui d’un underdog : découvert tard (il a commencé le kickboxing à 24 ans), il a gravi les échelons grâce à une discipline de fer et une capacité à absorber les coups.

Son victoire contre Tawanchai, en avril 2024, a marqué un tournant. "Personne ne croyait en moi, se souvient-il. Mais j’ai prouvé que même un Japonais pouvait dominer un Thaïlandais dans leur sport." Un discours qui a séduit le public nippon, assoiffé de revanche après des décennies de domination thaïlandaise en kickboxing.


Pour ce combat, Noiri a misé sur un entraînement ultra-spécifique : simulation d’un public hostile (avec des haut-parleurs diffusant des huées pendant les sparrings), travail sur les clinch prolongés (où Superbon excelle), et renforcement de son mental. "Je ne cherche pas à être aimable, prévient-il. Je veux gagner. Même si ça signifie qu’on me détestera après."

Son entraîneur, Yuki Yoza, va plus loin : "Superbon sous-estime Noiri. Il pense que tous les Japonais se ressemblent. Mais Masaaki a quelque chose de spécial : il aime la pression. Plus on le pousse dans ses retranchements, plus il est dangereux." Une analyse qui donne des frissons… et qui rappelle étrangement le style de Masato, la légende japonaise du K-1.

Le jour J : ce qui pourrait tout faire basculer

Sur le papier, Superbon part favori. Mais dans le sport, surtout en kickboxing, tout peut basculer en une seconde. Voici trois facteurs qui pourraient faire la différence :

  • L’arbitrage : Les juges japonais ont parfois été critiqués pour leur partialité. Un avertissement injustifié pourrait déséquilibrer le combat.
  • Le rythme : Noiri a l’habitude des combats en 5 rounds, Superbon aussi. Mais si le Japonais parvient à imposer un rythme haletant dès le 1er round, il pourrait épuiser le Thaïlandais.
  • Les low-kicks : Superbon en a fait sa marque de fabrique. Si Noiri ne les bloque pas, ses jambes pourraient lâcher en fin de combat.

Un autre élément à surveiller : la réaction du public. "Si Noiri prend l’avantage ne serait-ce qu’un round, l’Ariake Arena va exploser, prédit Kenji Kushida, journaliste sportif. À l’inverse, si Superbon domine, le silence sera assourdissant. Dans les deux cas, ce sera historique."

Quant à Superbon, il a déjà imaginé sa victoire : "Je vais le frapper jusqu’à ce qu’il tombe. Et puis je lèverai ses deux ceintures devant ses supporters. Comme ça, ils sauront pourquoi je suis le meilleur." Une promesse qui, si elle se réalise, fera de ONE 173 un événement mémorable.

Le 16 novembre, l’Ariake Arena ne sera pas seulement le théâtre d’un combat de kickboxing. Ce sera le cadre d’une bataille culturelle, où un champion thaïlandais affrontera à la fois un adversaire déterminé et une nation entière. Superbon a les statistiques, l’expérience et la rage de vaincre. Noiri a la fougue, le soutien inconditionnel de son public, et cette étincelle qui fait les grands soirs.

Une chose est sûre : quand le gong retentira, ce ne sera pas qu’une question de titre à unifier. Ce sera une question d’héritage. Celui qui sortira vainqueur écrira une page de l’histoire du ONE Championship… et fera taire, ou exulter, 20 000 âmes en délire.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

Les autres en parlent

Sur le même sujet