Las Vegas s'apprête à vibrer : Garcia vs Onama, un choc qui pourrait tout changer
Ce samedi à l'UFC Apex, Steve Garcia (15-6) montera en cage pour ce qui pourrait être le combat le plus important de sa carrière. Face à lui, David Onama (12-3), un adversaire redoutable qui a déjà goûté aux joies du top 15. Mais dans l'esprit de Garcia, ce combat n'est qu'une étape vers un objectif bien plus ambitieux : "Je ne suis pas là pour faire de la figuration. Chaque combat doit me rapprocher du titre, et aujourd'hui, c'est Onama qui se dresse sur ma route."
Avec une série impressionnante de six victoires consécutives - dont cinq se sont conclues par KO ou TKO - Garcia a su se faire un nom dans la catégorie reine des poids plumes. Son dernier exploit en date ? Un KO retentissant contre Calvin Kattar en mars 2024, une performance qui lui a valu les louanges de Dana White et une place dans le cœur des fans. "Ce KO contre Kattar a tout changé pour moi. Les gens ont commencé à me prendre au sérieux. Maintenant, je veux prouver que je mérite d'être dans les discussions pour le titre."
"Volkanovski cuisine des burgers pendant qu'on attend !" - La colère de Garcia
Pourtant, malgré ses performances, Garcia se heurte à un mur : l'immobilisme du champion Alexander Volkanovski. Depuis sa victoire contre Diego Lopes à l'UFC 314 en avril, le "Great" a disparu des radars, laissant toute une division dans l'expectative. "Volkanovski passe plus de temps à cuisiner ses burgers qu'à défendre son titre !" lance Garcia, visiblement exaspéré. "On a une division remplie de mecs prêts à en découdre, et lui, il nous fait attendre comme des gamins devant une boulangerie."
La situation est d'autant plus frustrante que des noms comme Lerone Murphy (13-1-1) et Movsar Evloev (17-0) attendent patiemment leur chance. Murphy, invaincu depuis 2019, et Evloev, toujours invaincu en MMA, représentent la nouvelle garde des poids plumes, mais sans combat de champion en vue, leur progression est au point mort. "Murphy et Evloev méritent leur opportunité, tout comme moi après ce combat contre Onama," insiste Garcia. "Mais tant que Volkanovski ne bouge pas, on est tous coincés."
Derrière les gants : Garcia, l'homme qui refuse les combats "trop faciles"
Ce que peu de gens savent, c'est que Garcia a déjà refusé des combats jugés "trop faciles" par son équipe. "On m'a proposé des adversaires qui ne m'auraient pas fait progresser," révèle-t-il. "Je veux des défis, des combats qui me poussent à me dépasser. C'est comme ça qu'on devient champion." Une philosophie qui tranche avec celle de certains combattants, prêts à accepter n'importe quel match pour rester actifs.
Son entraînement au Jackson-Wink MMA, le célèbre gym du Nouveau-Mexique, y est pour beaucoup. Entre les sessions avec des partenaires comme Jon Jones et Holly Holm, Garcia a développé une mentalité de guerrier. "Quand tu t'entraînes avec les meilleurs tous les jours, tu ne peux pas te contenter de peu. Chaque combat doit avoir un sens, une raison d'être." Une approche qui explique peut-être sa frustration face à l'attentisme de Volkanovski.
UFC Vegas 110 : Un combat, deux futurs possibles pour Garcia
Samedi soir, deux scénarios s'offrent à Garcia. Une victoire contre Onama, et il pourrait se retrouver propulsé dans le top 10, avec peut-être un combat contre Murphy ou Evloev en ligne de mire. Une défaite, et il devra repartir de zéro, dans une division où chaque erreur se paie cash. "Je ne pense même pas à la défaite," assure-t-il. "Mon objectif est clair : dominer Onama, puis exiger un combat contre un top 5. Et si Volkanovski ne veut pas se battre, qu'il laisse la ceinture à quelqu'un qui a faim !"
Du côté d'Onama, les enjeux sont tout aussi élevés. Le combattant d'origine nigériane, basé aux États-Unis, a déjà fait ses preuves contre des adversaires coriaces comme Gabriel Benítez et Damir Ismagulov. Une victoire contre Garcia lui permettrait de rebondir après sa récente défaite contre Grant Dawson et de rester dans la course pour le top 10. "Onama est dangereux, surtout au sol," reconnaît Garcia. "Mais je me suis préparé pour ça. Je vais lui montrer ce que ça fait d'affronter un vrai prétendant au titre."
Et si Volkanovski ne revient jamais ? Le scénario catastrophe pour les plumes
La grande question qui plane sur la division est simple : et si Alexander Volkanovski décidait de raccrocher les gants ? À 35 ans, avec deux défaites contre Islam Makhachev et une carrière déjà bien remplie, le champion australien pourrait très bien choisir de partir sur une victoire. Un scénario qui terrifie Garcia : "S'il part maintenant, on va se retrouver avec une ceinture vacante, des combats d'élimination à n'en plus finir... Ça pourrait prendre des années avant qu'un vrai champion ne se dégage."
Pour éviter ce chaos, Garcia a une solution radicale : "Qu'ils organisent un tournoi ! Prenez les huit meilleurs et faites-les s'affronter. Comme ça, au moins, on aura un champion actif, pas un mec qui passe son temps sur TikTok à montrer ses recettes." Une idée qui pourrait séduire les fans, lassés des divisions bloquées par des champions inactifs. "Les gens veulent du spectacle, pas des attentes interminables. Moi, je suis prêt à me battre trois fois par an si nécessaire. Il suffit de me donner l'opportunité."
Le mot de la fin : "Je vais faire parler les poings"
Alors que les spéculations vont bon train sur l'avenir de Volkanovski, Garcia préfère se concentrer sur l'essentiel : son combat contre Onama. "Toutes ces discussions sur Volkanovski, c'est bien, mais samedi, c'est moi et Onama dans la cage. Et je compte bien lui montrer pourquoi tout le monde parle de moi en ce moment." Avec son style explosif et sa puissance de frappe, Garcia a toutes les cartes en main pour marquer les esprits une fois de plus.
Une chose est sûre : si Garcia l'emporte samedi, la pression sur Volkanovski n'en sera que plus forte. "Je vais gagner, et ensuite, je vais exiger un combat contre un top 5. Et si Volkanovski ne veut pas se battre, qu'il me donne la ceinture directement !" lance-t-il en riant. Blague à part, Garcia incarne cette nouvelle génération de combattants qui refusent d'attendre leur tour. Dans un sport où le temps est précieux, il compte bien forcer le destin, un KO à la fois.

