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Ronda Rousey en UFC en 2024 ? Pourquoi un retour serait un défi impossible selon Norma Dumont
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Il y a 346 jours

Ronda Rousey en UFC en 2024 ? Pourquoi un retour serait un défi impossible selon Norma Dumont

Norma Dumont enterre l’idée d’un retour de Ronda Rousey en UFC : « Les combattantes d’aujourd’hui sont deux fois plus grandes, avec un striking et un grappling bien supérieurs ».

L’ascension fulgurante des poids coqs comme Kayla Harrison ou Amanda Nunes rendrait un comeback de l’ancienne reine des cages obsolète, voire dangereux. Entre nostalgie et réalité sportive, Norma Dumont, figure montante de la division, dissèque sans concession les limites d’un tel scénario. Un constat implacable : l’UFC a changé, et Rousey avec lui.

A retenir :

  • Norma Dumont qualifie un retour de Ronda Rousey d’« impossible » face à des athlètes comme Kayla Harrison ou Amanda Nunes, physiquement et techniquement supérieures.
  • Les gabarits et compétences des combattantes actuelles ont évolué de manière radicale depuis l’ère Rousey (2012-2016), selon Dumont.
  • Les rumeurs de retour relèveraient d’un fantasme nostalgique plutôt que d’une stratégie sportive crédible, avec un risque élevé pour la légende.
  • Dumont souligne que Rousey a « marqué son temps », mais que les standards de l’UFC en 2024 sont incomparables à ceux de son règne.
  • Un combat contre la nouvelle génération pourrait nuire à son héritage, estime la Brésilienne, qui évoque un « mismatch » technique et physique.

« Rousey vs. 2024 : un combat perdu d’avance »

Quand Norma Dumont, 7e mondiale des poids coqs UFC et en pleine ascension, s’exprime sur un éventuel retour de Ronda Rousey, les mots sont cashs : « C’est fini. Les filles d’aujourd’hui sont des monstres. Deux fois plus grandes, avec un striking qui n’a rien à voir, et un grappling… disons qu’elle serait en difficulté dès la première minute. » Un verdict sans appel, qui résume l’écart abyssal entre l’ère Rousey (2012-2016) et le MMA féminin actuel.

Pour comprendre ce fossé, il faut remonter à l’apogée de « Rowdy ». À l’époque, Rousey dominait grâce à son judô olympique (médaille de bronze en 2008) et un armbar dévastateur, qui lui avait valu 12 victoires en 12 combats, dont 9 en moins de… un round. Mais depuis son dernier combat en décembre 2016 (une défaite en 48 secondes face à Amanda Nunes), le paysage a changé. Radicalement.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, les poids coqs UFC (61 kg) alignent des athlètes comme Kayla Harrison (double championne du monde de judo, invaincue en MMA) ou Raquel Pennington (championne actuelle), dont les profils hybrides (striking + grappling + endurance) n’ont plus rien à voir avec ceux des années 2010. « Rousey était une pionnière, mais aujourd’hui, elle serait une proie », résume Dumont, qui pointe aussi l’évolution des règles (interdiction des coups de coude au sol, par exemple) et des stratégies de préparation (nutrition, analyse vidéo, sparring partners spécialisés).

Nostalgie vs. réalité : pourquoi les rumeurs persistent

Pourtant, les spéculations sur un retour de Rousey reviendront. Pourquoi ? Parce que la légende vend encore. Son nom génère des millions de vues (son dernier combat contre Nunes a enregistré 1,1 million de PPV), et son aura dépasse le MMA : actrice à Hollywood (Fast & Furious, Mile 22), icône féministe, ambassadrice de marques… « Les fans veulent revivre l’époque où elle écrasait tout. Mais c’est du passé », tempère Dumont, qui y voit un « business » plus qu’un projet sportif.

D’ailleurs, les propos de Dana White, président de l’UFC, sont révélateurs. En 2023, il déclarait : « Ronda a sa place ici quand elle veut. Mais est-ce qu’elle veut ? Est-ce qu’elle peut ? » Une question rhétorique, quand on sait que Rousey, aujourd’hui âgée de 37 ans, n’a plus combattu depuis 7 ans – une éternité dans un sport où la moyenne d’âge des championnes tourne autour de 30 ans. Sans compter les blessures (elle avait évoqué des problèmes de dos et de genoux après sa défaite contre Nunes) et son engagement dans le catch à la WWE, bien moins exigeant physiquement.


Pour Kevin Iole, journaliste vétéran de Yahoo Sports, « un retour serait un désastre. Pas seulement pour Rousey, mais pour l’UFC. Imaginez la légende se faire dominer par une Harrison ou une Nunes en 2024… Ce serait comme voir Mike Tyson affronter Francis Ngannou aujourd’hui. » Un avis partagé par Dumont, qui ajoute : « Les fans oublient que le MMA, c’est comme la tech : si tu ne suis pas, tu deviens obsolète. »

Le piège du « legacy fight » : quand la légende devient un risque

Le vrai danger, selon les experts, serait un « legacy fight » – un combat organisé pour l’héritage, mais sans enjeu sportif réel. Rousey a déjà refusé des offres mirifiques (on parle de plusieurs millions de dollars pour un combat exhibition), mais la tentation pourrait revenir. « Elle a tout à perdre », insiste Dumont. « Soit elle gagne contre une adversaire de second rang, et on dira que c’est truqué. Soit elle perd, et adieu la légende. »

Preuve de cette logique : le cas Brock Lesnar. L’ancien champion des lourds, revenu en 2016 après 5 ans d’absence, avait été humilié par Alistair Overeem (KO en 1 round), puis par Daniel Cormier. Résultat ? Son image en a pris un coup. « Rousey est plus intelligente que ça », estime Chael Sonnen, ancien rival de Rousey devenu commentateur. « Elle sait que son héritage est déjà écrit. Pourquoi le salir ? »


Reste une question : et si Rousey voulait revenir, ne serait-ce que pour un dernier combat ? Les bookmakers ont déjà leurs favoris : une confrontation contre Julianna Peña (ancienne championne, style similaire à celui de Rousey) ou Holly Holm (pour une revanche 8 ans après le KO historique) ferait sens. Mais Dumont balaye l’idée : « Même Holm aujourd’hui est une autre combattante. Rousey serait écrasée. » Un avis partagé par Joe Rogan, qui sur son podcast a estimé que « physiquement, elle n’a plus le niveau. Point. »

L’héritage de Rousey : bien plus qu’un record

Alors, faut-il enterrer définitivement l’idée d’un retour ? Probablement. Mais ce qui reste, c’est l’impact culturel de Rousey. Avant elle, le MMA féminin était un parent pauvre de l’UFC. Grâce à son charisme, son franc-parler et ses performances, elle a forcé Dana White à créer une division féminine en 2012. « Sans elle, pas de Nunes, pas de Harrison, pas de Dumont aujourd’hui », reconnaît cette dernière.

Son palmarès parle pour elle : 12 victoires (11 par soumission), 6 défenses de titre, et une influence qui dépasse le sport. En 2015, elle était la sportive la plus recherchée sur Google, devant Serena Williams. Aujourd’hui, son nom reste associé à des records d’audience (son combat contre Liz Carmouche en 2013 avait attiré 570 000 PPV, un record à l’époque).


Alors oui, Norma Dumont a raison : un retour en 2024 serait un suicide sportif. Mais Rousey a déjà gagné. Elle a changé le MMA féminin à jamais, et ça, aucune défaite ne pourra l’effacer. Comme elle le disait elle-même en 2016 : « Je préfère être la première que la meilleure. » Mission accomplie.

Les propos de Norma Dumont sonnent comme un rappel à la réalité : le MMA féminin a muté, et Ronda Rousey, malgré son statut d’icône, n’a plus sa place dans la cage. Entre l’évolution physique des athlètes, les risques pour son héritage et l’absence de motivation claire, un retour relèverait davantage du spectacle que du sport. Pourtant, tant que les rumeurs persisteront – et qu’un chèque à 7 chiffres pourrait être signé –, l’ombre de Rousey planera sur l’UFC. Une ombre glorieuse, mais définitivement appartenante au passé.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
D’accord faisons comme ça, Rousey a marqué l’histoire, mais le MMA a évolué. Cependant ! On ne peut nier son impact culturel. Respect à la légende, même si aujourd’hui, ça casse pas trois takedowns à un octogone. Le MMA, c’est aussi ça : l’imprévu, mais parfois la beauté est dans le chaos.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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