L’ascension fulgurante de Carlos Prates : quand le KO devient une signature
Le 6 octobre 2025, le monde du MMA retient son souffle. À l’UFC 322, Carlos Prates entre en cage face à Leon Edwards, un champion respecté et un striker redoutable. En moins de deux rounds, le Brésilien envoie un message clair : un crochet du gauche d’une précision chirurgicale met Edwards K.O., scellant ainsi la 6ᵉ victoire par arrêt avant la limite de Prates en seulement 7 combats UFC. Une performance qui ne passe pas inaperçue.
Avec un palmarès aussi impressionnant (14 victoires pour 1 défaite en carrière), Prates s’impose comme l’homme à battre dans la catégorie des poids mi-moyens. Son style, mélange de boxe explosive et de jitsu brésilien offensif, rappelle celui d’un autre géant de la division : Jorge Masvidal, mais avec une finition encore plus brutale. Les analystes s’accordent : le Brésilien a tout d’un futur champion. Pourtant, une question persiste : est-il prêt pour le titre dès maintenant ?
"Prates est un phénomène, mais le titre UFC, c’est une autre dimension. Il faut qu’il prouve qu’il peut dominer un top 3 sur trois rounds, pas seulement en deux minutes." — Daniel Cormier, commentateur et ancien double champion UFC.
Pourquoi Jack Della Maddalena est l’adversaire parfait (et redoutable)
C’est Michael Chiesa, analyste pour ESPN MMA et ancien combattant, qui lance l’idée : un combat contre Jack Della Maddalena (JDM) serait le test ultime pour Prates. Pourquoi lui ? Parce que l’Australien, malgré une défaite récente face à Ian Machado Garry, incarne l’archétype du mi-moyen complet : un striking précis, une défense solide, et une capacité à gérer la pression comme peu d’autres.
Statistiques clés :
- JDM a un taux de strikes significatifs réussis de 58% (l’un des plus élevés de la division).
- Il a survécu à des rounds difficiles contre des frappeurs comme Randy Brown et Sean Brady.
- Son jeu au sol, souvent sous-estimé, a permis des soumissions en UFC (ex. : contre Pete Rodriguez).
Chiesa va plus loin : "Si Prates bat Della Maddalena, surtout de manière dominante, il n’y aura plus aucun doute. Ce serait comme Khabib vs Poirier en 2019 — un combat qui a prouvé que Khabib était prêt pour le titre. Ici, Prates aurait trois victoires d’affilée, dont deux contre d’anciens champions (Edwards et potentiellement JDM)."
À l’inverse, une défaite de Prates remettrait en cause son statut de "next big thing". Della Maddalena, lui, a déjà perdu contre un top 5 (Garry) — une deuxième défaite contre un prétendant au titre pourrait le reléguer dans la hiérarchie. Double enjeu, double pression.
"Le combat que personne ne veut, mais que tout le monde veut voir" : l’équation parfaite pour l’UFC
Du point de vue de l’UFC, ce duel est une aubaine. Les deux hommes ont des styles offensifs et spectaculaires, garantissant un spectacle — et donc des ventes de PPV. De plus, la dimension "éliminatoire non officielle" ajoute une couche de narration captivante : "Le vainqueur affronte le champion, le perdant recule dans la file."
Dana White, président de l’UFC, a d’ailleurs déjà laissé entendre que ce combat "pourrait se faire en tête d’affiche d’un événement en Australie ou au Brésil" — deux marchés porteurs pour l’organisation. Une rencontre Prates vs JDM à Sydney ou São Paulo ? Le scénario semble presque trop beau pour être vrai.
Obstacle potentiel : les blessures. Della Maddalena a subi une entorse au genou lors de son dernier combat, tandis que Prates a connu des problèmes de main droite en 2024. Si l’un des deux doit déclarer forfait, l’UFC pourrait se tourner vers d’autres options, comme :
- Shavkat Rakhmonov (invaincu, mais moins "vendeur").
- Ian Machado Garry (déjà vainqueur contre JDM, mais un rematch serait prématuré).
Derrière les gants : la rivalité qui monte entre deux guerriers
Ce qui rend ce combat encore plus intrigant, c’est la tension naïve entre les deux hommes. Lors d’une interview post-combat à l’UFC 322, Prates a lancé, sourire en coin : "JDM est un bon combattant, mais il n’a pas mon niveau. S’il veut tester, je suis là." Une déclaration qui n’a pas plu à l’Australien, connu pour son tempérament froid et calculateur.
Della Maddalena a répondu sur X (ex-Twitter) : "Les paroles, c’est facile. Montre-moi ça en cage, Carlos." Un échange qui a enflammé les réseaux, avec des fans divisés :
- #TeamPrates : "Son KO contre Edwards était trop propre, JDM n’a aucune chance."
- #TeamJDM : "Prates n’a jamais affronté un striker aussi technique que Jack. Ça va être son réveil."
Fun fact : Les deux hommes se sont croisés en 2021 lors d’un stage d’entraînement en Thaïlande. Selon des témoins, leur sparring aurait été "intense, mais respectueux" — un détail qui ajoute une touche de drame shakespearien à leur future confrontation.
Scénarios possibles : et si tout basculait ?
Imaginons trois issues possibles à ce combat hypothétique :
1. Victoire de Prates par KO/TKO (scénario le plus probable)
Le Brésilien confirme son statut de "KO artist" et obtient une chance pour le titre contre le vainqueur de Edwards vs Muhammad 2. L’UFC aurait alors un nouveau visage pour la division, jeune, charismatique, et ultra-dangereux.
2. Victoire de Della Maddalena par décision (scénario surprise)
JDM utilise sa boxe longue distance et son jeu de jambes pour contrer les assauts de Prates. Une défaite qui remettrait en cause la hype autour du Brésilien et relancerait la carrière de l’Australien.
3. Combat du siècle… qui se termine en controverse
Un clash accidentel de têtes ou un arrêt prématuré de l’arbitre ? Dans un sport où l’imprévu est roi, même les duels les plus attendus peuvent virer au cauchemar (cf. Jones vs DC 2).
"Dans ce sport, tu es aussi bon que ton dernier combat. Prates a tout pour plaire, mais jusqu’à ce qu’il batte un gars comme JDM, les doutes subsisteront." — Henry Cejudo, ancien double champion UFC.
Une chose est sûre : quand ces deux-là monteront en cage, personne ne voudra cligner des yeux.

