Aller au fil

PFL7 min

PFL Europe Finals à Lyon : Nemkov vs. Ferreira et Cyborg vs. Collins, deux titres en jeu le 13 décembre

PFL Europe Finals à Lyon : Nemkov vs. Ferreira et Cyborg vs. Collins, deux titres en jeu le 13 décembre

Un double choc historique pour le MMA français Le 13 décembre 2024, la LDLC Arena de Lyon deviendra l’épicentre mondial du MMA avec les PFL Europe Finals , un événement inédit en France mettant en jeu deux ceintures de champion . Dans la catégorie reine, Vadim Nemkov (14 victoires d’affilée) affrontera le Brésilien Renan Ferreira pour le titre des poids lourds, tandis que la légende Cristiane "Cyborg" Justino défiera la prodige australienne Sara Collins chez les plumes. Avec 16 000 spectateurs attendus et une ambiance promise électrique , cette soirée pourrait marquer un tournant pour le MMA hexagonal.

L'essentiel

  1. Première historique : Les PFL Europe Finals débarquent en France avec un double combat de titre à la LDLC Arena de Lyon (13 décembre 2024).
  2. Choc des lourds : Vadim Nemkov (ex-champion Bellator, 14-0 depuis 2018) vs. Renan Ferreira (titré PFL 2023, KO artist) – un duel technique vs. puissance .
  3. Guerre des plumes : Cyborg (40 ans, 9 victoires d’affilée) affronte Sara Collins (28 ans, invaincue en MMA), un combat générationnel pour l’hégémonie mondiale.
  4. Enjeu culturel : Un test pour la popularité du MMA en France, avec une affiche capable d’attirer 16 000 fans .
  5. Contexte inédit : Nemkov et Cyborg, deux anciens champions Bellator , en quête d’un nouveau règne sous la bannière PFL.

Lyon, capitale européenne du MMA le temps d’une nuit

Le 13 décembre 2024, la LDLC Arena ne sera pas qu’un simple lieu de compétition : elle deviendra le symbole de l’essor du MMA en Europe. Pour la première fois de son histoire, la PFL (Professional Fighters League) pose ses valises en France avec un événement d’ampleur continentale. Deux ceintures de champion seront en jeu, une configuration rare qui témoigne de l’ambition de la ligue d’imposer son format révolutionnaire (saison régulière + playoffs) sur le Vieux Continent.

Avec 16 000 places à remplir, l’enjeu dépasse le sport : c’est une preuve de feu pour un marché français en pleine ébullition. "Le MMA a connu une croissance de 40% en audience depuis 2022 en France", souligne MMA Decrypted, un média spécialisé. L’affiche lyonnaise, avec ses deux combats de titre, pourrait bien accélérer cette tendance.


Nemkov vs. Ferreira : Quand la technique affronte la fureur

Vadim Nemkov (16-2, 1 NC) n’est pas un challenger comme les autres. Le Russe de 32 ans traîne derrière lui un palmarès qui force le respect : quatre défenses de titre sous la bannière Bellator (2020-2023), des victoires sur des légendes comme Lyoto Machida ou Phil Davis, et une série actuelle de 14 combats sans défaite depuis 2018. Son passage chez les lourds en février 2024 – marqué par une soumission en deux rounds contre Bruno Cappelozza – a confirmé sa capacité à s’adapter aux gabarits supérieurs.

Son arme secrète ? Un style hybride forgé à l’école du grand Fedor Emelianenko, mélangeant sambō combat, jiu-jitsu brésilien et boxe précise. "Nemkov est un problème pour n’importe quel lourd", analyse Sherdog. "Il ne cherche pas le KO à tout prix, mais il étouffe ses adversaires avec une pression constante."

En face, Renan Ferreira (12-4) incarne l’antithèse : un KO artist qui a mis fin à 8 de ses 12 victoires par arrêt de l’arbitre. Le Brésilien de 30 ans, surnommé *"Problema"* ("Problème" en portugais), a dominé la saison 2023 du PFL avec trois victoires dont un KO en 21 secondes contre Matheus Scheffel. Même sa défaite face à Francis Ngannou en octobre 2023 (par décision) n’a pas entamé sa réputation de cauchemar pour les lourds.

Le clash des styles sera fascinant : Nemkov, maître des contrôles au sol et des soumissions, contre Ferreira, qui mise tout sur des combos explosifs en début de round. "Si Renan touche Nemkov proprement, le combat peut basculer en 30 secondes", prévient l’analyste Gareth A. Davies du Daily Telegraph. À l’inverse, si le Russe impose son grappling, Ferreira pourrait s’épuiser dans des tentatives de soumission désespérées.


"Cyborg" contre Collins : La machine brésilienne face à l’avenir australien

À 40 ans, Cristiane "Cyborg" Justino (28-2, 1 NC) défie les lois du temps. La Brésilo-Américaine, considérée comme la meilleure combattante de l’histoire des poids plumes, arrive à Lyon avec une série de neuf victoires consécutives en MMA (depuis 2019) et une incursion réussie en boxe en 2024 (3 combats, 3 victoires). Son dernier combat en MMA, une décision unanime contre Larissa Pacheco en octobre 2023, a rappelé pourquoi elle reste une force de la nature.

Son palette technique ? Un mélange dévastateur de muay-thaï agressif, de puissance pure (elle détient le record du plus grand nombre de KOs en combat féminin) et d’une résilience à toute épreuve. "Cyborg frappe comme un lourd, mais bouge comme une plume", résume MMA Fighting. Son seul point faible ? Une défense parfois perméable aux contre-attaques, comme l’a montré Amanda Nunes en 2018.

Face à elle, Sara Collins (6-0) représente la nouvelle garde. L’Australienne de 28 ans, invaincue en MMA, a impressionné sous la bannière Bellator avec trois victoires (dont deux soumissions en 2024). Son dernier combat, une soumission éclair (triangle choke) contre Leah McCourt en septembre, a révélé une combattante complète : grappling affûté, cardio exceptionnel et un mental d’acier.

Le match-up est explosif : Cyborg, avec son expérience et sa puissance, contre Collins, plus rapide et technique. "Sara a les outils pour surprendre, mais Cyborg a détruit des adversaires bien plus expérimentées", tempère Bloody Elbow. La clé du combat ? La capacité de Collins à éviter les premiers rounds, où Cyborg est la plus dangereuse, et à imposer son jeu au sol.


Derrière les projecteurs : Les coulisses d’un événement historique

Organiser les PFL Europe Finals à Lyon n’a pas été une mince affaire. Selon L’Équipe, les négociations ont duré plus de six mois, avec un obstacle majeur : la réglementation française, encore restrictive pour les sports de combat. "Nous avons dû travailler étroitement avec la Fédération Française de MMA pour obtenir les autorisations", confie un porte-parole du PFL. Un autre défi ? Remplir la LDLC Arena, la deuxième plus grande salle de France après l’Accor Arena.

Pour attirer le public, le PFL mise sur une stratégie marketing agressive : partenariats avec des influenceurs sportifs (comme McFly et Carlito, qui couvriront l’événement), diffusion en clair sur L’Équipe 21, et une campagne digitale ciblant les 18-35 ans. "Notre objectif est de démocratiser le MMA en France", explique Peter Murray, CEO du PFL Europe. "Lyon, avec sa culture sportive et son public jeune, était le choix idéal."

Autre détail révélateur : la préparation des combattants. Nemkov s’est isolé en Suisse pour son camp d’entraînement, tandis que Cyborg a choisi de s’entraîner à Los Angeles, son QG historique. Ferreira, lui, a opté pour un stage en altitude au Mexique, une première dans sa carrière. "Ces finales sont plus qu’un combat : c’est une question de légitimité pour le PFL en Europe", analyse Guilherme Cruz de MMA Fighting.


Et après Lyon ? L’avenir du PFL en Europe

Les PFL Europe Finals ne sont qu’un début. La ligue a déjà annoncé des événements à Berlin (2025) et Madrid, avec l’ambition de créer un circuit européen permanent. "Notre modèle de saison régulière, avec des playoffs, est unique au monde", rappelle Peter Murray. "Nous voulons le dupliquer en Europe, avec des champions locaux qui émergent."

Pour les vainqueurs du 13 décembre, les enjeux sont clairs :

  • Nemkov ou Ferreira pourrait affronter le vainqueur de Ryan Bader vs. Bellator en 2025, dans un super-combat inter-promotions.
  • Cyborg, si elle l’emporte, pourrait viser un retour à l’UFC pour un troisième règne, ou un combat contre Kayla Harrison (PFL).
  • Une victoire de Collins la propulserait dans le top 3 mondial, avec des opportunités aux États-Unis.

Reste une question : le public français sera-t-il au rendez-vous ? Les 16 000 billets mis en vente (prix entre 50€ et 300€) se sont écoulés à 60% en prévente – un bon signe, mais pas encore une garantie. "Si Lyon est un succès, le PFL pourrait organiser deux événements par an en France dès 2026", révèle une source proche de la ligue. La pression est donc immense pour les quatre combattants en tête d’affiche : ils ne jouent pas seulement pour une ceinture, mais pour l’avenir du MMA en Europe.

Le 13 décembre, la LDLC Arena ne sera pas qu’un ring : ce sera un terrain d’essai pour le MMA français. Entre l’expérience glaciale de Nemkov et la rage de Ferreira, entre la légende Cyborg et l’audace de Collins, les PFL Europe Finals ont tout pour marquer l’histoire. Pour les fans, c’est une chance unique de voir des combats de niveau mondial sans traverser l’Atlantique. Pour le PFL, c’est un pari risqué : séduire un public encore sceptique et prouver que l’Europe peut devenir une terre de champions.

Une chose est sûre : avec une affiche aussi relevée, Lyon s’apprête à vivre une nuit mémorable. Et si le pari est réussi, les retombées pourraient bien changer la donne pour le MMA hexagonal.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

Les autres en parlent

Sur le même sujet