Il y a 350 jours
Paddy Pimblett démolit l’UFC 321 : "Un PPV à oublier, mais pas pour les bonnes raisons"
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Pourquoi l’UFC 321 pourrait bien rester comme l’un des pires galas de l’histoire ?
Entre un combat principal annulé après un coup de doigt accidentel, des affrontements préliminaires inégaux et une ambiance électrique… mais pour les mauvaises raisons, Paddy Pimblett n’a pas hésité à qualifier l’UFC 321 de « désastre ». Son analyse sans filtre révèle les failles d’un événement qui aurait pu être historique, mais qui s’est transformé en frustration collective. Décryptage d’une soirée où même les rares moments de grâce n’ont pas suffi à sauver la mise.
A retenir :
- UFC 321 critiqué comme l’un des pires PPV de l’histoire par Pimblett, malgré un line-up initial prometteur.
- Tom Aspinall vs. Ciryl Gane : un no-contest après 20 secondes à cause d’un coup de doigt dans l’œil, déclenchant huées et controverses.
- Pimblett fustige l’ennui des combats Volkov vs. Almeida et Nurmagomedov vs. Bautista, malgré quelques éclairs en préliminaires.
- Seul Mackenzie Dern vs. Virna Jandiroba (titre des pailles) émerge comme un rayon de lumière dans une soirée terne.
- Appel à la réforme : Pimblett exige des gants redessinés et une meilleure sélection des combats pour éviter de nouveaux fiascos.
Un PPV maudit dès le combat principal
L’Etihad Arena d’Abou Dhabi aurait dû vibrer pour un choc des titans entre Tom Aspinall et Ciryl Gane, deux colosses des lourds en quête de gloire. À la place, les 15 000 spectateurs présents ont assisté à l’un des pires scénarios possibles : un no-contest après seulement 20 secondes de combat. Un coup de doigt accidentel de Gane dans l’œil d’Aspinall, et voilà le main event réduit à néant. Les huées ont fusé, les réseaux sociaux se sont embrassés, et Jon Anik, le commentateur historique, a lui-même semblé à court de mots pour justifier l’injustifiable.
Pour Paddy Pimblett, la pilule ne passe pas. Dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, le Britannique a lâché : « C’est l’un des pires pay-per-views de l’histoire de l’UFC. On avait un line-up de folie sur le papier, et au final ? Une blague. » Pire encore, selon lui, la responsabilité incombe en partie à Gane, même si l’acte était involontaire : « Tu ne peux pas contrôler tes doigts ? Sérieusement ? » Une critique acerbe qui reflète la frustration générale, d’autant que le Français, connu pour sa technique chirurgicale, n’a pas su éviter ce geste fatal.
Mais au-delà de l’incident, c’est toute la structure de l’événement qui est remise en question. Pimblett pointe du doigt un problème récurrent : « Les gants de l’UFC sont conçus pour frapper, pas pour protéger. Quand un doigt peut ruiner un combat en 20 secondes, il y a un souci. » Une proposition qui fait écho aux débats sur la sécurité des athlètes, surtout après des précédents comme le no-contest entre Jon Jones et Daniel Cormier à l’UFC 214 (pour un coup de genou illégal).
Préliminaires : des éclairs dans la nuit
Si le main event a tout gâché, les combats préliminaires ont-ils sauvé les meubles ? Pimblett nuance : « Il y a eu deux-trois bons moments, mais franchement, c’était loin d’être suffisant. » Parmi les rares satisfactions :
- Valter Walker, qui a dominé son adversaire par soumission en moins de deux minutes, rappelant les grandes heures des finishers rapides de l’UFC.
- Quillan Salkilld, avec un KO spectaculaire qui a électrisé la foule… pendant 30 secondes.
- Mackenzie Dern vs. Virna Jandiroba pour le titre vacant des pailles, un combat technique et engagé qui a offert un semblant de spectacle.
Pourtant, même ces performances n’ont pas effacé l’amertume. Alexander Volkov vs. Jailton Almeida ? « Ennuyeux à mourir », selon Pimblett. Umar Nurmagomedov vs. Mario Bautista ? « 20 secondes de folie, puis 15 minutes de somnolence. » Un constat implacable qui résume l’inégalité d’un gala où les attentes étaient immenses.
Et que dire de Nasrat Haqparast ou Azamat Murzakanov, dont les combats sont passés inaperçus malgré des enjeux certains ? Même Aleksandar Rakic, de retour après une longue absence, n’a pas su captiver. Pimblett enfonce le clou : « Quand tu paies 70 dollars pour un PPV et que tu passes ton temps à checker ton téléphone, c’est qu’il y a un problème. »
Derrière les coulisses : quand l’UFC joue avec le feu
Ce que peu de gens savent, c’est que l’UFC 321 était dès le départ un gala à risques. Selon des sources proches de l’organisation, plusieurs combats ont été bricolés en urgence après des forfaits de dernière minute. Zhang Weili, initialement prévue pour affronter Virna Jandiroba, a dû déclarer forfait pour blessure, forçant l’UFC à improviser un titre vacant. Jon Jones, présent en coulisses, aurait même murmuré à des proches : « Ce gala sent le sapin depuis des semaines. »
Autre détail révélateur : les entraîneurs de Ciryl Gane avaient insisté pour que leur poulain porte des bandages supplémentaires sur les doigts, une demande rejetée par la commission athlétique locale. Une décision qui, rétrospectivement, semble catastrophique. Daniel Cormier, en commentaire pour ESPN, a d’ailleurs glissé : « Parfois, les règles tuent le spectacle. Là, c’est l’absence de règles qui l’a tué. »
Enfin, un élément souvent ignoré : l’horaire du gala. Diffusé en pleine nuit pour les fans européens et américains, l’UFC 321 a souffert d’un manque de visibilité médiatique. Pimblett, lui-même habitué aux horaires décalés, a ironisé : « Ils auraient dû appeler ça UFC Insomnie, parce que c’est tout ce qu’on a retenu. »
Et maintenant ? Les leçons (non apprises ?) de l’UFC
Alors, que retenir de ce fiasco ? Pour Pimblett, la réponse est claire : « L’UFC doit arrêter de jouer à la roulette russe avec ses galas. » Ses propositions :
- Repenser les gants : intégrer des protections pour les doigts, comme en boxe, afin d’éviter les no-contest évitables.
- Équilibrer les cartes : éviter les combats « remplissage » qui tuent le rythme (ex. : Volkov vs. Almeida).
- Transparence sur les forfaits : annoncer plus tôt les changements de line-up pour éviter les déceptions de dernière minute.
Pourtant, l’histoire se répète. Déjà, l’UFC 279 (avec le chaos des pesées) ou l’UFC 269 (combat principal controversé entre Charles Oliveira et Dustin Poirier) avaient soulevé des questions similaires. Dana White, le président de l’UFC, a réagi en conférence de presse : « La merde arrive. On fait avec. » Une réponse qui, visiblement, ne suffit plus aux fans… ni à Pimblett.
Reste une question : l’UFC 321 sera-t-il un électrochoc ? Ou juste un mauvais souvenir de plus dans l’ère des PPV à 70 dollars ? Une chose est sûre : si rien ne change, les critiques comme celles de Pimblett risquent de devenir la norme. Et ça, même les KO de Quillan Salkilld ne pourront pas le sauver.

