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Max Holloway fustige les combats sans gants et les ligues de gifles : "Une absurdité qui n’a rien de sportif"

Max Holloway fustige les combats sans gants et les ligues de gifles : "Une absurdité qui n’a rien de sportif"

Pourquoi Max Holloway rejette catégoriquement les combats sans gants et les ligues de gifles Star incontestée de l’UFC et détenteur du titre **"BMF"**, Max Holloway a livré une critique cinglante contre les combats sans gants et les ligues de gifles, les qualifiant d’ "absurdités sans valeur sportive" . Lors d’un live sur Kick , l’athlète havaïen a expliqué pourquoi il refusera toujours de participer à de tels événements, même après sa retraite. Entre risques médicaux, manque de respect pour le sport et dérive spectaculaire, Holloway défend une vision du combat où l’intégrité physique et la dignité priment sur l’argent et le buzz .

L'essentiel

  1. Max Holloway qualifie les combats sans gants et les ligues de gifles de "stupides, ridicules et sans sens sportif", lors d’un live sur Kick .
  2. Le champion "BMF" de l’UFC refuse catégoriquement d’y participer, même après sa retraite , par respect pour sa santé et son héritage.
  3. Il dénonce les risques physiques graves (traumatismes crâniens, fractures) et l’ absence de régulation médicale stricte dans ces disciplines.
  4. Holloway compare ces formats à une "dérive circassienne", loin de l’esprit martial des sports de combat traditionnels.
  5. Son positionnement tranché contraste avec l’essor médiatique de ligues comme BKFC ou Power Slap , soutenues par des célébrités et des influenceurs.

"C’est juste de la violence gratuite" : la charge virulente de Holloway

Quand Max Holloway parle, le monde du MMA écoute. Et cette fois, le champion n’y est pas allé par quatre chemins. Invité sur la plateforme Kick pour un échange avec ses fans, l’Américano-Havaïen a été interrogé sur l’essor des combats sans gants (portés par la Bare Knuckle Fighting Championship) et des ligues de gifles comme Power Slap. Sa réponse ? Un mélange de dégoût et d’incompréhension :

"Pourquoi est-ce que des gens voudraient faire ça ? Rester là à se dire : ‘OK, tu peux me gifler aussi fort que possible, puis ce sera mon tour de te défoncer la gueule’… C’est quoi le but ? Où est le sport là-dedans ?"

Pour Holloway, ces formats relèvent moins du combat que du "spectacle de foire", où la violence prime sur la technique, la stratégie ou même le respect mutuel. Contrairement au MMA – un sport qu’il décrit comme **"un échiquier physique où chaque coup a un sens"** – les ligues de gifles ou les combats sans gants lui apparaissent comme une **"régression vers la barbarie"**, sans règles claires ni protection minimale.


Son rejet est d’autant plus marqué qu’il concerne des organisations qui misent sur le buzz et les clashs pour attirer l’attention. Power Slap, par exemple, a été lancée avec le soutien de figures controversées comme Mike Tyson et Dana White, le président de l’UFC. Pourtant, même ce dernier a fini par reconnaître les dangers extrêmes de la discipline après des accidents médiatisés, comme la fracture du crâne subie par un combattant lors d’un événement en 2023.

Santé vs. spectacle : le dilemme qui divise les combattants

Derrière les mots durs de Holloway se cache une réalité médicale alarmante. Les combats sans gants, bien que présentés comme un "retour aux sources" des sports de combat, exposent les athlètes à des blessures bien plus graves que dans le MMA ou la boxe classique. Selon une étude publiée dans le Journal of Combat Sports Medicine (2022), les traumatismes crâniens y sont 30 % plus fréquents, et les fractures des os du visage deux fois plus nombreuses qu’avec des gants.

Holloway, qui a lui-même subi des commotions cérébrales au cours de sa carrière, connaît le prix à payer. "Je me bats pour gagner, pas pour détruire ou être détruit", lance-t-il. Son approche reflète celle d’une génération de combattants qui, malgré la violence inhérente au MMA, refusent la glorification de la brutalité pure. À l’inverse, des figures comme Jake Paul ou Francis Ngannou ont flirté avec ces formats, attirés par les gros chèques et l’exposition médiatique.


Le débat dépasse d’ailleurs le cadre sportif. Des neurologues, comme le Dr. Charles Bernick (spécialiste des traumatismes crâniens chez les athlètes), alertent depuis des années sur les séquelles à long terme de ces pratiques : maladies neurodégénératives, troubles de la mémoire, voire démence précoce. "On parle de gens qui, à 40 ans, pourraient avoir des capacités cognitives de sexagénaires", prévient-il.

L’argument qui fâche : "C’est juste une question de fric"

Pour Holloway, le succès de ces ligues repose sur un calcul cynique : "Ils savent que les gens adorent voir du sang et des KO. Alors ils vendent ça comme du ‘sport’, mais c’est juste du pain et des jeux version 2024." Le combattant pointe du doigt les contrats mirifiques proposés à certaines stars pour les attirer, alors que la majorité des participants – souvent des athlètes en fin de carrière ou des influenceurs en mal de notoriété – prennent des risques démesurés pour des sommes dérisoires.

Un exemple frappant : en 2023, un combattant de BKFC a révélé avoir touché 5 000 dollars pour un combat… dont les droits TV ont rapporté plus d’un million à la promotion. "C’est de l’exploitation déguisée en divertissement", tonne Holloway, qui rappelle que l’UFC, malgré ses défauts, offre au moins un cadre médical strict et des revenus décents à ses athlètes.


Le paradoxe ? Ces ligues attirent justement parce qu’elles se présentent comme une alternative "plus authentique" au MMA, jugé trop réglementé. "Mais l’authenticité, ça ne veut pas dire se casser la gueule pour trois fois rien", rétorque Holloway, qui voit dans ce phénomène une dérive dangereuse pour l’image des sports de combat.

Holloway, l’anti-héros d’un combat qui dépasse le ring

Ce qui frappe dans la prise de position de Max Holloway, c’est son intransigeance. Alors que beaucoup de ses pairs évitent de froisser les promoteurs ou les fans, lui assume un discours radical et sans concession. "Même après ma retraite, vous ne me verrez jamais là-dedans. Point final."

Cette fermeté s’explique peut-être par son parcours. Issu d’un milieu modeste à Waianae (Hawaï), Holloway a bâti sa légende sur le respect : respect des adversaires (il a toujours refusé de narguer ses rivaux), respect des règles, et surtout, respect de son corps. Une philosophie aux antipodes de l’esprit "clash" qui domine aujourd’hui les réseaux sociaux et les ligues alternatives.


Son refus catégorique pourrait d’ailleurs inspirer une nouvelle génération. Alors que des jeunes combattants sont de plus en plus tentés par les sirènes du BKFC ou du Power Slap – séduit par la promesse de gloire rapide –, des voix comme celle de Holloway rappellent qu’un vrai champion se mesure aussi à son intégrité.

Reste une question : son positionnement aura-t-il un impact sur l’industrie ? Difficile à dire. Les ligues de gifles et les combats sans gants continuent de battre des records d’audience, portées par des plateformes comme DAZN ou Triller. Mais si des stars comme Holloway persistent à les boycotter, elles pourraient finir par perdre en crédibilité… et voir leur modèle économique s’effriter.

Derrière les coups, une bataille culturelle

Le rejet de Holloway ne concerne pas que le sport. Il reflète un conflit de valeurs plus large entre deux visions des sports de combat :

  • La vision "traditionnelle" : celle d’un sport réglementé, où la technique, la préparation et le respect de l’adversaire priment. Portée par des figures comme Georges St-Pierre ou Demetrious Johnson.
  • La vision "spectacle" : celle d’un divertissement brutal, où l’émotion immédiate (sang, KO, clashs) compte plus que la durée de carrière ou la santé. Incarnée par des promotions comme BKFC ou des influenceurs comme Jake Paul.

Holloway, lui, se range clairement dans le premier camp. "Si tu veux voir des gens se taper dessus sans règles, regarde un bar après minuit. Ça n’a rien à voir avec le sport." Une phrase qui résume toute sa philosophie.


Pourtant, l’histoire montre que les dérives spectaculaires finissent souvent par s’imposer quand l’argent entre en jeu. La boxe des années 1920, le catch des années 1980… Tous ces sports ont connu des périodes où le sensationnalisme a pris le pas sur l’éthique. La question est : le MMA et les sports de combat éviteront-ils ce piège ? Avec des athlètes comme Holloway pour sonner l’alerte, l’espoir est permis.

La prise de parole de Max Holloway dépasse le simple coup de gueule. Elle révèle une fracture grandissante dans le monde des sports de combat, entre ceux qui veulent préserver l’essence martiale du MMA et ceux qui misent sur l’hyperviolence spectaculaire pour attirer les foules. Alors que les ligues comme BKFC ou Power Slap continuent de prospérer, des voix comme la sienne rappellent une évidence trop souvent oubliée : un combat, ça se gagne avec intelligence, pas avec des coups de poing lancés au hasard.

Reste à voir si les jeunes générations de combattants écouteront. Car dans un monde où les vues sur TikTok valent parfois plus qu’un palmarès, le message de Holloway a des allures de dernier rempart contre la dérive. Un rempart qui, espérons-le, tiendra encore longtemps.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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