Max Holloway, l'une des figures les plus respectées de l'UFC, a exprimé sa surprise face à l'annonce du cachet de 15 millions de dollars promis à Conor Benn pour son combat sous la bannière Zuffa Boxing. Une somme qui contraste fortement avec les revenus des combattants de MMA, même les plus expérimentés. Holloway, qui affronte Charles Oliveira ce week-end à l'UFC 326, a souligné l'importance pour les athlètes de mieux défendre leur valeur financière.
Un appel à l'union et à la négociation collective
Holloway a rappelé que les combattants doivent cesser de se considérer comme des rivaux en dehors de l'octogone et plutôt s'unir pour négocier des salaires plus justes. Il a cité l'exemple de Jon Jones, qui avait demandé 10 millions de dollars pour un combat, une somme immédiatement jugée excessive par l'UFC. Selon Holloway, ce type de réaction montre à quel point les athlètes sous-estiment leur valeur. « Si vous demandez un montant et qu'on vous répond ’oui’ sans hésiter, c'est que vous auriez pu en obtenir davantage », a-t-il insisté.
Un Changement de Paradigme Nécessaire
Demetrious Johnson, ancien champion des poids mouches, a renchéri en évoquant une discussion avec Georges St-Pierre. Ce dernier, bien que moins impliqué dans le MMA aujourd'hui, déplore la tendance des combattants à se rabaisser mutuellement plutôt qu'à s'entraider. Selon Johnson, cette division affaiblit leur position face aux promoteurs. « Il est temps de se serrer les coudes », a-t-il affirmé, soulignant que l'union pourrait permettre aux athlètes de mieux négocier leurs contrats.
Le Point de Vue des Critiques
Certains critiques, cependant, estiment que les combattants de l'UFC doivent également prendre en compte les risques financiers pour l'organisation. « Les promoteurs ont aussi des contraintes budgétaires », déclare un analyste sous couvert d'anonymat. « Il est important de trouver un équilibre entre la valorisation des athlètes et la viabilité économique de l'organisation ».
Une Histoire de Résilience
Holloway, connu pour sa carrière impressionnante et sa résilience, a lui-même connu des hauts et des bas dans sa négociation de contrats. « J'ai dû me battre pour chaque dollar que j'ai gagné », confie-t-il. « Mais c'est en restant uni que nous pouvons vraiment faire la différence ». Cette perspective personnelle ajoute une dimension humaine à son appel à l'union.
Le combat de Max Holloway contre Charles Oliveira à l'UFC 326 sera un test de sa forme physique, mais ses paroles résonnent bien au-delà de l'octogone. L'appel à l'union des combattants pourrait marquer un tournant dans la manière dont les athlètes de MMA négocient leurs contrats et valorisent leur mérite. Reste à voir si les autres fighters suivront son exemple.

