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Max Gimenis : Quand le Jiu-Jitsu Rencontre le Show à l'UFC Vegas 111

Max Gimenis : Quand le Jiu-Jitsu Rencontre le Show à l'UFC Vegas 111

Un Brésilien entre technique et spectacle Ce samedi 8 juin, Max Gimenis fera ses grands débuts dans l’octogone de l’ UFC Vegas 111 , avec une mission claire : révolutionner l’image du combattant de MMA en alliant l’excellence technique du jiu-jitsu brésilien à un charisme explosif inspiré de Valter Walker . Face à l’Américain Josh Hokit dans la catégorie reine des poids lourds, ce spécialiste des soumissions (6 victoires en 7 combats) promet un spectacle aussi divertissant qu’efficace. Entre anecdotes cinématographiques, ambition décomplexée et un style qui détonne, Gimenis pourrait bien devenir la révélation de l’année.

L'essentiel

  1. Débuts tant attendus : Max Gimenis affronte Josh Hokit à l’ UFC Vegas 111 (8 juin) dans une confrontation de styles opposés.
  2. L’héritage du jiu-jitsu : Ceinture noire, il mise sur son expertise au sol (5 victoires par soumission) pour dominer la catégorie poids lourds.
  3. Le MMA comme spectacle : Inspiré par Valter Walker, il veut "faire rire l’UFC" tout en écrasant ses adversaires, un pari audacieux.
  4. Une carrière entre sport et cinéma : Audition pour The Smashing Machine , comparaison avec Mark Kerr… son parcours sort des sentiers battus.
  5. Stratégie médiatique : Avec 50K abonnés sur Instagram, il compte sur les réseaux pour amplifier son impact dès ses débuts.

L’ascension fulgurante d’un spécialiste du grappling

Originaire de Rio de Janeiro, Max Gimenis n’est pas un inconnu pour les amateurs de jiu-jitsu brésilien. Ceinture noire sous la tutelle de Fabio Gurgel – légende de l’Alliance Jiu-Jitsu – il a bâti sa réputation sur des performances éclatantes en compétition, avec un palmarès qui inclut des titres aux Championnats du Monde IBJJF (no-gi) et aux Championnats Panaméricains. Son passage au MMA professionnel en 2021 a confirmé son adaptabilité : 6 victoires en 7 combats, dont 5 par soumission, un record qui lui a valu son ticket pour l’UFC après seulement deux ans de carrière.

Ce qui frappe chez Gimenis, c’est sa capacité à dominer des adversaires souvent plus lourds et expérimentés en combat debout. À 1,88 m pour 100 kg, il n’a pas le gabarit typique des poids lourds de l’UFC (où la moyenne dépasse 110 kg), mais compense par une agilité rare et une lecture tactique du combat. "Je ne cherche pas à frapper fort, je cherche à placer mes adversaires où je veux", expliquait-il à Ag Fight en mars dernier. Une philosophie qui rappelle celle d’un Demetrious Johnson… mais en version XXL.


Son combat contre Josh Hokit (13-2, 1 KO en UFC) s’annonce comme un choc de cultures : d’un côté, le Brésilien technique et joueur ; de l’autre, l’Américain puissant et direct, formé à l’American Top Team. "Hokit est solide, mais il n’a jamais affronté quelqu’un comme moi", lance Gimenis avec un sourire en coin. Une confiance qui s’appuie sur des heures d’analyse vidéo… et une préparation mentale hors norme.

"Je veux faire rire l’UFC" : la stratégie charisme de Gimenis

Si son palmarès sportif est impressionnant, c’est son approche du divertissement qui pourrait faire de lui une star. Fan assumé de Valter Walker – le "clown triste" du MMA brésilien, connu pour ses entrées en scène déjantées et ses interviews cultes – Gimenis assume pleinement son désir de "casser les codes". "Le MMA est un sport, mais c’est aussi un show. Pourquoi les gens regarderaient-ils si on ne leur donne pas d’émotions ?", questionne-t-il.

Sur Instagram (où il cumule 50 000 abonnés), il mélange tutoriels de jiu-jitsu, sketches humoristiques et vignettes de sa vie quotidienne aux États-Unis. Une recette qui marche : sa vidéo "Comment survivre à un combat de poids lourds" a dépassé le million de vues. "Les fans veulent voir des personnalités, pas des robots", insiste-t-il. Pour l’UFC Vegas 111, il promet une entrée en scène mémorable – "pas de déguisement, mais une énergie folle" – et des interactions avec le public, une rareté dans la catégorie reine.


Cette stratégie n’est pas sans risques. Certains puristes pourraient lui reprocher de minimiser l’aspect sportif au profit du spectacle. "Il y a des gens qui pensent que je ne suis pas sérieux, mais regardez mes combats : je soumets mes adversaires en 2 rounds max", rétorque-t-il. Un équilibre délicat que peu ont réussi à trouver – à l’exception peut-être d’un Conor McGregor ou d’un Israel Adesanya, maîtres dans l’art de mêler performance et persona.

De Rio à Hollywood : quand le MMA rencontre le 7e art

Ce que peu savent, c’est que la carrière de Gimenis a failli prendre un tournant… cinématographique. En 2022, il a été approché pour incarner Fabio Gurgel – son propre mentor – dans The Smashing Machine, un film biographique sur la légende du MMA Mark Kerr. "On m’a dit que je ressemblais à Kerr dans sa jeunesse, alors j’ai passé une audition", révèle-t-il, amusé. Bien que le projet ait finalement été abandonné, cette anecdote illustre son aura naturelle et une présence à l’écran qui dépasse le cadre sportif.

Cette expérience a renforcé sa conviction : "Un combattant doit être multiforme". Aujourd’hui installé à San Diego, il suit des cours de théâtre en parallèle de ses entraînements. "Ça m’aide à gérer le stress et à mieux communiquer avec le public", explique-t-il. Une approche qui rappelle celle de Ronda Rousey, passée maître dans l’art de construire une image médiatique. "Je ne veux pas être juste un autre combattant. Je veux que les gens se souviennent de moi même après ma retraite.", confie-t-il.


Son équipe, composée notamment de l’ancien champion Rafael Lovato Jr. (retraité en 2019), l’encourage dans cette voie. "Max a ce quelque chose de spécial. Il peut devenir le face de l’UFC au Brésil, comme Anderson Silva à son époque", prédit Lovato. Une comparaison lourde de sens, quand on sait que Silva a marqué l’histoire autant par son style que par son charisme.

UFC Vegas 111 : un test grandeur nature

Le combat contre Josh Hokit sera son premier vrai test sous les projecteurs de l’UFC. Si sur le papier, l’Américain semble favori (plus d’expérience en strike, une victoire en UFC), Gimenis mise sur deux atouts majeurs :

1. Son jiu-jitsu élite : "Hokit n’a jamais affronté quelqu’un avec mon niveau au sol. S’il me suit par terre, c’est fini en 3 minutes.", assure-t-il. Une confiance légitime quand on sait que 80% de ses victoires professionnelles viennent de soumissions (étranglements ou clés de bras).

2. Sa préparation mentale : "J’ai travaillé avec des psychologues du sport pour visualiser chaque seconde du combat. Je sais déjà comment je vais réagir à ses coups, à ses prises." Une méthode inspirée de Georges St-Pierre, connu pour sa rigueur mentale.

Les bookmakers donnent pourtant Hokit gagnant (cote à 1.65 contre 2.20 pour Gimenis). "Parfait, comme ça je pourrai faire taire les sceptiques", rigole-t-il. Une chose est sûre : qu’il gagne ou perde, personne n’oubliera sa performance. Et c’est bien là son objectif.

Et après ? L’ambition d’une légende

Gimenis ne cache pas ses ambitions : devenir champion des poids lourds d’ici 2027. Un objectif qui semble fou pour un combattant de son gabarit, dans une catégorie dominée par des géants comme Jon Jones ou Tom Aspinall. "Je ne dis pas que ce sera facile, mais regardez Stipe Miocic : il n’est pas le plus grand, mais il a dominé pendant des années. La technique prime sur la taille.", argue-t-il.

À court terme, il vise un classement dans le Top 15 d’ici fin 2025. Pour y parvenir, il compte sur une stratégie agressive : "3 combats en 2024, 4 en 2025. Je veux monter vite." Un rythme effréné qui rappelle celui d’un Khamzat Chimaev en début de carrière.

Son rêve ultime ? Un combat au Brésil, devant 20 000 fans. "Ce serait historique. Imaginez : un Brésilien poids lourd champion du monde… les gens en parleraient pendant 50 ans !", s’enthousiasme-t-il. En attendant, tout commence ce samedi à Las Vegas. Et si son pari fou réussissait ?

Avec Max Gimenis, l’UFC pourrait bien avoir trouvé sa prochaine pépite médiatique. Entre un jiu-jitsu d’exception, un charisme à toute épreuve et une ambition sans limites, le Brésilien a tous les atouts pour marquer l’histoire. Son combat contre Josh Hokit à l’UFC Vegas 111 ne sera pas qu’un simple début : ce sera le premier acte d’une carrière qui promet d’être aussi spectaculaire que divertissante. Une chose est sûre – qu’on l’aime ou qu’on le trouve trop excentrique, on ne pourra pas l’ignorer.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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