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Max Cavalera et Alex "Poatan" Pereira : Quand le Metal et le MMA Célébrent les Racines Xavante

Max Cavalera et Alex "Poatan" Pereira : Quand le Metal et le MMA Célébrent les Racines Xavante

Un pont inattendu entre l’octogone et la scène metal : quand Alex "Poatan" Pereira, star montante de l’UFC, adopte *"Itsári"* de Sepultura comme hymne de combat, il réveille bien plus qu’une simple mélodie. Max Cavalera, légende du metal brésilien, y voit un hommage vibrant à leurs racines Xavante communes – et une preuve que la rage créatrice, qu’elle s’exprime par les riffs ou les coups de pied, transcende les générations. Entre l’album *"Chama"* de Soulfly, inspiré du cri de guerre de Pereira, et l’affrontement tant attendu contre Ankalaev à l’**UFC 320**, se dessine une histoire où musique et combat ne font qu’un.

L'essentiel

  1. Alex "Poatan" Pereira fait retentir "Itsári" de Sepultura avant ses combats, un titre en langue Xavante symbolisant l’enracinement culturel et la force guerrière .
  2. Max Cavalera (Sepultura, Soulfly) salue ce choix : "Poatan incarne l’esprit de la jungle, celui du guerrier Xavante" – une connexion qui dépasse la musique.
  3. Le nouvel album de Soulfly, "Chama" ("flamme"), puise son inspiration dans le cri de guerre de Pereira , créant un dialogue artistique entre metal et MMA.
  4. Pour l’ UFC 320 (21 juin), Cavalera espère que Pereira conservera "Itsári" : "Ce morceau porte une énergie tribale irremplaçable".
  5. Parallèle saisissant : alors que Soulfly célèbre les 30 ans de Chaos A.D. en tournée, Pereira affronte Ankalaev pour le titre des mi-lourds – deux expressions d’une même "rage contrôlée" .
  6. Héritage sonore : Sepultura avait déjà intégré des chants Xavante dans "Tribe to a Nation" (1993), prouvant que cette inspiration court depuis trois décennies.

"Itsári" : L’Hymne qui Lie un Champion UFC à ses Racines Perdues

Dans l’univers du MMA, où chaque détail compte pour intimider l’adversaire ou galvaniser le public, le choix d’une musique d’entrée n’est jamais anodin. Quand Alex "Poatan" Pereira, champion brésilien des mi-lourds, a fait retentir *"Itsári"* de Sepultura pour la première fois, il a bien plus que marqué les esprits : il a réveillé une mémoire collective. Ce titre, tiré de l’album *"Roots"* (1996), est écrit en langue Xavante – celle du peuple indigène brésilien dont Pereira est originaire. *"Itsári"* signifie *"racines"*, un mot lourd de sens pour un combattant qui porte fièrement son héritage, jusqu’à son surnom *"Poatan"* (inspiré du film *Le Dernier des Mohicans*).

Pour Max Cavalera, cofondateur de Sepultura et leader de Soulfly, découvrir que Pereira avait adopté ce morceau a été un choc émotionnel. *"C’était comme si le cercle se refermait"*, confie-t-il. *"On avait enregistré 'Itsári' en collaboration avec des membres de la tribu Xavante, sans imaginer qu’un jour, un de leurs descendants le ferait résonner dans l’octogone de l’UFC."* Ce choix musical devient alors un symbole de résistance culturelle : dans un sport dominé par des athlètes du monde entier, Pereira rappelle que les traditions indigènes ont leur place – et leur puissance.


Cavalera va plus loin : *"Poatan n’utilise pas 'Itsári' comme une simple bande-son. Il incarne ce que le morceau représente. Quand il entre dans la cage, c’est comme si les esprits de la forêt combattait avec lui."* Une analyse qui trouve écho dans le style de Pereira, connu pour ses coups de pied dévastateurs et son agressivité calculée – des traits que Cavalera compare à *"la façon dont les guerriers Xavante chassaient, avec précision et sans pitié"*.

"Chama" : Quand Soulfly Allume le Feu avec le Cri de Pereira

Si *"Itsári"* est un hommage du MMA au metal, Soulfly rend la pareille avec son dernier album, *"Chama"* (sorti en 2024). Le titre éponyme, qui signifie *"flamme"* en portugais, est directement inspiré du cri de guerre que Pereira pousse avant ses combats – un hurlement guttural qui électrise les arènes. *"La première fois que je l’ai entendu, j’ai su qu’il fallait en faire une chanson"*, explique Cavalera. *"Ce cri, c’est pur, c’est brut. C’est le son de quelqu’un qui se bat pour bien plus qu’une ceinture."*

Pourtant, malgré cette référence explicite, Cavalera avoue ne jamais avoir échangé avec Pereira. *"Je n’ai pas besoin de lui parler pour savoir qu’on partage la même énergie"*, affirme-t-il. *"'Chama' est une célébration de tout ce qu’il représente : la fierté brésilienne, la combativité, et cette flamme intérieure qui ne s’éteint jamais."* L’album, plus tribal que jamais, intègre même des percussions Xavante et des chœurs en langue indigène – un clin d’œil évident à l’héritage que Pereira porte sur ses épaules.


Ironie du sort : alors que *"Chama"* sortait, Pereira préparait son combat contre Magomed Ankalaev pour l’UFC 320, un affrontement qui pourrait le sacrer champion incontesté des mi-lourds. Cavalera, lui, était en studio, finalisant les morceaux. *"On était comme deux guerriers se préparant pour la bataille, chacun à notre manière"*, s’amuse-t-il. *"Lui avec ses gants, moi avec ma guitare. Mais au fond, c’est la même guerre."*

1993-2024 : Quand Sepultura Prédisait l’Ascension de Pereira

Ce qui semble aujourd’hui une coïncidence presque mystique a en réalité des racines profondes. Dès 1993, Sepultura intégrait des enregistrements de chants Xavante dans *"Tribe to a Nation"*, un morceau de l’album *"Chaos A.D."* – le même que Soulfly célèbre actuellement en tournée pour ses 30 ans. *"On avait compris très tôt que la musique devait être un pont entre les cultures"*, se souvient Cavalera. *"Mais qui aurait cru qu’un jour, un Xavante deviendrait champion de l’UFC en utilisant nos sons ?"*

Pereira lui-même a reconnu cette filiation. Dans une interview accordée à *MMA Fighting*, il a déclaré : *"Quand j’ai entendu 'Itsári' pour la première fois, j’ai pleuré. Parce que c’était ma musique, mon peuple, mon histoire. Et maintenant, c’est aussi mon arme."* Une déclaration qui a profondément touché Cavalera : *"C’est ça, la vraie magie de la musique. Elle peut devenir une armure, une motivation, une raison de se battre."*


Pour l’UFC 320, prévu le 21 juin 2024, la question se pose : Pereira gardera-t-il *"Itsári"* comme musique d’entrée, ou optera-t-il pour *"Chama"* en hommage à Cavalera ? Le musicien, lui, a une préférence claire. *"'Itsári' est parfait pour lui. 'Chama', c’est notre façon à nous de lui rendre hommage. Mais au fond, peu importe : le feu est déjà en lui."* Une métaphore qui résume à elle seule cette histoire : deux artistes, deux générations, une même flamme.

Tournée "Chaos A.D." vs. UFC 320 : Deux Arènes, Une Même Rage

Alors que Soulfly s’apprête à entamer une tournée américaine pour célébrer les 30 ans de *"Chaos A.D."*, Max Cavalera aura un œil rivé sur un autre événement : le combat Pereira vs. Ankalaev. *"On sera sur scène à jouer 'Refuse/Resist' le soir même de son fight"*, révèle-t-il. *"Je vais probablement regarder le combat en coulisses entre deux morceaux. Deux spectacles, deux formes de violence maîtrisée."*

Cette double performance n’est pas un hasard. *"Chaos A.D."* était un album révolutionnaire, mêlant metal extrême et influences tribales – tout comme Pereira révolutionne le MMA en y injectant une dimension culturelle. *"À l’époque, on nous disait qu’on était trop brutaux. Aujourd’hui, on dit la même chose de Poatan"*, compare Cavalera. *"Mais c’est cette brutalité-là qui change les choses. Dans la musique comme dans le sport."*


Le musicien voit même dans ce parallèle une forme de destin. *"Sepultura a ouvert la voie à une nouvelle façon de faire du metal. Pereira fait la même chose dans l’UFC. Et si un jour il devient champion incontesté, ce sera aussi une victoire pour tous ceux qui croient que les racines donnent de la force."* Une philosophie que Cavalera résume en une phrase, devenue presque un mantra : *"Que la flamme continue."*

Pour Pereira, le message est clair. Que ce soit à travers *"Itsári"*, *"Chama"*, ou ses performances dans l’octogone, il incarne quelque chose de plus grand que lui : la preuve que la culture indigène, souvent ignorée, peut inspirer les plus grandes arènes du monde. Et Cavalera, de son côté, continue de souffler sur les braises – pour que le feu ne s’éteigne jamais.

Derrière le Cri : Le Silence qui Unit Deux Légendes

Il y a un détail qui frappe dans cette histoire : Max Cavalera et Alex Pereira ne se sont jamais parlés. Pas un message, pas un appel, pas même une rencontre fortuite. *"On n’a pas besoin de se connaître pour se comprendre"*, explique Cavalera. *"Parfois, les liens les plus forts se créent dans le silence. Comme deux guerriers qui se reconnaissent sans un mot."*

Pereira, de son côté, a toujours gardé une certaine distance respectueuse avec le musicien. *"Je ne veux pas qu’il pense que j’utilise son travail pour me faire mousser"*, a-t-il confié à *ESPN Brasil*. *"'Itsári', c’est un hommage, pas une stratégie."* Une humilité qui a touché Cavalera : *"C’est ça qui prouve qu’il est un vrai. Il pourrait me demander un feat, une collaboration… Mais non. Il prend la musique, il la fait sienne, et il combat. Comme un guerrier Xavante le ferait."*


Pourtant, les fans espèrent une collaboration officielle. *"Chama"* pourrait être le terrain idéal : un duo entre le cri de Pereira et les riffs de Cavalera. *"Pourquoi pas ?"*, sourit le musicien. *"Mais ce serait à lui de faire le premier pas. Parce que dans notre culture, c’est comme ça : le respect passe avant tout."*

En attendant, les deux hommes continuent de tracer leur chemin, chacun dans leur domaine. Mais le 21 juin, quand les lumières de l’octogone s’allumeront et que *"Itsári"* résonnera, quelque part dans les coulisses d’un concert de Soulfly, Max Cavalera lèvera probablement son verre. Pas pour célébrer une victoire, mais pour saluer l’éternel combat des racines contre l’oubli.

Le 21 juin, quand Alex "Poatan" Pereira affrontera Magomed Ankalaev, ce ne sera pas qu’un combat pour le titre des mi-lourds. Ce sera l’aboutissement d’une histoire bien plus grande : celle d’un homme qui a transformé l’héritage de ses ancêtres en une force invincible, et d’un musicien qui, sans le savoir, lui en avait donné la bande-son parfaite. *"Itsári"* ou *"Chama"*, peu importe le morceau qui accompagnera son entrée – l’important, c’est que le message passe : les racines ne meurent jamais. Elles brûlent, elles frappent, elles inspirent. Et ce soir-là, quand le premier coup de pied de Pereira s’abattra, quelque part, une guitare de Soulfly résonnera en écho.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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