Un retour raté pour Malignaggi dans l’arène sans gants
Samedi dernier à Manchester, Paulie Malignaggi a connu un nouveau revers cuisant dans l’univers du bare-knuckle. À 45 ans, le boxeur new-yorkais, autrefois champion du monde WBA/IBF, a été stoppé au second round par Rolando Dy, un vétéran de l’UFC reconverti dans cette discipline impitoyable. Ce KO marque son deuxième échec en trois combats dans ce format où la brutalité et l’endurance priment sur la technique pure.
Malgré une carrière professionnelle de 25 ans en boxe classique, Malignaggi peine à s’adapter à ce nouveau défi. Le bare-knuckle, où chaque coup est ressenti avec une intensité décuplée, révèle les limites physiques d’un athlète qui a dominé les rings pendant des décennies. Son style, autrefois redoutable, semble désormais désarmé face à la puissance et à l’agressivité de ses adversaires.
Un combat dominé par la puissance de Rolando Dy
Dès les premières secondes, Rolando Dy a imposé un rythme implacable. Le Philippin, âgé de 36 ans, a exploité sa puissance naturelle et son expérience en MMA pour prendre le contrôle du combat. Les directs du droit pleuvaient, déstabilisant progressivement Malignaggi, dont les réflexes semblaient moins vifs qu’à l’accoutumée.
Au second round, une série de frappes a envoyé l’Américain dans les cordes. Malgré un sursaut de fierté, Malignaggi, visiblement sonné, a subi un nouvel assaut avant que l’arbitre n’intervienne pour mettre fin au combat. Une défaite qui soulève des questions sur son avenir dans cette discipline, où la jeunesse et la résistance sont des atouts majeurs.
Une carrière en bare-knuckle en dents de scie
Avec ce revers, Malignaggi affiche désormais un bilan mitigé de 1 victoire pour 2 défaites en bare-knuckle. Son unique succès remonte à octobre 2025 contre Tyler Goodjohn, après une cuisante défaite face à Artem Lobov en 2019. À 45 ans, l’ancien champion semble confronté aux limites physiques d’un sport où chaque impact est amplifié par l’absence de gants.
Son style technique, si efficace en boxe classique, peine à rivaliser avec la brutalité pure de ce format. Alors que certains vétérans parviennent à tirer leur épingle du jeu, Malignaggi doit désormais se demander s’il a encore sa place dans cette arène impitoyable.

