Josh Hokit n’est pas un combattant comme les autres. Depuis son arrivée à l’UFC, ce showman au style « wild man » bouscule les codes d’un MMA souvent perçu comme trop aseptisé. Après seulement trois combats sous la bannière de la promotion, il s’impose déjà comme une figure incontournable, grâce à une approche décomplexée et des références assumées au catch.
Inspiré par des légendes comme Chael Sonnen ou les « wild men » des années 80, Hokit assume pleinement son rôle de provocateur. Ses interviews, où il alterne arrogance et autodérision, rappellent les grands heels du catch. Avec son surnom, « The Incredible Hok », et des déclarations chocs, il transforme chaque prise de parole en spectacle. Une stratégie qui dérange certains puristes, mais qui séduit un public en quête d’originalité.
Un style qui divise, mais qui fonctionne
Son approche théâtrale lui a déjà valu des rappels à l’ordre de la part des officiels de l’UFC, soucieux de préserver une image « professionnelle ». Pourtant, force est de constater que sa méthode porte ses fruits. Après sa victoire contre Curtis Blaydes à l’UFC 327 (le 6 mars 2024), Hokit a décroché un combat face à Derrick Lewis pour l’UFC White House, prévu le 14 juin 2024. Une ascension fulgurante pour ce combattant qui, il y a encore un an, était inconnu du grand public.
Son impact médiatique est tel que même Mick Maynard, matchmaker de l’UFC, aurait glissé après son dernier combat : « Tu es désormais le combattant préféré de Donald Trump. » Une anecdote qui en dit long sur son influence, bien au-delà des frontières du MMA.
Le MMA doit rester un spectacle
Pour Hokit, le MMA ne doit pas être une discipline trop rigide, mais un véritable spectacle où les personnalités fortes ont leur place. Il défend l’idée que les athlètes doivent assumer leur rôle de showmen, à l’image des grands noms du catch. Une vision qui tranche avec l’image parfois trop lisse des combattants modernes, obsédés par leur image de « professionnels ».
Malgré les critiques, son audace paie : il séduit un public en quête de divertissement, tout en forçant le respect de ses pairs. Alors que l’UFC tente de canaliser ses excès, une question se pose : et si Hokit était le chaînon manquant entre le MMA et le divertissement grand public ?
Josh Hokit incarne une nouvelle ère pour le MMA, où l’audace et le spectacle priment. Son style « wild man » et ses provocations calculées en font une figure unique, capable de captiver l’attention bien au-delà des octogones. Alors que son combat contre Derrick Lewis approche, une chose est sûre : l’UFC a désormais son propre showman.

