47 secondes pour entrer dans la légende
Le 15 juin 2024, l’**UFC Vegas 111** a vu naître une nouvelle star. **Josh Hokit**, surnommé The Incredible Hok, a besoin de moins d’une minute pour envoyer Max Gimenis au tapis – un uppercut suivi d’une volée de coups au sol, scellant sa **7ᵉ victoire professionnelle sans défaite**, toutes terminées avant la limite. Mais ce qui marque surtout, c’est l’**aura** qui émane de ce combattant de 1,88 m au physique de "papa sympa". Dès son entrée dans l’Octogone, les comparaisons avec **Chael Sonnen** fusent. Non pas pour son style de combat, mais pour son **talent innée à polariser l’attention**.
« Je ne suis pas là pour être aimé, je suis là pour **dominer et divertir** », lance-t-il en conférence de presse, un sourire en coin. Une phrase qui résonne comme un écho des années 2010, quand Sonnen régnait en maître des controverses. Pourtant, Hokit n’est pas un simple copiste. Là où Sonnen misait sur des **attaques personnelles** ciblées, le nouveau venu des lourds joue la carte de l’**auto-dérision** et d’un charisme décomplexé. Son « dad bod » assumé devient une arme marketing : « Regardez-moi, je ressemble à votre voisin, mais je frappe comme un **monstre** ».
"Le méchant est de retour… mais en XXL"
La référence à Chael Sonnen n’est pas un hasard. Dès son interview post-combat, Hokit **revendique** cet héritage : « Sonnen a ouvert la voie. Moi, je l’élargis – avec **20 kilos de plus et deux fois plus de puissance** ». Une déclaration qui fait mouche, d’autant que son style verbal emprunte aux **codes du "heel"** (le "méchant" au catch) : provocations calculées, phrases chocs, mais toujours avec une pointe d’humour qui désamorce les critiques.
Preuve de son intelligence médiatique, il évite soigneusement les **dérives** qui avaient valu à Sonnen des suspensions. Par exemple, quand on lui demande s’il compte imiter les attaques politiques de son idole, il répond : « Je laisse la politique aux politiciens. Moi, je fais du **spectacle**, pas des discours ». Une nuance qui montre une **maturation rapide** dans l’art du trash-talk.
Son appel à **Valter Walker**, spécialiste brésilien des soumissions (15 victoires, dont 4 heel hooks consécutifs), est un autre coup de maître. En ciblant un adversaire **technique** et redouté, Hokit crée instantanément un **narratif** : la brute contre le virtuose. « Il veut jouer avec mes pieds ? Je vais lui montrer ce que ça fait de **danser avec un lourd** », déclare-t-il, mélangeant menace et seconde degré.
Valter Walker : le test ultime pour le "Incredible Hok"?
Le défi est de taille. **Valter Walker**, surnommé The Foot Hunter, est un **cauchemar** pour quiconque néglige le jeu au sol. Ses 4 dernières victoires ? Toutes par **heel hook**, une soumission redoutable qui a brisé les chevilles de ses adversaires. Face à lui, Hokit devra prouver que sa puissance peut **neutraliser** la technique.
Les bookmakers sont divisés. D’un côté, les statistiques de Walker (15-1, 85% de finitions) impressionnent. De l’autre, Hokit a **démonté** deux Brésiliens en début de carrière, dont un spécialiste de jiu-jitsu, en moins de deux rounds. « Je ne sous-estime pas son grappling, mais je **ris** de ceux qui pensent que je vais me faire soumettre », assure-t-il. Une confiance qui rappelle celle de **Francis Ngannou** avant son titre – un mélange de **détachement** et de certitude.
Ce combat, s’il se concrétise, pourrait devenir **l’affrontement de l’année** dans la catégorie. D’un côté, le **showman** américain, de l’autre, le **technicien** brésilien. Un choc de cultures MMA, mais aussi de **philosophies** : le KO contre la soumission, le spectacle contre l’efficacité pure.
Derrière le personnage : la stratégie d’un finisseur
Ce que beaucoup ignorent, c’est que Hokit est bien plus qu’un **clown provocateur**. Son équipe, basée à **San Diego**, travaille depuis 2022 sur un **plan de carrière** méticuleux. Ses 7 victoires ? Toutes contre des adversaires choisis pour mettre en valeur ses points forts : **puissance**, résistance, et une **explosivité** qui surprend pour son gabarit.
« On savait qu’il fallait un **personnage** pour percer à l’UFC aujourd’hui », confie son coach, Mike Dolce (connu pour son travail avec **Ronda Rousey** et **Vitor Belfort**). « Josh a ce **charisme naturel**, mais on a affiné son discours pour qu’il **résonne** avec les fans sans aliéner les sponsors ». Résultat : malgré ses déclarations, Hokit a déjà signé avec **Venum** et **Monster Energy**, preuve que son image **dérange sans repousser**.
Son prochain combat, qu’il soit contre Walker ou un autre top 15, sera **déterminant**. Car si son entrée à l’UFC a été **parfaite**, le vrai test commence maintenant : **tenir la distance** contre l’élite. Et ça, même Chael Sonnen n’y est pas toujours parvenu.
L’UFC a-t-il trouvé son nouveau "bad guy" ?
À l’ère des **influenceurs-combattants** (comme **Sean O’Malley** ou **Israel Adesanya**), Hokit apporte une touche **rétro** mais rafraîchissante. Il n’a pas de **millions de followers** sur TikTok, ni de style ultra-technique. Juste une **présence** qui rappelle que le MMA, avant tout, est un **sport-spectacle**.
Dana White, le président de l’UFC, a d’ailleurs réagi positivement : « Ce gars a **du potentiel**. Il sait se vendre, et en plus, il **gagne**. C’est exactement ce qu’on cherche ». Une approbation rare pour un débutant, qui montre que Hokit a déjà **compris les codes** de la machine UFC.
Reste à voir s’il pourra **maintenir ce rythme**. Car entre les **blessures**, les défaites possibles, et la pression médiatique, le chemin est semé d’embûches. Mais une chose est sûre : avec lui, **l’ennui n’est pas au programme**.

